Convergence de points de vue

16-09 at 9:42 (Arabisme, Futilités divertissantes) (, , )

Publicités

105 commentaires

  1. vhp said,

    Dites nous en plus, La Voix, qu’est-ce qui vous fait croire en la Syrie ? Parce que c’est un pays qui n’aurait pas été atteint par la décadence occidentale ? Mais alors, pourquoi la Syrie plutôt qu’une autre ? Ou tout simplement pour des raisons sentimentales (et donc qui ne me regardent pas) ?

    Bien respectueusement,
    Vhp

  2. La voix dans le desert said,

    C’est sur qu’il y a des raisons sentimentales, mais par dessus tout, je crois que l’Orient n’a pas dit son dernier mot. Non pas que la decadence occidentale n’ait pas penetre jusqu’au plus profond des foyers syriens, mais au moins il y a encore des hommes la bas. Je les cherche desesperement en occident.

  3. Spendius said,

    Et l’Espagne alors?

  4. La voix dans le desert said,

    L’Espagne c’est clair que pour moi c’est le pays le plus civilise d’Europe, au passe prestigieux. Le paradoxe espagnol, c’est que c’est le pays a la fois le plus orientalise d’Europe, et le plus romain.
    C’est sur que lorsque l’on passe les Pyrenees, on a l’impression de grimper deux trois niveaux au dessus de la barbarie nord occidentale. Il reste des traces de ce qu’etait la Grande Espagne encore aujourd’hui. Mais evidemment, je ne sait pas ce que sera ce pays dans trente ans. Je crois plus en l’Orient.

  5. Spendius said,

    Je ne pense pas que ça s’applique au Portugal…vous restez mystérieux sur ce qui change réellement en Espagne, par apport au reste de l’Europe.

  6. Sébastien said,

    La Voix n’est pas objective. L’Espagne file un mauvais coton ces derniers temps, surtout depuis que le sinistre Zapatero est au pouvoir. Il semble que depuis la fin de la dictature franquiste ce pays surpasse tous les autres en horreurs modernes. Il est désormais à la pointe du progrès. Paradoxalement, la réaction viendra peut-être de là.

    Quant au Portugal, il n’est guère mieux loti. Notre-Dame de Fatima, priez pour nous.

  7. La voix dans le desert said,

    Ravi de vous revoir en ces lieux, Sebastien.

    Vous mettez le doigt sur ce qui est plaisant en Espagne : tout y est fait avec passion. C’est sur que la decadence est forte en Espagne, mais il reste ce bon caractere espagnol meme aujourd’hui.

  8. Spendius said,

    Vous devriez voir Fatima maintenant, Sébastien…

    http://www.flickr.com/photos/pmflopes/2163801753/

    (Cruz alta da Igreja da Santíssima Trindade)

  9. Sébastien said,

    Une croix moderne, protestante, sans le corps du Christ fixé à ses branches… sans doute l’oeuvre d’un artiste contemporain. C’est bien triste.

    Mais bon, Lourdes aussi laisse un goût un peu amer, notamment la basilique saint Pie X. Une prouesse architecturale, paraît-il, mais entièrement en béton, sous la surface du sol, on se croirait dans un parking souterrain. Pas vraiment le mieux pour célébrer la messe :

    Sans compter toutes les langues qu’on parle dans la cité mariale, c’est Babel véritablement. Beaucoup moins de Français que d’étrangers en réalité. On mesure à quel point le catholicisme est une religion internationale. J’imagine qu’il doit en être de même à Fatima. Moi qui aime bien entendre parler français, je suis gâté.

  10. 5YL said,

    Beau pays! Magnifique! J’invite d’ailleurs nos amis français à s’y rendre massivement, sans plus attendre! Les filles sont belles, le pouvoir en place agréable et le change avantageux!

  11. Spendius said,

    Lequel?

    La nouvelle église à Fatima (Igreja da Santíssima Trindade), c’est aussi de style protestant. Je m’y connais pas trop, vous me direz hein, mais j’imagine que ça:

    N’a rien à voir avec ça:

    Les deux sont à l’opposée l’un de l’autre. Comme deux mondes qui se regardent, le catholicisme ancien et le futur…

  12. 5YL said,

    le catholicisme ancien et le futur…Ne vous en faites pas l’ami. Tout cela va très bien finir! ;) C’est promis! On s’en chargera! ;)

  13. diego said,

    J’étais à Lourdes pour la venue de Benoit XVI et ce fut l’un des plus grands jours de ma vie. Pour la première fois j’ai vu mon peuple debout. Ca n’était pas Babel, c’était les effluves de l’une des dernières cités catholiques d’Europe Occidentale à l’opposé de tous les clichés que j’avais toujours entendu sur la cité mariale. Des gens de tous pays mais les Français en majorité; des jeunes partout, dynamiques mais sains. L’air pur, une sorte de bonhomie ambiante et nulle trace de ce mal français qui fait que le climat public entre « nous » est toujours empesé – comme si le diable nous avait divisé, comme si chaque mot prononcé de travers pouvait vous excommunier. Ce mal qui nous pousse presque tous à regarder nos chaussures et à raser les murs, à fuir toute communauté. Nulle trace de ça à Lourdes, chacun tourné vers Dieu, buvant les paroles du chef de son Eglise. Le clou ce fut la communion: j’étais à l’extérieur de la prairie des sanctuaires derrière un grillage; de jeunes prêtres nous ont vu et alors il y eut environ 200 personnes recevant le Christ dans la bouche à travers les grilles. Scène surréaliste dont je me souviendrai toujours sur mon lit de mort. Ce que j’ai vécu à Lourdes m’a littéralement habité pendant une semaine, les chants merveilleux des cantiques par exemple résonnant en permanence en moi. L’espoir existe, il y a un futur et un destin pour les Catholiques français. Plus le temps va passer, moins il y aura de « catholicismes d’avant et d’après » s’affrontant mais un catholicisme éternel et minoritaire qui s’acharnera à survivre et se bonifiera dans l’épreuve.

    L’Espagne: pays coupé en deux un peu comme la France d’avant 1914. Les modernes ont largement le pouvoir mais il existe une frange réfractaire, non sans panache et ressources, qui incarne aussi une partie de l’avenir. Alors qu’en France le seul destin à moyen terme est celui de petite minorité, je reconnais qu’en Espagne le destin peut encore être autre.

    Je suis étonné de ne pas voir citée l’Italie dans les pays d’avenir dans ce coin ci du monde. C’est à ma connaissance le tout premier pays occidental, en dehors des USA qui restaient jusqu’alors un OVNI en la mantière, où l’on assiste à une légère remontée de la pratique chrétienne depuis quelques années (qui comme par hasard va de pair avec une nette baisse des avortements). Si cela se poursuit par une montée des vocations sacerdotales et une hausse marquée de la fécondité, alors ce pays sera peut-être au début d’une forme de renaissance.

    Je ne connais pas la Syrie mais ce que je sais pour connaitre très très bien l’Afrique du Nord et un peu l’Orient, c’est que c’est un pays gangréné au plus profond par l’islam. Maladie largement aussi terrible, contrairement à ce que croit la voix, que le modernisme relativiste – et qui paradoxalement présente avec celle-ci bien plus d’accointances que l’on n’imagine. J’ai passé pour des raisons professionnelles beaucoup de temps en Libye ces 3 dernières années et au fond, derrière l’hospitalité remarquable et une certaine simplicité fraternelle des hommes entre eux, je reste atterré de la société que j’ai vue, de sa bêtise, de son ignorance et de sa brutalité limite cruelle. Je suis en outre persuadé que la modernisation du monde musulman est bien plus rapide que ne le fut celle de la Chrétienté.

    Qu’il y ait des valeurs « orientales » qui puissent régénérer notre monde mourrant et qu’elles se trouvent nombreuses en Espagne, oui. Mais il faut impérativement qu’elles soient expurgées de l’islam parce que celui-ci tout en prétendant le contraire, impose une brisure du lien de l’âme avec Dieu d’une façon terrible et difficilement remédiable par la suite.

  14. vhp said,

    ->Je suis étonné de ne pas voir citée l’Italie dans les pays d’avenir dans ce coin ci du monde. C’est à ma connaissance le tout premier pays occidental, en dehors des USA qui restaient jusqu’alors un OVNI en la mantière, où l’on assiste à une légère remontée de la pratique chrétienne depuis quelques années

    Je serais curieux de voir vos sources. Non que je ne vous crois pas, mais parce que j’ai déja lu ça quelque part. Je ne sais plus où, et je me demandais si j’avais rêvé.

  15. diego said,

    Il y a eu récemment une passionante étude sur le regain chrétien en Italie dans le bi-mensuel catholique français L’Homme Nouveau; ce devait être un numéro du printemps dernier. Il y avait un dossier fourni avec étude des conséquences sociales que l’on voit déjà poindre, en fer de lance le recul net de l’avortement et sa débanalisation dans la société en particulier chez les professionels de santé qui massivement (près de 80%) utilisent la possibilité de retrait face à cette pratique. Je fais de cet indicateur (peut-être à tort) l’indice le plus sûr des prémisses d’une potentielle renaissance chrétienne. Plus largement, y était aussi mentionnée un regain général de la « pratique » religieuse, bien que ses formes ne soient pas strictement identiques à celles qui prévalaient il y a à peine 50 ans. Je me souviens avoir aussi lu des analyses comparables dans d’autres organes de presse, genre française mainstream je crois.

  16. La voix dans le desert said,

    5YL,
    Tout le contraire. Les femmes sont emprisonnees sous d’epaisses burkas des qu’elles ont 3 ans (C’est Marianne qui le dit), et le peuple est sous le joug d’un dictateur sanguinaire depuis 40 ans (si c’est vrai,c’est le Monde qui l’a dit). De plus,
    la Syrie est un pays affreux. Hors de l’Occident… non rien, je ne vois rien.

  17. al_7akawati said,

    Bonjour
    Tout d’abord je m’excuse d’entrer sans knock-knock. Je me suis trouvée dans ce page par hasard en sautant d’un lien en autre. Et comme cet article concerne mon pays il m’a fallu d’arrêter pour un moment. Je n’avais rien trouvé à lire que les commentaires et je n’ai rien compris car vous et vos amis les blogueurs vous avez déjà une philosophie certaine et une destination précise, pour comprendre il faut lire tout le blog et ça sera impossible pour moi car c’est hors mon domaine. Donc je préfère de parler de ce que j’ai lu ici. Surtout pour le dernier commentaire fait par vous concernant le burkas et Dracula et le pays affraux qui abrite tous. Je ne comprends pas si c’est l’humour dépendant du paradoxe entre les photos et le dernier commentaire, ou c’est un vrai sentiment. Je ne suis pas de tout douée en français ni à la compréhension de la mentalité française sinon à la française. Bon, en Syrie il n’y a pas de burkas, ça n’existe pas dans les traditions du Levant ni le vocabulaire ni l’utilisation. Il n’y a pas de voile avant l’âge de 11-12 pour ceux qui se considère pratiquants. Concernant Dracula, je n’ai rien à dire, car c’est une opinion personnelle, mais quant à la Syrie le pays affreux, je suis navrée de dire que vous exagérez si non vous bluffez. Participer à la diffusion des infos erronées est vraiment une action …….. je ne trouve pas le terme exact en français, cherchez le en arabe
    عمل وضيع
    je sais que je n’ai pas le droite d’attaquer votre pensée surtout au niveau politique et religieux, et je n’aime pas argumenter tous ce qui est dit contre mon pays, mais quand c’est de mensonge je suis obligée.

  18. La voix dans le desert said,

    Al akawati,
    Ne vous excusez surtout pas, vous etes bienvenue.
    Et rassurez vous, je ne critique pas la Syrie. Mon message etait une suite ironique a l’adresse d’un lecteur, une facon de defendre votre pays, contre la calomnie et la betise. Autant vous preciser aussi, puisque vous semblez ne pas l’apprecier, que je soutiens Bachar Al Assad.

    Diego,
    C’est dommage que les chretiens aient pris l’habitude de considerer ces doctrines comme une religion a part entiere, alors que pour saint Jean Damascene il est evident qu’il s’agit d’une heresie chretienne. L’islam fait penser au protestantisme sous bien des aspects.
    Ce que j’admire en Espagne, c’est la civilisation chretienne bien sur. Les francais repetent a l’envie que la France est nee dans le christianisme, ce qui n’est pas faux, mais combien plus les espagnols devraient ils l’affirmer pour leur compte ! La societe toute entiere en Espagne, s’est soudee par le catholicisme. Qu’est ce qui fait que le rabbin de Burgos devient espagnol ? Sa conversion au christianisme. Plus que n’importe quel pays d’Europe, la religion catholique a ete le ciment de la societe, et je ne parle meme pas de l’appareil politique qui se fonde sur l' »Eternelle Croisade » que fut la Reconquista. Quand je dis que l’Espagne est le pays le plus oriental d’Europe, vous pouvez donc le concevoir selon la remarque de Nietzsche qui dit que la religion orientalise l’Europe.
    Qu’il soit bien clair que -plus encore que la moyenne des reactionnaires qui n’ont que haine pour l’islam- je ne suis pas dupe de la pretendue civilisation islamique que les medias essayent de nous fourguer. Qui connait le Moyen Orient (Entendez Palestine Syrie Liban) sait tres bien que l’essentiel de la civilisation arabe (celle qui s’etendit de l’Iran a l’Espagne sous les Ommeyades et les Abassides) tient des civilisations qui preexistaient aux invasions des arabes mahometans et barbares. Enfin je ne vais pas vous faire un panegerique de l’histoire de la Syrie-Palestine, mais sachez que l’essentiel des apports de l’islam doivent a la Syrie, de l’architecture a la doctrine (Sans les chretiens de Syrie, l’islam n’aurait jamais connu la sagesse grecque, et il n’est pas impossible que le Coran ait ete compose par un gnostique syrien).

    En fait mon message ne vous repond pas vraiment. Mais je n’ai toujours pas digere les accusations dont j’ai fait l’objet chez Ilys. Parce que j’ai une categorie arabisme sur mon blog, parce que j’ai des photos de Bachar Al Assad dans cette categorie et parce que je disais que l’Espagne etait mon pays prefere d’Europe parce qu’il etait le plus oriental, je me suis vu etiquetter en un quart de seconde. Ni une ni deux : les arabes sont des musulmans, l’Orient c’est l’Islam, donc La voix dans le desert est un dangereux suppot de l’islamisme en France. Si au moins ce commentaire peut suffir a dissiper certains malentendus, c’est deja ca de pris.

  19. al_7akawati said,

    je vous remercie pour la réponse. et je vous dois une excuse pour la malcompréhension de l’ironie que j’ai souligné déjà. En fait, au début je croyais que ça soit ironique mais les réponses successives m’ont fait perdue. donc selon le principe syrien  » prudence » on attaque les malheures avant qu’ils arrivent ;)

  20. Spendius said,

    « je ne suis pas dupe de la pretendue civilisation islamique que les medias essayent de nous fourguer. »

    Finalement, vous êtes un réac classique.

  21. La voix dans le desert said,

    Al akawati,
    Excellent principe. Je note.

    Spendius,
    Qu’y puis-je ? C’est la verite. Desole de decevoir. Ah, une chose qui me demarque de mes concurrents reacs, c’est peut etre la facon d’aborder l’islam. J’ai deja du vous le dire, que je deplore que l’islam soit considere comme une ideologie et mom pas comme une religion. Dans le discours reac le plus classique, on ne considere le musulman que comme un guerrier fanatise, et l’islam comme un programme politique. Je ne dis pas que cela soit faux, mais c’est passer a cote de l’essentiel que d’aborder les choses sous cet angle la.
    Avant tout, l’islam est une religion (une heresie chretienne), et ensuite une ideologie politique. C’est donc la verite et la vie chretienne, et non pas telle manoeuvre politique ou telle prise de conscience ou que sais-je encore, qui nous delivrera de l’islam.

  22. Spendius said,

    Oh, vous me décevez pas. J’aime les réacs classiques. Les autres, ce sont ceux-là les malades. Les Soral, Nabe, ou même le Lapin, eux, ils sont cons.

    Mais vous n’êtes pas « exactement » classique. Vous êtes un traditionaliste, les réacs « ilysiens » sont des conservateurs, voir paléoconservateurs. Vous êtes De Maistre, ils sont Burke.

  23. La voix dans le desert said,

    Effectivement, mon conservatisme est celui d’un catholique, rien de plus. Ceci dit, je refuse de me voir assimile a de Maistre. Cet auteur est grand, mais il manque de philosophie et de theologie. Comme maitre a penser, il y a mieux, bien mieux. Donoso-Cortes, par exemple.

  24. Lapinos said,

    Le problème c’est qu’autant la doctrine de Marx est cohérente, autant « réac » ne veut pas dire grand-chose. Par exemple j’ai de la sympathie en tant que communiste pour un « réac » catholique comme Evelyn Waugh qui a fustigé très tôt le cynisme de la politique britannique. Tandis qu’un « réac » comme Maurras ne m’intéresse pas beaucoup.

    Le plus grand « réac », en tout cas celui que Marx préfère et qui relie le communisme au catholicisme, c’est Balzac.

    (Drôle d’idée de faire de l’Espagne le paroxysme de l’Occident ; j’ai séjourné à Madrid : j’y ai vu au contraire un mélange des Mille et une nuits et d’Österreich. Difficile de juger de la côte Ouest, complètement envahie par les touristes allemands.)

  25. La voix dans le desert said,

    « Mes opinions et les vôtres sont à peu près de tout point identiques. Ni vous ni moi n’avons aucune espérance. Dieu a fait la chair pour la pourriture, et le couteau pour la chair pourrie. Nous touchons de la main à la plus grande catastrophe de l’histoire. Pour le moment, ce que je vois de plus clair, c’est la barbarie de l’Europe et sa dépopulation avant peu. La terre par où a passé la civilisation philosophique, sera maudite; elle sera la terre de la corruption et du sang. Ensuite viendra… ce qui doit venir.
    Jamais je n’ai eu ni foi ni confiance dans l’action politique des bons catholiques. Tous leurs efforts pour réformer la société par le moyen des institutions publiques, c’est-à-dire par le moyen des assemblées et des gouvernements, seront perpétuellement inutiles.
    Les sociétés ne sont pas ce qu’elles sont à cause des gouvernements et des assemblées : les assemblées et les gouvernements sont ce qu’ils sont à cause des sociétés. Il serait nécessaire par conséquent de suivre un système contraire : il serait nécessaire de changer la société, et ensuite de se servir de celle même société pour produire un changement analogue dans ses institutions.
    Il est tard pour cela comme pour tout. Désormais la seule chose qui reste, c’est de sauver les âmes en les nourrissant, pour le jour de la tribulation, du pain des forts. »

    Juan Donoso-Cortes.

  26. Lapinos said,

    « Les sociétés ne sont pas ce qu’elles sont à cause des gouvernements et des assemblées : les assemblées et les gouvernements sont ce qu’ils sont à cause des sociétés. »
    Cet extrait, Marx ou Balzac auraient pu le contresigner. Sur ce point précis Marx a abattu la philosophie du droit de Hegel. En démontrant qu’elle n’a pas de clef de voûte.

    Ce que votre Donoso-Cortès n’a pas l’air de piger, c’est que ce sont les protestants ou les jansénistes qui pensent le contraire et pas du tout les catholiques ni les penseurs positivistes du XVIIIe siècle.

    Le fétichisme du droit, le fétichisme de la constitution qui sont au coeur de la laïcité (cf. le constitutionnalisme des Yankis ou le Reich pour mille ans des nazis, la constitution sacrée de Michel Debré, le blabla juridique de Giscard-d’Estaing, etc.), ce fétichisme vient du protestantisme et pas du tout du positivisme catholique. La « magistrature suprême », cette expression est quasiment blasphématoire pour un catholique. Et l’exégèse laïque qui établit un parallèle entre César et Dieu est scandaleuse du point de vue catholique ! J’ai même pu lire une fois dans une gazette démocrate-chrétienne capitaliste justement nommée « Valeurs actuelles » que Jésus recommandait de payer l’impôt à César !!!

    Le dangereux crétin dominicain Philippe Verdin, qui fait office de conseiller spirituel de Sarkozy, a même été rappelé à l’ordre par Jacques Julliard, pourtant féru de gadgets juridiques, celui-ci devant rappeler à ce satané dominicain que le christianisme n’était pas de nature théocratique.

    Votre Donoso-Cortès n’a pas compris que ce sont précisément ceux qui sont sans espoir qui sont tentés de remettre leur destin entre les mains de l’Etat. La théocratie protestante, laïque ou démocrate-chrétienne et la MELANCOLIE sont étroitement liées. Simone Weil a démontré que l’athéisme laïc vient de là, du culte rendu à la puissance militaire et administrative de l’Etat. Et Dante envoie se geler au fin fond de l’Enfer les adeptes du « césarisme », qui n’est autre que le nom ancien pour « laïcité ».

  27. Ankuetas said,

    Sans rire, la prochaine fois vous citez PAS Donoso Cortès, La Voix.

  28. Lapinos said,

    Un autre exemple plus clair que celui d’Hitler, vu l’usage que la propagande capitaliste fait d’Hitler : le culte de Napoléon-le-sanglant, partagé par beaucoup de laïcs français – la francophobie des Espagnols est sur ce point plus que justifiée.

    Eh bien ce culte immonde ne peut pas être le fait d’un catholique. Il est également contraire à l’esprit progressiste des Lumières et ne peut s’expliquer que par la pénétration en France au cours du XIXe siècle de la philosophie de Hegel.

  29. La voix dans le desert said,

    J’ai dit que l’Espagne etait a mon avis, ce qui s’est fait de mieux en Occident. Ca ne veut pas dire que je considere ce pays comme un paroxysme « occidental ». ll faut absolument que les occidentaux se mettent deux choses dans le crane : 1- Les civilisations occidentales ne sont pas universelles 2- La civilisation n’est pas un phenomene occidental. Je ne cherche pas comme Nietzsche, un esprit occidental pur qui n’existe que dans l’imagination des reveurs du Nord. L’Espagne, je la prends telle qu’elle est, et en la comparant a ses voisins, je la place au dessus de ces derniers. Rien de plus rien de moins.
    Vous exagerez beaucoup quand vous parlez de mille et une nuits et d’Autriche a Madrid, mais il y a du vrai. Madrid est une ville qui merite que l’on se deplace pour elle, mais l’Espagne que j’aime, c’est celle de l’Est et du Sud (je ne connais pas la Galice ni les Asturies, ni le Portugal), de la Catalogne a l’Estremadure.

    D’accord avec vous que le mot reac ne veut rien dire. C’est meme pour cela que je saute su l’occasion pour citer Cortes, histoire de me donner un referent. Comme vous vous situez derriere Marx, je me situe derriere Cortes. Ca ne veut pas dire que je le suis a la lettre en tous points, mais si vous confrontez sa pensee et celle de de Maistre sur un point precis, il y a de tres grandes chances que je prefere l’opinion de Cortes a celle de Maistre.

    Concernant Cortes, donc. Pour lui, on avance a grands pas vers l’apocalypse. Tous les espoirs de redressements politiques sont vains, parce que la foi et la saintete disparaissent progressivement. Il n’y a aucune melancolie la dedans. Cela ne dispense pas l’action, mais ces considerations lui donnent un autre cadre, plus mystique que politique au premier degre.

    Quand vous laissez entendre que le christianisme n’est pas de nature theocratique, doit on entendre que l’etat doit etre laic ?
    D’un autre cote, le Christ n’a pas denie a Cesar le pouvoir. Rendez a Cesar ce qui est a lui, et a Dieu ce qui est a Dieu (sachant que Cesar aussi doit rendre a Dieu). Mais le cesarisme est antichretien, entendons par la celui du roi Louis XIV et l’exemple de Napoleon est tres bien aussi. Je me permets de vous signaler au passage, que le modele du prince de Machiavel est le parfait representant de l’ecole cesariste.

  30. La voix dans le desert said,

    Spendius,

    Ne boudez pas votre plaisir.

  31. vhp said,

    @ Diego : merci pour vos sources.

    @ l’aimable hôte de ces lieux : puis-je dire, sans trahir votre pensée, que l’arrivée de l’islam en France est un châtiment divin ? Ce châtiment (la domination d’une fausse religion) étant toujours arrivé à Israël dans l’Ancien testament et aux nations chrétiennes qui se sont détournés de Dieu ?

    J’en profite pour vous redire à quel point c’est toujours un plaisir de lire vos analyses.

  32. La voix dans le desert said,

    Vhp,

    Saint Jean Damascene considerait l’islam comme un fleau de Dieu, et son expansion en Syrie-Palestine et Chaldee comme un chatiment contre les chretientes souvent heretiques. Vous ne trahissez pas ma pensee, bien au contraire. Nos nations sont pecheresses, et doivent etre chatiees. C’est une evidence chretienne. Inutile de se lamenter donc, face a l’expansion de l’islam, parce que nous sommes les fautifs. L’heure est venue de se tourner vers Dieu, et de le prier, pour eux et nous. Autre consequence, il est impossible d’imaginer le salut a court terme. Qu’est ce qui pourrait nous eviter le fleau, sinon une conversion soudaine de nos societes ? Donoso Cortes ne pensait pas, au 19 eme siecle, qu’elle se produirait, et quant a moi au 21 eme siecle, je suis encore de son avis. Le probleme est religieux, pas politique, c’est donc absurde de prevoir une issue possible par la politique. Seule la Verite nous rendra libre.

    Merci de vos compliments. C’est un plaisir de vous avoir comme lecteur. Revenez souvent.

  33. Sébastien said,

    Puisqu’on parle de châtiment, le pape a évoqué ce thème, dimanche dernier, dans son homélie sur la parabole des vignerons homicides. Il a dit que face à la froideur de ses fils rebelles, Dieu a recours à la punition pour les amener à la conversion et à la pénitence. Mais après le châtiment, vient la consolation. Relire Isaïe, notamment ce passage :

    « Ceci te servira de signe : on mangera cette année du grain tombé et l’an prochain du grain de jachère, mais, le troisième an, semez et moissonnez, plantez des vignes et mangez de leur fruit. Le reste survivant de la maison de Juda produira de nouvelles racines en bas et des fruits en haut. Car de Jérusalem sortira un reste et des survivants du mont Sion. L’amour jaloux de Yahvé Sabaot fera cela. » (37, 30-32)

    Rien n’est perdu.

  34. Ankuetas said,

    Faut toujours se faire punir avec vous les gars, pas étonnant qu’on finisse par plus trop vous aimer!

  35. vhp said,

    Tiens, pour rebondir sur le sujet, je trouve cette proposition de Luther comdamnée par Léon X dans Exurge Domine (la traduction est de votre serviteur) :

    34. Faire la guerre aux Turcs équivaut à résister à Dieu qui les utilise pour nous punir de nos iniquités.

  36. vhp said,

    Il faut lire « Exsurge Domine » bien sur…

  37. Spendius said,

    [Spendius au lieu d’Ankuetas hein – vraiment moche, comme pseudo.]

  38. Lapinos said,

    Bossuet aussi a prédit le retour de l’islam. La religion laïque est bien une forme d’islam, en plus fanatique, et disposant d’un pouvoir de coercition comme l’islam n’en possède plus depuis longtemps. L’islamiste modéré Saddam Hussein a été ratatiné en quelques jours.
    Ce qui se joue aujourd’hui politiquement n’a pas grand-chose à voir avec l’islam au sens ancien du terme. La rivalité est entre l’Occident laïc et la Russie mi-communiste/mi-orthodoxe.
    Je rappelle pour les ignares manipulés par des types comme BHL que l’Allemagne est l’alliée de la Turquie (d’où les politesses du pape vis-à-vis des Turcs), la France essaie de restaurer ses relations avec le Maghreb, et les Etats-Unis sont alliés des régimes islamistes les plus arriérés du monde, le Koweit et l’Arabie saoudite, et pas seulement de l’Egypte.
    Quant à l’Espagne, si elle a failli être le pays le plus moderne d’Europe, elle a laissé passer sa chance. Ce n’est pas parce que Nitche la ridiculise par sa monumentale connerie, que l’idée occidentale de progrès ne vaut rien (personne ne nie qu’il y a eu une civilisation égyptienne, ça n’est pas le sujet). Vous continuez de confondre Nitche et Voltaire qui n’ont, quoi que celui-là pense, pas grand-chose de commun.

    Etant donné que la religion laïque est marquée par le « byzantinisme », pour employer un terme plus général que l' »islam » (chicanerie judiciaire, prééminence de l’algèbre et de la comptabilité, théocratisme affiché, même si c’est un relativisme proche de celui que l’Empire romain décadent a connu). Je répète que la revue pro-américaine « Les Temps modernes » applaudit la théologie de Benoît XVI précisément parce qu’elle est archaïque et antipositiviste.

    Etant donné que le communisme est la quintessence de l’esprit moderne occidental et que la Russie a plus ou moins compris le communisme, il s’est produit comme une sorte d’inversion des pôles.
    En penchant du côté yanki comme Sarkozy, Benoît XVI commet une grossière erreur d’appréciation. A peu près la même qu’Hitler dont l’erreur politique majeure a été de penser que les Britanniques, qui avaient manifesté des signes de sympathie envers lui, se rallieraient.
    Je vous fais observer que les catholiques Français qui soutiennent Benoît XVI (comme Sarkozy) ont à peu près tous des intérêts dans le camp yanki. Ce ne sont pas les intérêts du christianisme qu’ils défendent, mais leurs propres intérêts.

    Par ailleurs je répète que contrairement aux interprétations qu’on peut lire dans le « Figaro » ou « Valeurs actuelles », les gazettes démocrates-chrétiennes, la réponse fameuse de Jésus aux Pharisiens qui tentent de le piéger est une condamnation sans appel du césarisme. Au regard de ces paroles, des hommes politiques comme Bayrou, Chirac naguère ou Sarkozy actuellement, qui prétend régir au nom de l’Etat le rapport des citoyens à la religion, ces hommes politiques sont de purs blasphémateurs. C’est parce qu’il prône la destruction de l’Etat laïc totalitaire que Marx est extrêmement moderne. « Le devoir de voter est un devoir chrétien » dit au contraire le cardinal Barbarin : voilà le produit de Hobbes.
    Que le christianisme aille vers l’apocalypse, nul ne peut le contester, et chaque chrétien est même censé y oeuvrer.

  39. MT said,

    Mais si, c’est très bien comme pays. Un pays moderne, résolument ouvert vers l’extérieur. Je crois pouvoir affirmer qu’à l’instar des Canaris, les Syrie représente l’avenir de l’humanité!

  40. La voix dans le desert said,

    Là encore Major, vous vous trompez. L’avenir de l’humanité, ce sont les States, bien sûr. Je vous conseille de ne jamais mettre les pieds en Syrie où vous vous feriez assasiner à coup sûr par un sbire de Bachar ou par un musulman fanatique. Vous feriez mieux d’aller en Amérique. D’ici Noël, vous avez le temps de décrocher un billet d’avion aller simple pour y passer de longues soirées autour du feu dans un désert rude, à parler de liberté économique et de hamburgers bon marché.

  41. Spendius said,

    Voilà la voie de la vérité…La Voix.

    J’espère voir un de vos articles sur Ilys.

  42. La voix dans le desert said,

    Ca aurait de la gueule, hein, un article sur saint Thomas entre deux discussions enflammées sur le libéralisme économique ?

    Je poserai ma candidature chez Ilys quand j’en aurai fini avec ce blog, et je ceserai mes activités ici quand vous aurez ouvert votre propre blog, Spendius.

  43. Spendius said,

    Autant dire jamais, donc.

    Vous vous considérez un de ces « catholiques à babouches », au fait?

  44. La voix dans le desert said,

    Est ce que j’ai l’air d’aimer René Guénon ?
    J’ajoute,concernant le dernier post d’XP, que la tradition catholique et l’ « orthodoxie sunnite » (ne parlons même pas des chiites), renie Guénon, bien sûr. Les choses sont plus compliquées que ça.

  45. Sébastien said,

    XP s’en prend à ce texte (notamment) :

    http://isabelledescharbinieres.hautetfort.com/archive/2008/11/05/pour-en-finir-avec-la-pax-americana.html

    Tout simplement, par ce qu’en raison de sa croyance en la prétendue bonté de la «Loi naturelle» qui serait « inscrite au cœur de l’homme » et des choses, il évacue le fait que l’homme n’est pas libre, mais au contraire prisonnier d’un déterminisme ontologique qui trouve sa source dans le « péché des origines » qui place chaque créature sous la dépendance directe de l’esclavage de passions incontrôlées, esclavage que nous recevons tous en naissant en tant qu’enfants d’Adam.

    Est-ce bien la doctrine catholique ? Pour moi, ça ressemble à du calvinisme. L’Eglise n’a jamais affirmé que l’homme est soumis à un déterminisme, elle a toujours souligné qu’il est libre d’agir, en bien ou en mal. Je ne partage pas le pessimisme de Zacharias. La nature humaine n’est pas mauvaise en soi, puisqu’elle a été créée par Dieu, et tout ce que Dieu crée est bon en lui-même. Le péché originel a perverti une nature qui est bonne en soi mais il ne l’a pas corrompue entièrement. Il me semble que c’est l’enseignement de saint Thomas d’Aquin et par suite celui de l’Eglise.

    Le libéralisme doit être critiqué mais il est préférable que cette critique s’appuie sur une théologie solide. Il y aurait à ce sujet beaucoup de choses à dire. Je vous laisse le soin de le faire car vous êtes plus qualifié que moi.

  46. Lapinos said,

    L’expression de ‘déterminisme ontologique’ permet même de reconnaître un de ces crétins de luthériens heideggériens qui sont mal placés pour donner des leçons à Guénon, quand même moins inepte que Kant ou Heidegger, ou des leçons aux musulmans et à Averroès. Ce dernier a certainement mieux pigé le sens de la physique d’Aristote que cette vieille baderne nazie d’Heidegger qui trouve le moyen de plagier Aristote sans en avoir compris un traître mot.
    Une dialectique, celle d’Aristote, où presque tout est matière/substance, Heidegger trouve le moyen de la traduire en une métaphysique où plus rien n’est matière. Si Guénon ou Corbin sont des ‘chrétiens à babouche’, eh bien il vaut mieux ça que des ‘chrétiens en tongs’ comme Schopenhauer (assez gratiné dans son genre lui aussi) ou Heidegger.

  47. vhp said,

    @La Voix : c’est vrai, ça serait une bonne chose de vous lire plus souvent dans les commentaires d’Ilys. En lisant XP ou les commentaires d’aquinus, on (enfin, jmoi en tout cas) se dit souvent : tiens, qu’en penserait « la voix »…

  48. Spendius said,

    « Est ce que j’ai l’air d’aimer René Guénon ? »

    Qu’est-ce que j’en sais. Je connais pas tous ces cons, moi. Mais je pense que vous en avez parlé, non?

    Quitte à critiquer le libéralisme, vaudrait mieux aller sur Ilys pour lâcher votre bombe.

  49. Lapinos said,

    Guénon a le mérite d’avoir anticipé comme Huxley, et plutôt mieux que ce dernier, le totalitarisme capitaliste. Sur le plan scientifique, le libéralisme est la négation d’Aristote, attaqué frontalement par les penseurs laïcs (A. Koestler par exemple, auteur d’une diatribe contre Aristote qui vaut son pesant de crétinisme), ou encore plus efficacement trahi par le penseur national-socialiste Heidegger ou sa ‘muse’ Jeanne Arendt.

  50. La voix dans le desert said,

    Sébastien,
    C’est l’Eglise qui est le canal principal de la grâce en ce bas monde, qui permet de redresser la nature corrompue de l’homme déchu. C’est donc un grand malheur que la laïcité. La philosophie politique doit prendre en compte l’état dans lequel est plongé l’homme depuis le péché originel, et les moyens que Dieu a laissé à l’homme pour qu’il se sauve.
    Donoso-Cortès place mieux le problème, qui croit au triomphe naturel du mal sur le bien, et au triomphe surnaturel du bien sur le mal.

    Vhp,
    Je vais essayer de me faire plus présent.

    Spendius,
    Heureux que vous ne connaissiez pas Guénon, je suis rassuré de voir que vous n’avez pas pour habitude de perdre votre temps en lectures inutiles. Parlons donc lectures utiles : parlez moi d’Aubry, et je vous parlerai de Camus.

    Lapinos,
    Le travestisement d’Aristote ne date pas d’hier, et vous faites erreur de considérer Averroès. Saint Thomas a prouvé mieux que moi que la doctrine d’Averroès s’écartait et contredisait celle d’Aristote.

  51. Spendius said,

    Pas lecteur de Camus non plus. Je perds pas mon temps en beaucoup de lectures, à vrai dire – je suis pas très cultivé. Je préfère causer.

  52. Lapinos said,

    Votre mépris délibéré de l’histoire fait de vous un ennemi de la Vérité, la Voix.
    Je cite G.-J. Ceausescu, de l’Institut Saint-Serge :
    « Ce qui caractérise l’époque de saint Thomas est ce que l’on a appelé la ‘translatio studiorum’ : le transfert de l’hellénisme, tel qu’il avait été reçu et conservé par le monde musulman, au monde latin.
    Ce mouvement d’acculturation ne fut pas sans conséquence ni sans occasionner un profond ébranlement. Au vrai, ce n’est pas tant que ces nouveaux traités de philosophie, issus du péripatétisme arabe, aient contenu en eux-mêmes des ferments de dissolution ; ce serait plutôt le contraire, et en tous cas l’histoire a montré que l’on pouvait faire parler les textes à souhait. Mais ils renfermaient assez de nouvelle matière pour se heurter au cadre théorique de la théologie que le monde latin avait patiemment réussi à élaborer (…) »

    J’ajoute que cet extrait est conforme aux études médiévales d’Etienne Gilson. En gros, pour résumer et comme je doute de votre capacité à comprendre un texte, même s’il avait été d’accord à 200 % avec Averroès, Thomas d’Aquin n’aurait pas pu l’écrire. Aujourd’hui en revanche où l’Eglise a perdu toute forme d’autorité et se contente d’enregistrer les décrets de la science laïque évolutionniste, il n’y a aucune raison de prendre des pincettes pour dire que Marx est le dernier péripatéticien indispensable.

    Bien sûr à propos de la laïcité vous vous tirez une balle dans le pied car ce régime hypermoral et totalitaire emprunte bien sûr ses principes au judéo-christianisme né en Europe de l’Est du croisement de la foi des marchands bataves ou allemands avec celle des marchands juifs.
    C’est en rejetant complètement ce judéo-christianisme qui abrite les entreprises les plus sataniques que Marx est devenu un disciple d’Aristote et un ennemi farouche de l’Etat laïc totalitaire encensé par Hegel.

    Quelqu’un peut me dire ce que les niaiseries de Camus viennent faire dans une discussion sérieuse ?

  53. La voix dans le desert said,

    Une discussion sérieuse ? Parce que vous vous prenez pour un intermocuteur sérieux ? Je vous dit qu’Averroès s’écarte de la doctrine d’Aristote. C’est une réflexion philosophique, pas historique. Et vous, vous ne me répondez pas, vous croyez me prouver un fait historique que je connais déjà très bien. Je réitère, donc : Averroès s’écarte d’Aristote et saint Thomas lui a donné une bonne leçon, dans la Somme contre les gentils notamment.

    « A propos de la laïcité, vous vous tirez une balle dans le pied ». Non, et même, je ne parle pas de la laïcité.

    Les discussions sur Camus concernent Spendius, pas vous.

  54. Spendius said,

    Pfff. Pas sympa là, La Voix. Vous auriez pu dire « concernent Spendius et moi », et là vous vous metteriez dans le lot, et vous encaisserez les insultes aussi, par solidarité. Là, c’est moi tout seul qui va devoir se recevoir des « démocrate-chrétien, « ionien », « pythagoricien », « antipythagoricien », « feuerbachien », « capitaliste » dans la gueule.

    (je parie que les derniers textes de son blog doivent être bourrés de ces mots – même pas besoin de vérifier)

  55. Lapinos said,

    Vous confondez la nostalgie et l’histoire, la Voix. Dans vos propos sur le judaïsme et sur Thomas d’Aquin désormais. Traiter la question au sens purement philosophique n’a pas beaucoup de sens en ce qui concerne Thomas d’Aquin ; d’autant moins que Thomas d’Aquin se veut moderne et en progrès par rapport à saint Augustin, à l’instar d’Aristote qui se considérait comme en progrès par rapport à Platon, Pythagore, Parménide, etc.

    Vous ne comprenez pas que si Thomas d’Aquin fait usage des traductions d’Averroès, c’est pour combler le retard dangereux que l’Eglise catholique était en train de prendre sur l’islam. Mais qu’il est obligé en revanche par les circonstances de se démarquer d’Averroès pour ne pas être accusé d’hérésie.
    Aujourd’hui, de la part d’un pape qui admet sans barguigner des thèses aussi foireuses et contraires à la science et à l’art catholiques que les thèses de Darwin, Einstein, la métaphysique débile de Kant (qui croit encore aux extraterrestres au XVIIIe siècle !!), faire porter le chapeau à Francis Bacon ou Marx, c’est quand même fort de café.

    La question philosophique, abstraite de son contexte, serait : est-ce qu’Averroès a pigé la science d’Aristote et l’a traduite correctement ? Nul doute qu’on peut corriger Averroès sur certains points comme on pourrait corriger Thomas d’Aquin aussi, puisque dans ses premiers ouvrages celui-ci tente d’amalgamer Aristote et Augustin, ce qui ne tient pas debout tant Augustin est platonicien. Les difficultés techniques de la traduction d’Aristote font en outre qu’elle n’a cessé de progresser depuis Averroès.

    Une chose est sûre en tout cas c’est qu’Averroès a sûrement mieux pigé Aristote que le crétin nazi Heidegger qui traduit le formalisme d’Aristote en une sorte d’existentialisme binaire et informel (‘sein-dasein’). D’Aristote qui reprend à son compte l’idée d’unité promue par la science des Eléates, en la perfectionnant, et qui insiste sur la fugacité du Temps par rapport à la matière (voilà le matéralisme de Marx que J. Ratzinger, ennemi de la théologie de la libération depuis des lustres, caricature à dessein.), cet épais crétin d’Heidegger déduit le dualisme et fonde une philosophie statique.
    Autrement dit tandis que Hegel se contente d’utiliser un syllogisme (ratiocinage condamné par Aristote) pour boucher les trous de son raisonnement lorsqu’il est bancal, Heidegger prend carrément le syllogisme de Hegel et brode dessus ad infinitum.
    Il est important de signaler que c’est quasiment ce seul crétin-là et son perroquet Arendt que le clergé laïc ou les chrétiens libéraux ont choisi d’absoudre parmi tous les penseurs nazis.

  56. La voix dans le desert said,

    Si vous étiez plus calé en histoire, alors vous sauriez que saint Thomas a aussi utilisé, outre les traductions arabes d’Aristote, les traductions de Jacques de Venise, que saint Thomas croyait être de Boèce. Ce sont ces traductions que Saint Thomas appelle « le vrai texte », avec raison, puisque authentiques, et par là dépouillées des ajouts arabes -d’ailleurs à contresens du péripatétisme. A la limte, ce léger détail aurait pu être sans intérêt pour la question dont nous traitons, si ce n’est que précisément, saint Thomas utilisé ces traductions de Jacques de Venise contre Averroès. Ainsi il s’attacha à prouver qu’Averroès n’était pas un disciple d’Aristote. Comme quoi, si vous tenez tant que cela à me voir mêler l’histoire à la philosophie, ce n’est pas pour autant en faveur de vos propos.
    Ceci dit chacun aura compris ce qu’il y a de vrai dans vos propos : Averroès tient d’Aristote. Là on est dans l’histoire. Vous vous arrêtez là, pour faire vos petits arrangements vos petites filiations. Permettez au moins que d’autres veuillent aller au delà de ces considérations stériles, pour établir que la philosophie d’Averroès s’écarte en des points cruciaux de celle d’Aristote.

  57. Lapinos said,

    De quel contresens d’Averroès voulez-vous parler ? Je suis curieux de l’entendre de la part de quelqu’un qui n’entend rien à la science alors que le point commun entre Aristote, saint Thomas et Karl Marx est de la promouvoir contre Platon, Augustin et Hegel.
    Qu’il y ait des erreurs de traduction et d’interprétation chez Averroès, cela va sans dire ; il y en a aussi chez saint Thomas, surtout dans ses premiers ouvrages, puisque ce n’est que progressivement qu’il s’est débarrassé du platonisme romain. Saint Thomas a-t-il aussi bien compris le matérialisme d’Aristote que Karl Marx, matérialisme très différent de celui de Démocrite qu’il corrige, par exemple, je ne le crois pas.

    L’écart entre Averroès est utilement précisé par Gilson comme par Ceausescu comme un écart avant tout ‘tactique’, dû à l’impossibilité pour Thomas d’Aquin de s’approprier tel quel Averroès au risque d’être déclaré hérétique.

  58. La voix dans le desert said,

    Vous lisez trop vite. Je ne parle pas d’un contresens d’Averroès en particulier, mais de non conformité avec la doctrine péripatéticienne.
    J’attends une citation précise de Gilson à l’appui de votre supposition de la « tactique » de saint Thomas. A mon avis, il n’y en a pas, ou alors, elle n’a pas le sens que vous lui prêtez. Saint Thomas , derrière saint Albert et saint Bonaventure, travailla à réfuter le monopsychisme, et la totale autonomie de la philosophie par rapport à la théologie que professaient les averroïstes -dont Siger de Brabant-, dans la Somme contre les Gentils, et le fameux « De unitate intellectus », notamment, dans lequel il prouve non seulement que le monopsychisme est à l’opposé de la doctrine d’Aristote, mais qu’en plus cette théorie est déraisonnable et mène à des vues contraires à la foi. Or voyez vous, votre remarque idiote concernant le platonisme romain de saint Thomas dont il se serait débarassé progressivement, est mal venue en ce qui concerne notre sujet, puisque « De l’unité de l’intellect » est un des derniers textes de saint Thomas, et est véritablement une synthèse des critiques précédentes qu’il avait éditées contre Averroès.
    La doctrine de saint Thomas est plus en conformité avec les interprétations d’Ibn Sina, lui-même à l’opposé d’Averroès.

  59. Lapinos said,

    Ce débat, philosophie contre théologie, Gilson comme Ceausescu le discréditent complètement. Entièrement conventionnel, il n’a donc aucun intérêt.
    Gilson dans l »Esprit de la philosophie médiévale’ explique que l’aspect trinitaire de la philosophie de Hegel est un emprunt discret à Bernard de Clairvaux. Simplement lorqu’on fonde une religion nouvelle, la religion laïque en l’occurrence, on préfère parfois taire ses sources.
    Après deux mille ans à attendre en vain le Messie, comment la religion juive pourrait-elle être la même aujourd’hui qu’il y a deux mille ans ? J’entendais l’autre jour un rabbin expliquer à la télé que pour les Juifs, Dieu n’est qu’un ‘peut-être’ : humour juif involontaire.

    Je disais que Thomas d’Aquin a profité de la traduction intelligente d’Aristote par Averroès. Le monopsychisme constitue un progrès sur le polypsychisme d’Augustin et de Benoît XVI, mais pour un péripatéticien plus avancé encore, tel que Marx, c’est pas de psychisme du tout, rien que de la charité, même si ce n’est pas le mot qu’utilise Marx pour parler de sa vérité incarnée sacrée.

    (Notez bien qu’on a justement ici un cas, le monopsychisme, où, à supposer que saint Thomas ait compris Aristote aussi bien que Marx, ce qui n’est pas impossible, il ne pouvait pas aller jusqu’au formalisme complet comme Marx sans risquer une condamnation.)

  60. La voix dans le desert said,

    Le débat philosophie/théologie n’est pas purement conventionnel, et n’est pas sans intérêt. Il ne s’agit pas d’opposer la philosophie à la théologie, loin de là, mais simplement d’affirmer que la philosophie chrétienne est celle qui se soumet à la théologie. Vous êtes incroyable de mauvaise foi, en faisant comme si Gilson, l’auteur de La philosophie et la Théologie, alors qu’il tenait à cette distinction, comme tout scolastique qui se respecte.

    En ce qui concerne Averroès, vous avez tout faux. Saint Thomas parle de vrai texte, parce que précisément, les arabes ne détenaient pas les textes les plus purs d’ajouts en toute sorte, ce que je vous signalais plus haut.

    Par ailleurs, on ne voit pas où est le progrès dans la doctrine d’Averroès, puisqu’elle est fausse du point de vue d‘Aristote, et du point de vue de la foi.

    D’ailleurs, c’est rigolo que vous fassiez de Marx un aristotélicien. Est-on au moins certain qu’il ait éprouvé quelque intérêt pour Aristote ? Vous n’en doutez pas. Bien sûr. Mais à part votre conviction personnelle, y a-t-il quelque indice dans son œuvre ou dans sa correspondance qui le laisse penser ?

  61. La voix dans le desert said,

    Marcel De Corte à parlé de vous et des autres lapins :

    « Tout est chrétien, même l’erreur. Ce n’est pas un paradoxe. Le génie du christianisme est si universel, si pénétrant, si radical qu’il imprègne toutes choses. Depuis la naissance du Christ, il n’est rien dans l’homme qui ne soit affecté d’un coefficient religieux. Toute vérité a désormais un aspect religieux. Toute déviation de la vérité, tout sophisme,toute aberration ont une tonalité religieuse. Il n’y a plus d’autre possibilité pour l’erreur de se manifester que sous forme d’hérésie.
    Chaque fois que nous tentons d’aller au fond des choses en matière historique, nous touchons du doigt la présence irréductible et ubiquitaire du christianisme sous sa forme orthodoxe ou sous sa forme hérétique. L’histoire universelle n’a qu’un seul axe le Christ.
    Sur le plan social en particulier, tout désordre, tout détraquement s’est toujours traduit depuis le Christ sous forme d’hérésie. Au moyen àge, il n’est point d’attaque contre l’ordre social qui ne soit en même temps une hérésie chrétienne. Le cas des Albigeois est typique à cet égard. Celui du protestantisme à l’aube des temps modernes ne l’est pas moins. Quant à la Révolution française, nul n’a mieux aperçu que Michelet son caractère hérétique. Il l’a exprimé dans une phrase lapidaire « La Révolution continue le christianisme, elle le contredit. Elle en est à la fois l’héritière et l’adversaire »
    C’est la définition même de l’hérésie qui sort du sein du christianisme pour le combattre. Comme l’écrivait, voici longtemps, Maritain, « les idées révolutionnaires sont des corruptions d’idées chrétiennes » et « un ferment divin corrompu ne peut être qu’un agent de subversion d’une puissance incalculable.
    Nos pères sentaient très fortement cela, dans la mesure même où ils vivaient encore en chrétienté: ils voyaient toute atteinte à l’ordre social se développer automatiquement en hérésie tant le christianisme imbibait la société et ses institutions. Ce n’est pas seulement comme contraire à la nature des choses qu’ils condamnaient le désordre, mais comme opposé à l’orthodoxie chrétienne et à la volonté divine.

    Il n’en est plus de même aujourd’hui : si le christianisme se survit, il n’y a guère que des débris, de plus en plus disjoints, de plus en plus ténus, de chrétienté. Les erreurs politiques et sociales ne sont plus ressenties par de nombreux chrétiens comme des hérésies chrétiennes hostiles à leur foi. Placés dans une société déchristianisée, ils sont incapables de percevoir que les violences exercées contre cette société sont le fait d’hérésies ennemies de leurs croyances. Dépourvus de tout critère d’appréciation indivisiblement social et chrétien, ils sont livrés à leur jugement propre et à leur sensibilité particulière. Lorsqu’on en est là, on peut soutenir, sans le moindre souci de cohérence intérieure, qu’il est permis d’être chrétien et communiste.
    […]
    Loin que le communisme ou le marxisme en général leur apparaissent sous leur vrai jour et comme des hérésies chrétiennes qu’aucune chrétienté, si flambant neuf qu’elle soit, ne pourrait dissimuler, ils les attirent au contraire comme réalisation du grand rêve intégralement démocratique qui les hante. Voilà enfin le songe incarné! Qu’il soit mensonge ne les préoccupe point. Ils sont rigoureusement incapables de le voir. Leur irréalisme leur interdit même de juger l’arbre à ses fruits: ce ne sont que ses fleurs postiches, artificiellement parfumées de démocratie, que saisissent leur myopie et leur absence de flair.
    […]
    En définitive, le mot de Chesterton sur le monde actuel en proie à des vérités chrétiennes devenues folles pourrait parfaitement s’appliquer à certains chrétiens. »

    Le pire chez vous, c’est qu’au lieu de vous résigner à la schizophrénie, vous tentez d’allier le communisme avec le catholicisme. Ce désir de synthèse est tout à votre honneur, mais quand on vous lit qui mentionnez « la vérité incarnée sacrée de Marx », on s’inquiète à bon droit de votre christianisme.

  62. Lapinos said,

    – Votre Marcel de Corte n’a pas vu que l’axe de l’histoire universelle est bien plutôt le Saint-Esprit, ou au moins la Trinité, et que c’est plutôt Luther et Calvin qui voient le Christ comme l’axe. Pour Thomas d’Aquin la synthèse c’est l’Esprit, après l’antithèse de la foi des Apôtres appuyée sur la thèse de l’espérance juive.

    – La thèse réactionnaire de de Maistre sur la Révolution, recopiée ici par votre Corte, ne tient pas plus debout que la propagande laïque opposée qui fait des Révolutionnaires français et des Lumières leurs ancêtres. Ces deux thèses s’appuient l’une sur l’autre mais ne résistent pas à un examen approfondi. Certains révolutionnaires, par exemple, se réclamèrent de Francis Bacon.
    Je cite Bacon : « Un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup de science en rapproche. » Beaucoup plus sûr que de Maistre, Francis Bacon emprunte cet aphorisme directement à la scolastique (Je vous rappelle que Francis a de qui tenir.)
    L’histoire n’est pas à la portée du premier journaliste venu, origine que le style de votre Corte semble désigner.

    On parlera de Marx quand vous aurez digéré votre catéchisme.

  63. La voix dans le desert said,

    Marcel De Corte parle en parfaite orthodoxie. C’est le Christ qui a fondé l’Eglise. Depuis, l’Eglise vit la présence de l’Esprit Saint de l’extérieure, comme force motrice, ou de l’intérieur, comme force inspiratrice. Dans le protestantisme primitif, celui de Luther ou de Calvin, le Christ était encore l’axe de l’histoire, effectivement, mais encore faut-il bien réaliser que ce protestantisme en est vite arrivé à nier la divinité du Christ, ce qui chnage la donne du tout au tout. Aujourd’hui, les sectes protestantes ne parlent plus que de l’Esprit (Lequel?, est-on tenté de demander malicieusement), à peu près comme vous.

    De Corte journaliste ? D’origine, non. Il était professeur de philosophie (un aristotélicien convaincu), mais cet extrait vient d’un article de presse, vous avez bien vu. Il est évident que la Révolution française est fruit des Lumières, au moins pour bonne part. Si vous aviez lu l’Encyclopédie, cela vous sauterait aux yeux, tellement c’est évident. Il n’y a que vous, au mépris de tout et de tout le monde, pour prétendre le contraire. L’originalité, c’est bien, mais ça ne fait pas de quiconque un historien.

  64. Lapinos said,

    Extérieur, l’Esprit-Saint, certainement pas pour un scolastique et un théologien de la Libération pour qui l’Esprit-Saint est au coeur de l’histoire moderne.

    Ce que vous dites à propos des sectes évangéliste et pentecôtiste est vrai, mais vaut aussi pour l’organisation dite ‘charismatique’ et pour Benoît XVI lui-même, son acolyte Cantalamessa. Seulement c’est une conception de l’Esprit-Saint tout à fait étrangère à la scolastique péripatéticienne, une conception quasiment ‘hégélienne’, c’est-à-dire ‘providentialiste’, où l’Esprit-saint est presque assimilé à ce que les jansénistes appellent ‘la grâce’, où l’Esprit-Saint joue comme vous dites ‘un rôle moteur extérieur’, je dirais même le rôle de ‘Fata Morgana’, c’est-à-dire que le moteur ne pousse pas, il attire, c’est un treuil.
    Je crains pour vous que ce ne soit vers l’Enfer que le mouvement d’attraction ne s’exerce.
    Spendius est un menteur ; d’abord il a menti en se faisant passer auprès de moi pour un gamin de douze ans ; jusque-là ce n’est pas grave puisque selon moi la bêtise ne dépend pas plus que l’intelligence du nombre des années et qu’au plan scientifique Spendius a à peu près douze ans d’âge.
    Mais le mensonge qui devrait plus vous toucher, c’est que Spendius avoue maintenant ne pas y entendre grand-chose dans la science d’Aristote ni même celle d’Einstein, pourtant sommaire, qu’il ne connaït que par ouï-dire et copier-coller en définitive.

  65. Spendius said,

    Non, mon ami: J’avais dit que j’avais 14 ans, ce qui est vrai. Puis, j’ai dit à un moment que je n’en avais pas, pour vous enlevez le plaisir des phrases douteuses, comme celui-ci: « au plan scientifique Spendius a à peu près douze ans d’âge. »

    Je n’ai pas menti, mais gardé mes arrières. Par contre, j’ai menti sur un tas d’autres détails, parce qu’au fond…je n’en ai pas grand chose à foutre de vous.

    « Spendius avoue maintenant ne pas y entendre grand-chose dans la science d’Aristote ni même celle d’Einstein,pourtant sommaire, qu’il ne connaït que par ouï-dire et copier-coller en définitive. »

    Et non, je n’ai pas dit ça, j’ai dit « Mais méfiez-vous de mes “commentaires scientifiques” aussi, je ne suis (encore) qu’un amateur  »

    Ce que je prends, et La Voix l’a compris dans ce sens aussi, comme une marque d’humilité, car je ne cherche pas à avoir raison sur tout, au contraire de vous. Néanmoins, humilité passée, j’ai en effet une connaissance de la science infiniment plus développée que la votre (ce qui n’est pas difficile), car je sais un minimum de quoi je parle. Pour l’un des « petits détails mensongers » au fait: Quand je parlais avec vous physique, je laissais quelques fois le clavier à un de mes amis physiciens, pour qu’il prenne le soin de vous détruire lui-même. Donc, pour le « ouï-dire » et « copier-coller »…un physicien formé le fait par ouï-dire et copier-coller?

    Par contre, pour vous, c’est un tout autre cas: Vous n’avez rien lu d’Einstein (vous l’avez implicitement avoué dans votre blog), rien de Saint Augustin ni de Thomas d’Aquin (je pense que votre discussion avec La Voix le montre assez clairement), vous ne saviez même pas que le Journal entier de Bloy sortait, et quand Restif vous en parlait vous avez cru qu’il parlait de Glaudes. En d’autres cas, vous ne connaissiez RIEN de la plupart des choses dont vous parlez. Certaines personnes qui vous lisent doutent même sérieusement que vous ayez lu Marx. D’autres ne doutent pas.

    Mais allez-savoir, mon petit clown…peut-être que je mens. Ahah!

  66. La voix dans le desert said,

    Il y avait une erreur dans ma phrase : j’ai dit « extérieur ou intérieur », alors que je voulais dire extérieur ET intérieur.
    L’Esprit Saint guide l’Eglise de l’extérieur et il l’inspire de l’intérieur, il n’y a rien de contraire à la scolastique là-dedans. On retrouve cette vue chez Journet, qui s’inspire de saint Thomas d’Aquin. L’accusation de jansénisme tombe d’elle-même puisque ces thèse étaient professées avant le XVII ème siècle. Mais je voudrais tout de même bien préciser que l’Espit Saint n’est pas la grâce des catholiques, et pas non plus la grâce des jansénistes.

    Concernant Spendius, n’importe qui ayant lu vos échanges houleux saura lui donner raison sans trop hésiter, puisque vous avez beau dire qu’il n’a aucune connaissance, vos réponses prouvent plutôt que c’est vous qui n’y entendez rien. Mais vus m’intriguez parce que même en reconnaissant que « la valeur n’attend pas le nombre des années », n’importe qui douterait de la véracité d’une telle précocité. Je n’ai jusqu’à présent jamais vu de gosse de douze ans capable de discuter tout aussi bien physique quantique que libéralisme économique, moi.

  67. Spendius said,

    Autre chose, mon bon lapin: J’aimerais connaître votre rapidité de lecture. Moi-même, je lis pas beaucoup, hein, mais vous vous lisez (tout du moins vous le dites), et vous dites aussi que vous « lisez lentement ». Je vous ai parlé de Richard Feynman dans un débat, et il ne vous as pas fallu plus de un jour pour pouvoir l’insulter lui et son oeuvre. En un jour, vous êtes soudainement passé un expert en électrodynamique quantique, ce qui nécessite, grosso modo, 100 000 pages de lectures (selon un ami physicien), sans parler des bases (ce serait déjà un problème pour vous) et de la formation nécessaire?

    Vous douterez encore un peu, La Voix. Je n’ai aucun remords à « mentir » sur le net, comme vous le savez maintenant!
    J’aime juste causer, c’est tout. Je cause avec des littéraires, je me fais une petite culture sur le sujet, je cause avec des physiciens, et j’amasse aussi certaines petites connaissances…mais je suis de très loin « cultivé ». C’est vous les titans, les Restif et autres, moi je suis juste bon à animer les débats.

  68. La voix dans le desert said,

    Ce qui tient lieu de connaissance au lapin, ce sont des petits résumés à tout propos, qu’il s’agit ensuite de faire entrer dans les petits cadres manichéens et apporter de l’eau au moulin du progrès. Quand j’ai parlé de scolastique, il a donc entrepris de lire un bouquin de Gilson, et maintenant, il croit pouvoir faire entrer la scolastique dans ses jeux de mots. Idem pour vos scientifiques.

    Si on est à accorder de l’importance à l’âge de ses interlocuteurs sur internet, où va t’on ? J’aime encore mieux ne pas savoir et douter.

    Si je ferai tout ce qui est en mon possible pour me démarquer du niveau du Lapinos, je refuse que vous me compariez à Restif. Lui c’est un puit de science, d’après ce que je sais, et je ne me qualifierais pas précisément en ces termes. J’ai mes domaines, rien de plus.

  69. Spendius said,

    Il n’est malheureusement jamais venu ici tiens, Restif. Ce type est un explosif.

    Je crois que si vous voulez parler de « vos domaines », et parler avec Restif, il traine dans le blog d’Isabelle des Charbinières. Là-bas, il y en a pas mal, de « titans », d’ailleurs…

  70. Lapinos said,

    – Je ne prétends pas tout connaître. Simplement lorsque j’affirme que la science capitaliste et laïque – Darwin, Einstein, Maxwell, par exemple, science admise comme vraie voire enseignées par les démocrates-chrétiens, est une science qui repose sur des principes cartésiens ou newtoniens, disons des principes du XVIIe siècle contraires à la physique d’Aristote et par conséquent à la doctrine de saint Thomas d’Aquin, c’est une question de faits qu’un manuel potable de vulgarisation scientifique peut confirmer.
    (J’avoue avoir eu une hésitation avec Poincaré étant donné qu’il proclame certains principes conformes à Francis Bacon ou à Thomas d’Aquin tout en ne se les appliquant pas à lui-même.
    Il ne fait aucun doute que Thomas d’Aquin aurait rejeté cette science d’origine protestante ou janséniste qui bafoue sa logique.)

    D’ailleurs Benoît XVI est assez franc puisqu’il a attaqué Duns Scot dans son discours de Ratisbonne, puis Francis Bacon dans sa dernière encyclique (qui partage beaucoup de principes avec son aïeul Roger).

  71. Spendius said,

    Mais j’ai cru que vous aimiez Newton? Et Newton est basé sur Descartes lui aussi grand copain intellectuel à Bacon, que vous aimez aussi.

    Vous êtes un sacré schizo, mon pote. Je vous conseillerais simplement une solution: Informez-vous avant de baver n’importe quoi.

  72. La voix dans le desert said,

    Personne ne doute, ni Spendius (enfin, je crois, hein), ni moi, que les principes scientifiques d’Aristote soient mis au rencart par la science moderne. Il reste à savoir lesquels sont mis de côté, et dans quelle mesure. Et c’est là que me prend l’envie de sourire, car je ne suis même pas sûr que vous puissiez nous dire précisément quels sont ces principes et en quoi la science moderne les bafoue.
    Ce n’est pas parce que la méthode scientifique d’Aristote n’est pas appliquée aujourd’hui que les résultats obtenus par une autre méthode sont faux. Puisqu’il n’y a pas que les principes d’Aristote qui permettent de progresser dans la découverte. Personne ne songe à nier la gravitation universelle. (Newton basé sur Descartes, Spendius ? Pas sur Galilée ?)
    Enfin, n’oubliez jamais que la méthode des sciences et leurs principes premiers sont deux sujets sont philosophiques, pas scientifiques. Votre critique sera saine tant qu’elle se placera dans le cadre philosophique. Si elle dépasse ce cadre, elle est absurde et tombe d’elle-même. Tout le monde sait que la science d’Aristote est dépassée et fausse en bien des points.
    Autre point, votre manie de mêler vos considérations historico-politiques à tout (hégélo-marxistes dirais-je) est antiphilosophique et antiscientifique au possible.

  73. Lapinos said,

    J’ai fait une allusion au fait que Newton n’aurait pas gobé une seule seconde les billevesées d’Einstein. Idem pour Descartes.
    Vous trouverez dans le ‘Novum Organum’ de Francis Bacon une charge contre la science des mécaniciens. J’admets que c’est aussi compliqué que de faire le tri entre les scolastiques intéressants et ceux qui ne représentent aucun progrès.

    Compliqué au point que Voltaire, plus sensible à la religion de Newton qu’à celle de Descartes, s’est efforcé de faire admettre Newton en France avec l’aide de Maupertuis et de Mlle du Châtelet sa maîtresse, alors que :
    – le déterminisme de Descartes est à très peu de chose le même que celui de Newton ;
    – Newton est aussi incohérent que Descartes.
    Je ne demanderais pas mieux que d’entrer dans le détail de la trigonométrie de Descartes, sa théorie des cordes ou ses travaux sur la racine cubique des nombres, mais il me semble que lorqu’on ne domine pas les questions générales, on ne risque pas d’en comprendre le détail. Les erreurs de Huygens, Descartes ou Mersenne sont plus difficiles à détecter que la pitrerie d’Einstein.

    Soyez certain d’une chose, c’est qu’Aristote comme Thomas d’Aquin ou Karl Marx n’ont rien à voir avec le « Tout le monde sait bien que », qui définit la méthode démocrate-chrétienne ou laïque au contraire.

    « Tout le monde sait bien que » Einstein et Darwin sont de grands savants et quelle que soit sa religion, qu’on soit musulman ou catholique il convient qu’on se prosterne devant ces grands savants. Alors qu’on a affaire en réalité à deux crétins monumentaux.
    C’est à coups de lâches « Tout le monde sait bien que » renégats que l’Eglise catholique est devenue une simple succursale de la religion laïque satanique. La théologie de la Libération entend rompre le pacte passé avec Satan et l’ingéniérie militaire.

  74. Spendius said,

    « J’ai fait une allusion au fait que Newton n’aurait pas gobé une seule seconde les billevesées d’Einstein. Idem pour Descartes. »

    En fait si. Si vous saviez qui était Newton et quel était son oeuvre, vous sauriez que lui-même avait admis les lacunes de ses théories, admettant que les compléter et les comprendre dépassera son intelligence et son niveau. De plus,ce n’est pas du tout les erreurs de la théorie de Newton qui ont amené à Einstein à formuler son oeuvre, mais premièrement les problèmes relatifs à la lumière, qui est un tout autre sujet (même si Newton a « particié au débat » en formulant sa propre théorie de la lumière). Et en son temps, une tentative de comprendre géométriquement la gravitation (ce qui est l’idée d’Einstein) était déjà lancée.

    « Vous trouverez dans le ‘Novum Organum’ de Francis Bacon une charge contre la science des mécaniciens. J’admets que c’est aussi compliqué que de faire le tri entre les scolastiques intéressants et ceux qui ne représentent aucun progrès. »

    Vous n’avez rien lu des scolastiques, arrêtez….

    « ompliqué au point que Voltaire, plus sensible à la religion de Newton qu’à celle de Descartes, s’est efforcé de faire admettre Newton en France avec l’aide de Maupertuis et de Mlle du Châtelet sa maîtresse, alors que :
    – le déterminisme de Descartes est à très peu de chose le même que celui de Newton ;
    – Newton est aussi incohérent que Descartes.
    Je ne demanderais pas mieux que d’entrer dans le détail de la trigonométrie de Descartes, sa théorie des cordes ou ses travaux sur la racine cubique des nombres, mais il me semble que lorqu’on ne domine pas les questions générales, on ne risque pas d’en comprendre le détail. Les erreurs de Huygens, Descartes ou Mersenne sont plus difficiles à détecter que la pitrerie d’Einstein. »

    Quel putain de délire, ça veut strictement rien dire et ça n’a aucun rapport avec le sujet. Vous avez assisté à son grand délire philosophique, La Voix, je viens d’assister à son grand délire scientifique.

    « Soyez certain d’une chose, c’est qu’Aristote comme Thomas d’Aquin ou Karl Marx n’ont rien à voir avec le “Tout le monde sait bien que”, qui définit la méthode démocrate-chrétienne ou laïque au contraire.

    “Tout le monde sait bien que” Einstein et Darwin sont de grands savants et quelle que soit sa religion, qu’on soit musulman ou catholique il convient qu’on se prosterne devant ces grands savants. Alors qu’on a affaire en réalité à deux crétins monumentaux. »

    « Tout le monde sait bien que Karl Marx n’était au fond qu’on rêveur, comme Che Guevara et qu’on devrait suivre son exemple, et que Nietzsche était un vilain fasciste », voilà ce que j’entends le plus souvent dans la rue. Je n’entends pas souvent des « tout le monde sait bien que » en rapport avec la relativité générale et à la théorie évolutionniste, c’est votre cerveau malade et ignorant.

    Sérieusement, La Voix, vous ne pourriez juste pas le bloquer? Vous savez, quand il se sent seul dans son terrier, il va exposer ses idées débiles dans d’autres blogs jusqu’à en pourrir l’atmosphère. C’est vous le chanceux c’est dernier temps…

  75. Spendius said,

    « c’est votre cerveau malade et ignorant, ça »

    Ps: Par problèmes relatifs à la lumière, j’entendais que ce qui a amené à la relativité restreinte «  »se trouve chez Maxwell en premier que chez Newton (même si le résultat est la rupture avec la vision newtonienne du monde, du temps et espace absolu). Il n’y a que des ignorants comme le lapin pour croire que l’oeuvre d’Einstein ne se pose que sur Newton, idéalisé comme le « Père » qui voit d’un mauvais oeil les « billevesées » du fils. Je pourrais vous citer des noms, en rapport avec l’oeuvre d’Einstein, dont je doute que vous en ayez eu la connaissance de toute votre vie, et qui enrichiraient considérablement votre petit jonglage de noms: Mais la science n’est pas un jonglage de noms, il n’y a pas de « religion de Newton », « religion de Descartes »…et je doute qu’en théologie, cela en soit le cas.

  76. Spendius said,

    « cela soit le cas »

    (on devrait parler en latin, dans ce blog, en fait. C’est carrément plus simple, niveau grammaire, vous trouvez pas?)

  77. Lapinos said,

    – Le latin n’est pas une langue très scientifique comme les authentiques savants de la Renaissance l’ont compris (Il n’y a d’ailleurs quasiment aucun véritable savant romain).

    – Préjugé laïc que de croire que Newton est d’abord un savant avant d’être un métaphysicien. Plus qu’un préjugé, c’est même de la ‘Grosse Propaganda’, celle que le fanatique laïc Richard Dawkins répand dans le monde entier à travers ses best-sellers qui sont l’équivalent pour la science de ce que Maurice Dantec est à la théologie.
    Même si la métaphysique de Newton est à peu près aussi incohérente que le sont ses principes prétendûment mathématiques, cette métaphysique ‘anglicane’ joue un rôle décisif dans le raisonnement de Newton.
    Opposer la métaphysique et la physique, c’est la tactique habituelle laïque dénoncée par Marx pour mieux poignarder dans le dos leurs adversaires catholiques, musulmans ou communistes.

    L’appui de Voltaire à la science de Newton a d’ailleurs des raisons d’abord métaphysiques. Newton lui paraît plus ‘sensualiste’ que Descartes. Ce qui n’est pas exact dans tous les domaines explorés par Descartes, Newton ou Huygens.

    – Simplement il me paraît honnête de dire que Newton n’était pas ignare au point de gober des histoires de ‘voyage dans le temps’ (Langevin, débile profond) ou de ‘big-bang’, ni d »homme issu du singe’ : ces convictions RELIGIEUSES débiles l’auraient fait éclater de rire. Seul un informaticien ou un polytechnicien, un pape allemand, peuvent avaler de telles sottises qui constituent d’ailleurs de véritables crimes contre l’humanité ou la Charité.

    Je crains d’avoir épuisé toutes les ressources du dialogue avec vous, Spendius, tant votre ignorance et votre volonté de persister dans la voie de cette ignorance sont grandes.

  78. Spendius said,

    « – Le latin n’est pas une langue très scientifique comme les authentiques savants de la Renaissance l’ont compris (Il n’y a d’ailleurs quasiment aucun véritable savant romain). »

    Qu’est-ce qu’on en a foutre?

    « – Préjugé laïc que de croire que Newton est d’abord un savant avant d’être un métaphysicien. Plus qu’un préjugé, c’est même de la ‘Grosse Propaganda’, celle que le fanatique laïc Richard Dawkins répand dans le monde entier à travers ses best-sellers qui sont l’équivalent pour la science de ce que Maurice Dantec est à la théologie.
    Même si la métaphysique de Newton est à peu près aussi incohérente que le sont ses principes prétendûment mathématiques, cette métaphysique ‘anglicane’ joue un rôle décisif dans le raisonnement de Newton.
    Opposer la métaphysique et la physique, c’est la tactique habituelle laïque dénoncée par Marx pour mieux poignarder dans le dos leurs adversaires catholiques, musulmans ou communistes. »

    Et ça, qu’est-ce que ça veut dire? Vous défendez Newton contre la physique actuelle que vous dites antiscientifique, et votre ligne de défense c’est que Newton est un métaphysicien avant d’être un scientifique, et quand il est scientifique, il est scientifique incohérent, pour finalement dire….que la métaphysique et la physique ne s’oppose pas? Ca vous mène ou?

    « L’appui de Voltaire à la science de Newton a d’ailleurs des raisons d’abord métaphysiques. Newton lui paraît plus ’sensualiste’ que Descartes. Ce qui n’est pas exact dans tous les domaines explorés par Descartes, Newton ou Huygens. »

    Là encore, qu’est-ce que j’en ai à foutre?

    « – Simplement il me paraît honnête de dire que Newton n’était pas ignare au point de gober des histoires de ‘voyage dans le temps’ (Langevin, débile profond) ou de ‘big-bang’, ni d”homme issu du singe’ : ces convictions RELIGIEUSES débiles l’auraient fait éclater de rire. Seul un informaticien ou un polytechnicien, un pape allemand, peuvent avaler de telles sottises qui constituent d’ailleurs de véritables crimes contre l’humanité ou la Charité. »

    Marrant, parce que trois quart de ces « crimes » ont été commis par des catholiques. La théorie du Big-Bang est l’oeuvre d’un humble prêtre (Georges Lemaître), l’évolutionnisme est en parti issu aussi d’un humble prêtre (Mendel).
    Quand au voyage dans le temps, c’est justement la relativité générale qui a définitivement arrêté ce genre de spéculations, en le rendant impossible. Le paradoxe des jumeaux de Langevin n’a RIEN A VOIR avec le voyage temporel, c’est simplement une illustration du principe de relativité, qui abolit le « temps absolu », par conséquent le temps peu s’écouler deux différentes manières dans deux distincts référentiels, ce qui ne veut pas dire qu’il y a voyage temporel. Pour prendre un exemple un peu bancal, pour un esprit un peu bancal qu’est le votre: Quand on dort, le temps passe une dizaine de fois plus vite pour vous que ce qu’il passe réellement, pour le con qui reste réveillé. Est-ce que ça veut dire que j’ai voyagé dans le temps, quand je me suis réveillé après sept heures réelles qui ont passé instantanément pour moi?

    « Je crains d’avoir épuisé toutes les ressources du dialogue avec vous, Spendius, tant votre ignorance et votre volonté de persister dans la voie de cette ignorance sont grandes. »

    Et c’est MON ignorance? Écoutez, vous vous faites carrément humilier dans tout les domaines depuis que vous croyez, vous et Marx, détenir les secrets de l’Univers. Vous vous êtes fait humilié par Restif, vous vous faites humilié par La Voix en ce moment même, et mon humble personne doit vous corriger régulièrement sur la science – votre dernière phrase culte, c’est que Langevin a théorisé le voyage temporel, c’est dire!

    Si c’est vrai que vous fermez la gueule quand on vous demande de le faire, eh bien je vous demanderai, humblement, de fermer la gueule ici, tout du moins dans ces domaines. Perseverare diabolicum, ducon!

  79. La voix dans le desert said,

    Je note votre amour du latin, Spendius, mais je ne vous suis pas en ce qui concerne la facilité de la grammaire latine.
    (Essayez d’imaginer de quoi aurait l’air un blog qui parlerait latin, vous verrez, c’est drôle.)

  80. Spendius said,

    Il n’y a pas autant de petits mots emmerdants, pronoms, prépositions, etc.

  81. Lapinos said,

    – L’absence de pronoms et d’articles en latin est précisément ce qui fait la difficulté de cette langue archaïque proche de l’allemand pour quelqu’un qui parle une langue plus moderne comme le français.
    La langue des savants du temps de Thomas d’Aquin était encore le latin, mais on peut penser qu’il aurait adopté une langue plus proche de la réalité et de la science s’il avait oeuvré à une période très tardive. C’est en partie à cause de l’allemand que Heidegger n’a pas pigé grand-chose à Aristote.
    Et une des plus graves erreurs scientifiques de saint Augustin repose sur une mauvaise traduction du grec en latin.

    – Plusieurs siècles avant Jésus-Christ les scientifiques de l’école de Parménide ont montré qu’à partir du moment où on transpose la réalité dans un référentiel, on peut à partir de ce référentiel modifier la réalité autant qu’on veut. Que l’on troque un morceau d’espace contre un morceau de temps ou un morceau de temps contre un morceau d’espace, c’est exactement la même chose. L’objection que vous me faites sur Langevin, c’est exactement comme si vous me disiez que la relativité générale n’a rien à voir avec la relativité restreinte, espèce d’andouille. Je reformule donc : Newton et Descartes, faute d’être de véritables savants comme Aristote ou Karl Marx n’étaient quand même pas assez idiots pour gober un sophisme aussi grossier que celui d’Einstein. Même Poincaré ne l’a pas vraiment gobé d’ailleurs puisqu’il fit observer que la mesure de la simultanéité est impossible si l’on postule que l’espace est relatif. Ce qui fait la supériorité d’Einstein sur Poincaré, c’est que le premier a compris que dans le charlatanisme il n’y a pas de demi-mesure, il faut y aller carrément, jusqu’au big-bang, aux petits hommes verts et au Boson de Higgs : plus c’est gros plus les cons aiment ça.

    – Mendel qui n’était pas prêtre mais moine n’a à voir avec l’évolutionnisme que dans la mesure où il contredit la thèse de Lamarck plagiée par Darwin. Il n’y a aucune explication scientifique de quoi que ce soit chez Mendel ; l’arriération de Darwin est telle que le principe scientifique binaire sur lequel il fonde sa science -la loi des grands nombres- est un principe cabalistique qui a déjà été infirmé lorsque Darwin écrit sa thèse. Il y a seulement un début d’hypothèse chez Lamarck, que certains animaux évoluent en fonction de l’environnement extérieur : c’est ce qui retient l’attention de Marx chez Lamarck, le fait que son évolution n’est pas ‘automatique’ ou ‘cartésienne’ si vous préférez.

  82. Spendius said,

    « – L’absence de pronoms et d’articles en latin est précisément ce qui fait la difficulté de cette langue archaïque proche de l’allemand pour quelqu’un qui parle une langue plus moderne comme le français. »

    On voit le con qui a pas étudié l’allemand hein…

    « Plusieurs siècles avant Jésus-Christ les scientifiques de l’école de Parménide ont montré qu’à partir du moment où on transpose la réalité dans un référentiel, on peut à partir de ce référentiel modifier la réalité autant qu’on veut. Que l’on troque un morceau d’espace contre un morceau de temps ou un morceau de temps contre un morceau d’espace, c’est exactement la même chose »

    N’importe quoi. Déjà, de un:, c’est faux, les parménidiens n’ont jamais dit ça, et de deux, ça ne veut rien dire. « On transpose la réalité dans un référentiel », non mais quelle connerie…

    « L’objection que vous me faites sur Langevin, c’est exactement comme si vous me disiez que la relativité générale n’a rien à voir avec la relativité restreinte, espèce d’andouille. »

    Et en quoi, espèce de connard? La relativité restreinte est la base de la relativité générale, et les deux ont définitivement DETRUIT l’idée de voyage dans le temps, de retour dans le passé plus précisément. Ce que la relativité dit par contre, c’est que les dilatations temporelles existent (ce qui est déjà prouvé expérimentalement, en d’autres termes, pour que vous le pigiez bien, c’est UN FAIT, F-A-I-T, ça va jusqu’à maintenant), ce qui peut-être pris, par un esprit ignorant, comme un « voyage dans le temps », sauf que seulement dans le futur. Or, ce qu’encore un esprit ignorant – comme vous n’a pas pigé – c’est que par essence, on voyage vers le futur: c’est la flèche du temps.

    « Je reformule donc : Newton et Descartes, faute d’être de véritables savants comme Aristote ou Karl Marx n’étaient quand même pas assez idiots pour gober un sophisme aussi grossier que celui d’Einstein. »

    Mais quel sophisme? Jusqu’à maintenant, TOUT ce que vous avez dit sur Einstein est un tissus de mensongeries et de résumés piochés sur le net, si ils ne viennent pas de documentaires « scientifiques » douteux diffusés chez Arte – chaîne que vous adorez. Einstein, inventeur du voyage dans le temps, Einstein, plagieur de Parménide, Einstein…mais qu’est-ce que vous savez d’Einstein?

    « Même Poincaré ne l’a pas vraiment gobé d’ailleurs puisqu’il fit observer que la mesure de la simultanéité est impossible si l’on postule que l’espace est relatif. »

    « L’espace absolu, c’est-à-dire le repère auquel il faudrait rapporter la terre pour savoir si réellement elle tourne, n’a aucune existence objective. »

    Henri Poincaré, dans « La Science et l’Hypothèse », Chapitre 7. J’ai des tas d’autres citations si vous voulez encore jouer au plus malin. Si vous n’avez pas compris (faut persévérer avec les mauvais élèves hein), on trouve dans un article synthétisant les contributions de Poincaré à la relativité, ceci:

    « A) Dans le livre La science et l’hypothèse (1902), pages 111, 245 et 246 (réf.2):

    Il n’y a pas d’espace absolu et nous ne concevons que des mouvements relatifs.

    Il n’y a pas de temps absolu ; dire que deux durées sont égales, c’est une assertion »

    Ca rentre?

    Quant à la « mesure de la simultanéité »…j’ai déjà du mal à comprendre comment Poincaré ne peut pas gober quelque chose qui est en une non-négligable partie son oeuvre…le monde lapinien est encore plus incroyable que celui de la mécanique quantique, hmm?

    « Ce qui fait la supériorité d’Einstein sur Poincaré, c’est que le premier a compris que dans le charlatanisme il n’y a pas de demi-mesure, il faut y aller carrément, jusqu’au big-bang, aux petits hommes verts et au Boson de Higgs : plus c’est gros plus les cons aiment ça. »

    Et vous, vous êtes supérieur à Einstein dans le genre: Vous, la charlatanerie, c’est votre unique manière de vivre, et votre dernier paragraphe, un pur délire (avant c’était Malthus, maintenant c’est la Cabale) ne me contredira pas. Ca prouve bien qu’on est pas con, dans le coin: personne avale vos trucs, et vous vous sentez très seul, ces derniers temps, hein?

  83. Spendius said,

    « ça va jusqu’à maintenant? »

    (merde, c’est complètement con sans le point d’interrogation)

  84. Lapinos said,

    – L’allemand et le latin ont des structures algébriques proches qui les rendent impropres à l’art et à la science. La barbarie romantique est une barbarie allemande et romaine. Je dis ça surtout pour ‘La Voix’, qui prétend ne pas aimer Napoléon et rejeter le césarisme.

    – Transposer la réalité dans un référentiel, c’est ce que fait le XVIIe siècle. C’est la méthode dite ’empirique’ qui correspond au totalitarisme en politique. Un exemple : si on mettait Paris en bouteille, alors l’espace serait relatif. La symétrie par exemple, n’existe que dans un référentiel, pas dans la réalité. Etant donné qu’Aristote a mis en garde contre ce genre de transposition cinq siècles avant Jésus-Christ, ça en dit long sur l’arriération scientifique d’Einstein.

    – En fait de dilatation, ce sont les trous du cul dans votre genre, Spendius, qui le sont plus ou moins en fonction des âneries qu’on fourre dedans. Vous êtes en train de m’expliquer que le voyage dans le futur n’est pas un voyage dans le temps ?

    – Par ailleurs le constat de Poincaré que l’expérience d’Einstein sur la relativité du temps et de l’espace est purement théorique (autant dire débile si on est un tant soit peu ‘scolastique’), ce constat est ultérieur aux phrases que vous avez relevé.

    Maintenant excusez-moi mais je commence à en avoir ma claque de causer de gadgets sans intérêt avec un type plein de préjugés glanés sur wikipédia.

  85. La voix dans le desert said,

    Lapinos,
    J’ai dit que j’aimais les romains, je n’ai pas dit que j’aimais tout chez les romains. En ce qui concerne le point que vous soulevez, c’est la République que j’aime, et non pas l’Empire. Vous, comme Simone Weil, vous ne prenez que la partie de l’histoire qui vous arrange, et donc, Rome ne devient dans vootre bouche que le seul Empire.
    Soit dit en passant, je m’étonne de ce que personne ne vous ai fait remarquer à quel point vous devez tout ce que vous dites à Simone Weil : le mépris pour les romains et pour les juifs, en ne rentenant de l’histoire que ce qui permet de légitimer un tel mépris, tout cela est déjà dans Simone Weil, et bien d’autres choses encore.

  86. Spendius said,

    « – En fait de dilatation, ce sont les trous du cul dans votre genre, Spendius, qui le sont plus ou moins en fonction des âneries qu’on fourre dedans. Vous êtes en train de m’expliquer que le voyage dans le futur n’est pas un voyage dans le temps ? »

    Biensûr que non, enflure: ON VOYAGE DANS LE FUTUR par essence. Demain, c’est le futur non? Quand vous vous réveillerez après avoir écrit une énième connerie dans votre blog, ce sera demain…donc, le futur? Vous avez…voyagé vers le futur, c’est tout. La flèche du temps est tournée vers le futur, par conséquent une dilatation temporelle n’est pas un voyage dans le temps, car le voyage dans le temps implique avant tout que la flèche du temps est réversible: On peut prendre un thé avec la révolutionnaires américains à Boston le matin et finir sa journée avec en compagnie de Christophe Colomb. Je finirais ma journée en dormant ce soir et demain matin en prenant un thé, j’en commencerais une nouvelle. J’ai voyagé dans le futur, mais pas dans le temps.

    « – Transposer la réalité dans un référentiel, c’est ce que fait le XVIIe siècle. C’est la méthode dite ‘empirique’ qui correspond au totalitarisme en politique. Un exemple : si on mettait Paris en bouteille, alors l’espace serait relatif. La symétrie par exemple, n’existe que dans un référentiel, pas dans la réalité. Etant donné qu’Aristote a mis en garde contre ce genre de transposition cinq siècles avant Jésus-Christ, ça en dit long sur l’arriération scientifique d’Einstein. »

    N’importe quoi. « La symétrie n’existe que dans un référentiel »…Vous chiez de ces conneries. Il n’y A RIEN DE CELA NI DANS LA RELATIVITE, NI DANS LA PHYSIQUE MODERNE, qui est complètement « asymétrique » – c’est d’ailleurs un des mots qui reviens le plus souvent en physique théorique, « brisure de symétrie ».

    Je doute que vous ayez réellement lu Aristote, et je sais que vous n’avez pas lu Einstein. On sait aussi très bien que vous n’avez ni lu Saint Augustin ni Thomas d’Aquin. Prenez vos réelles références: Dicocitations (en lien sur son blog, hihi!).

    « – Par ailleurs le constat de Poincaré que l’expérience d’Einstein sur la relativité du temps et de l’espace est purement théorique (autant dire débile si on est un tant soit peu ’scolastique’), ce constat est ultérieur aux phrases que vous avez relevé. »

    Mais bien sûr. Et Hegel était un nazi. Ah, mais attendez….il l’est réellement, pour vous.

    Un scientifique lit votre gloubi-boulga, et il dirait sans hésiter que c’est du Bogdanoff. Je me suis déjà amusé à faire le test…

    « Maintenant excusez-moi mais je commence à en avoir ma claque de causer de gadgets sans intérêt avec un type plein de préjugés glanés sur wikipédia. »

    Je pense surtout que vous sentez que La Voix n’est pas aussi clémente et qu’il faudrait mieux dégager. Sage décision. By the way: Vous avez parlé, les 3/4 du temps, avec un physicien théoricien qui fait sa maîtrise. On lit pas les articles de wiki dans leurs cours. Encore moins dicocitations…

    N’oubliez pas le documentaire du soir sur Arte hein!

  87. Spendius said,

    L’insulte renforce la camaraderie, la confrontation virile, La Voix. Essayez, ça détend.

    « (Newton basé sur Descartes, Spendius ? Pas sur Galilée ?) »

    Toute la science moderne est basée sur Descartes, finalement. Le bonhomme a peut-être fait du mal à la religion chrétienne, il a néanmoins libéré la science. Je pense d’ailleurs que dans un sens strict, le raisonnement scientifique et le raisonnement métaphysique ou religieux ne vont pas ensemble. Le scientifique a le devoir de rechercher la cause naturelle des choses, et il ne peut pas la nier, même si il ne la voit pas. C’est un complet « naturaliste ». Il doit admettre avant de commencer son travail qu’absolument tout est rationnellement explicable, et donc que rien ne dépasse la raison.

  88. La voix dans le desert said,

    La philosophie, genre auquel je m’essaie, n’est pas précisément l’art de la confrontation virile.

    De mon point de vue, ce n’est pas à la seule religion catholique que Descartes a fait du mal, mais aussi à « dame philosophie ». Dans la scolastique, les sciences -par ce vocable, on entend aussi la philosophie- ont pour vocation à connaître le réel, je ne peux donc qu’être d’accord avec vous sur ce point Le scientifique a le devoir de rechercher la cause naturelle des choses, et il ne peut pas la nier, même si il ne la voit pas. C’est là l’objet matériel. La philosophie se distingue des autres sciences humaines par l’objet formel de son étude, qui est la recherche des causes premières, tandis que les autre sciences cherchent les causes secondes, chacune en son domaine.
    En ce qui concerne votre dernière phrase, il me semble que vous confondez entre ces deux propositions : « tout a une explication » et « tout est compréhensible par la raison ». Que rien ne soit sans cause, c’est une évidence première, on le sait au moins depuis Aristote. Mais de là à dire que la science parviendra à tout expliquer parce qu’il n’y a pas de bornes à l’entendement humain, il y a un fossé que je me refuse à passer. Evidemment, le savant avance sans se soucier de savoir jusqu’où ira la science, et là il fait comme le philosophe, il reconnaît les capacités de la raison, sans pour autant lui reconnaître un pouvoir absolu.
    Le naturalisme dont vous parlez ne présente qu’une simple analogie avec celui dont il est question en philosophie. Si ce « naturalisme » est simplement dans votre bouche, l’expression maladroite de l’objet mtériel de la science, ce n’est pas moi qui irait vous contredire en affirmant que le savant n’est pas un naturaliste. Si vous voulez dire que les siences en tant qu’elles sont « naturalistes » se refusent à être englobée dans un système qui les dépasse, là je vous contredirai. En bref, je ne pense pas qu’il y ait besoin de croire en Dieu pour prouver une thèse ou une autre en physique ou en médecine. Ce qui m’inquiète, ce n’est pas le nombre de savants athées, c’est le fait qu’il n’ya ait plus personne pour rappeler que les la philosophie est la maîtresse des sciences humaines et que celles-ci sont toutes liées entre elles.

  89. La voix dans le desert said,

    Ce serait tout de même dommage que ce post intitulé « convergence de points de vue » ne soit le théatre que de seules polémiques.
    Remarquez, au moins le titre est drôlement décalé, du coup.

  90. Spendius said,

    « Mais de là à dire que la science parviendra à tout expliquer parce qu’il n’y a pas de bornes à l’entendement humain, il y a un fossé que je me refuse à passer. »

    C’est là le noeud du désaccord. Je peux vous assurer que la plupart des scientifiques y croient, pas que Dawkins – les « causes premières » passent à la trappe. D’après vous, il arrivera un moment ou ils admettront que non et laisseront tomber leur orgueil devant l’évidence?

  91. La voix dans le desert said,

    Non, je ne pense pas que ceux-là changeront, mais il est clair que malgré eux, la situation finira par revenir à la normale. Les folles passions ne durent guère, hein.

    Si, une fois que vous serez devenu un scientifique en acte, vous travaillerez à agir hors de tout scientisme et à décocher à cette idéologie quelques flèches de tant à autres, alors on pourra dire que les choses auront progressées.

  92. Spendius said,

    Ohoh. Pour l’instant, « l’idéologie » fonctionne bien – on est même en train de chercher une « théorie du Tout », c’est dire!

  93. Lapinos said,

    – C’est avec des phrases comme : « On voyage dans le Futur par essence » que vous espérez vous faire passer pour un type sérieux, Spendius ? Non parce que ce genre de délire n’a rien à voir avec la science mais bien plutôt avec le crétinisme de Husserl ou de Heidegger. On ne peut pas en science justifier un crétin, Einstein, par un autre qui dit la même chose : Heidegger, les deux ayant en commun de ne pas trop savoir eux-mêmes ce qu’ils disent. Heidegger par exemple pense commenter la ‘Physique’ d’Aristote à laquelle il a rendu un hommage empoisonné, alors même qu’il est à peu près incapable ne serait-ce que de la traduire correctement.

    De la doctrine matérialiste d’Aristote (ce matérialisme même qui a contraint Thomas d’Aquin à certaines périphrases du fait des circonstances politiques et religieuses), Heidegger a tiré une des idéologies les plus inconsistantes de l’histoire de l’humanité, une idéologie à laquelle, si elle avait existé dans la Grèce antique, Aristote n’aurait même pas accordé une demi-seconde de son temps.
    Je veux bien causer de Hegel qui a une certaine cohérence, même si la clef de voûte manque, ou même Kant à l’extrême limite… mais les slogans débiles de Husserl ou Heidegger, je refuse de patauger dans ce bourbier.

    – Je vous traduis Poincaré, Spendius, une nouvelle fois : la ‘brisure de symétrie’ implique qu’il y ait d’abord une symétrie. Et cette symétrie-là, comme Poincaré est encore capable de le comprendre, appartient au référentiel et pas à la réalité. La symétrie, dans le sophisme d’Einstein, est à plusieurs ‘endroits’. D’abord dans la ‘vitesse’ (relativité dite ‘spéciale’), relation de symétrie entre l’espace et le temps.
    Ensuite dans l’équidistance (relativité dite ‘générale’) entre deux points dans un repère qui permet de déterminer une simultanéité, puis deux, puis trois, etc. (vous vous foutez de la gueule des théoriciens de la ‘superstring theory’ mais ces débiles profonds ne font que pousser l’aveuglement jusqu’au bout, et en ce sens ils sont plus rationnels que vous.)
    Autrement dit la ‘brisure de symétrie’ n’est qu’un miroir, une symétrie brisée. En peinture, on appelle ça une ‘anamorphose’, et en algèbre une fonction [f(x)] c’est-à-dire l’application d’un coefficient à une symétrie.
    Poincaré a effleuré ce qui fait d’Einstein un sophiste particulièrement débile par rapport à d’autres sophistes antérieurs, c’est qu’à l’intérieur même de son sophisme, Einstein se contredit. Il déduit l’élasticité (qui n’en est pas une mais une ‘géométrie algébrique variable’ pour être exact) de la rigidité.
    Pour être un ‘bon sophiste’, et l’Antiquité grecque ou romaine regorge de bons sophistes, le minimum est d’être cohérent à l’intérieur de son système. C’est pourquoi Einstein est un piètre crétin qui permet de situer le niveau intellectuel de la République laïque.
    Je répète qu’un catholique pas plus qu’un communiste n’a de raison de gober ce genre de niaiserie quantique TOTALEMENT étrangères à la religion catholique ou à la logique de Marx.
    Je répète que la superstition darwinienne, plus ‘populaire’ encore qu’Einstein, même si ce dernier fournit indirectement la matière des films de Schwartzeneger ou des délires des frères Bogdanoff, les idées de Darwin viennent de la même absence d’intelligence scientifique.

  94. Lapinos said,

    Je vous avais prévenu, la Voix, vous vous êtes fait piéger par cet ignare de Spendius.
    Bien sûr Descartes n’a aucun rapport avec la Nature ou les sciences naturelles.

    Descartes est quand même connu pour avoir déduit que l’âme est une glande dans le cerveau !!! Connu aussi pour ses animaux mûs par la… mécanique !!! Même si Voltaire n’était pas un grand scientifique, il a quand même compris qu’il était temps, après les théories calamiteuses de Pascal ou Descartes, pervers équarisseurs de cercle, de rétablir un minimum de sens commun.

    Là où vous êtes à côté de la plaque, la Voix, c’est que vous ne voyez pas qu’il y a bien une philosophie dans tout ça, à tel point que comme il s’agit d’une pseudo-science de charlatans il n’y a même là-dedans QUE de la philosophie ou de la métaphysique.
    Le ‘chat de Schrödinger’, par exemple, mascotte des crétins quantiques, n’a rien à voir avec la Science mais tout à voir avec la philosophie, le sophisme, sophisme qu’un catholique ou un communiste ne peut désigner autrement que sous le vocable de ‘superstition’. SI les théories assez clairement idiotes d’Einstein continuent d’inspirer le respect dans la secte laïque c’est parce qu’elles tiennent lieu de métaphysique, elles jouent le rôle du coran dans l’islam ou du Talmud dans la religion juive. Osez remettre Darwin ou Einstein en question publiquement à la télé ou à la radio et là vous verrez ce que c’est qu’une vraie fatwa soutenue par les institutions de la République et le ministère de l’Intérieur : rien à voir avec quelques barbus musulmans pouilleux qui envoient des menaces de mort à ceux qui les insultent du haut de la tribune du ‘Figaro’, et avec la bénédiction du syndicat de la magistrature.
    Et si vous ne pigez pas ça, La Voix, qu’Einstein n’a rien à voir avec la Science mais tout à voir avec la propagande atomique, c’est parce que vous n’avez aucune idée de la science contrairement à Aristote, Thomas d’Aquin ou Karl Marx.

    C’est une faute de mettre sur le dos de Francis Bacon ou Auguste Comte comme fait J. Ratzinger les propres tares de l’Eglise.
    A. Comte est un des premiers à avoir dénoncé le triomphe des imbéciles à polytechnique et par conséquent l’avènement du rationalisme, à anticiper des outres d’orgueil comme Giscrad d’Estaing ou Jacques Attali.

    Si A. Comte est d’ailleurs autant apprécié en Amérique du Sud, c’est que l’Amérique du Sud est elle-même victime de la farouche bêtise des crétins de Princeton ou du MIT, sans compter les experts-comptables criminels du FMI. En dehors de quelques vieillards déjà morts et de quelques femelles innées réunies autour de lui comme autour d’une rock star, qui peut prêter attention aux beaux discours du pape ? Personne de vivant.

  95. Spendius said,

    Écoutez, j’en ai marre. Je largue l’éponge. Et comme je suis orgueilleux comme un chien et que je suis un vrai enfant, ce serait sympa que vous puissiez éliminer les références biaisées qu’il prend à la physique, ou ses deux derniers messages tout simplement. Sinon, je serais obligé de le répondre (car comme je l’ai dit, je suis orgueilleux)…et ça m’emmerderait beaucoup. Il a bien éliminé des messages que je l’ai envoyé dans son blog qui représentaient plusieurs pages et au moins deux heures d’écriture pour moi (quand je vous dit que je suis orgueilleux), j’ai le droit à une revanche, non?

  96. Spendius said,

    De plus, je lui ai demandé d’arrêter d’essayer de lancer le débat avec moi, comme vous l’avez demandé de s’en aller…

  97. Spendius said,

    « je l’âche l’éponge »

  98. Lapinos said,

    Vaut mieux que vous jetiez l’éponge en effet, Spendius, car faire gober à quelqu’un qui a un minimum d’intelligence que le chat de Schrödinger « qui est mort mais qui n’est pas mort », ce genre d’étronime sottise à un quelconque rapport avec la science, c’est comme de la part de votre pote Restif faire croire que Bloy a un quelconque rapport avec Heidegger : de la pure escroquerie.

    Vous pouvez bien vous moquer après ça de Maurice Dantec et des frères Bogdanoff, vous êtes de la même espèce.

  99. La voix dans le desert said,

    Spendius,
    Souffrez encore un peu, Spendius, que je laisse les choses telles qu’elles sont, vous obligeant à répondre une dernière fois à Lapinos afin de sauver votre honneur -et de m’expliquer cette histoire de chat qui m’a toujours laissé pantois, par la même occasion. Après, promis, je censurerai les réponses de votre adversaire s’il en commet.

    Lapinos,
    Je crois bien que le darwinisme est une pure philosophie, mais je vous dis que je ne suis pas un physicien ni même en passe de le devenir, ni même instruit un temps soit peu de physique. Faits qui m’autorisent et même m’imposent de me taire. La dernière fois que j’ai entendu parler de physique quantique, on m’a narré cette histoire de chat mort et vivant à la fois, et j’avais bien rigolé. Maintenant, parce que je n’y connais strictement rien, je ne m’avance en rien. Sans doute y a t’il beaucoup d’écarts entre ce qui est la thèse scientifque proprement dite, et la vulgarisation qu’en a fait le commun des mortels. Je ne suis « piégé » par personne. On dirait bien plutôt que c’est vous qui êtes piégé, obligé d’avoir une opinion sur tout, même sur ce qui vous dépasse. Quant à moi, j’écoute ce qu’on me dit, rien de plus. Si on me dit qu’un chat peut être mort et vivant à la fois, je m’insurge, évidemment, car je ne vous ai pas attendu pour savoir que cette vulgarisation scientifique -pseudo scientifisme pour le coup- était un pur sophisme.

    Ce que Spendius dit, c’est que vous manquez de science, et je suis presque forcé de le croire vu que je constate moi-même que vous manquez de philosophie. Votre façon de marier les différents systèmes de philosophie entre eux, d’Aristote à Karl Marx, en passant par Saint Thomas et Bacon, sans oublier Hegel, est à la rigeur d’un historien, mais surement pas d’un philosophe. Le dernier exemple en date, qui illustre parfaitement ce que je veux dire, est votre raccourci qui mettait saint Thomas et Averroès dans le même sac. Ne vous en déplaise, il y a des mondes entre le matérialisme de Karl Max et le réalisme de Saint Thomas d’Aquin, et puisque la seule façon que vous ayez trouvée de prouver le lien entre tous les génies de votre panthéon est l’invention d’un vocable qui ne correspond à aucune réalité systématique, « positivisme », je me vois donc obligé de nier vos folles théories. Ce n’est pas plus compliqué que cela. Je vois bien comment l’on peut dire que Comte et Marx sont de même farine, mais j’attends encore que vous me prouviez autrement que par l’amour de Karl Marx pour la vérité scientifique, que Karl Marx est un scolastique, que ses principes philosophiques et scientifiques premiers sont ceux d’un scolastique.

    Lorsque Spendius aura répondu, ne lui rétorquez rien, je censurerais votre prose.

  100. Spendius said,

    « Vaut mieux que vous jetiez l’éponge en effet, »

    Oui oui, vous avez gagné. Content? La vérité a triomphé. Vous êtes un vrai génie, et le monde se rappelera de vous. D’ailleurs, comment avance cette critique de l’esthétique de Hegel, ou ce livre à la gloire de Marx?

    « car faire gober à quelqu’un qui a un minimum d’intelligence que le chat de Schrödinger “qui est mort mais qui n’est pas mort”, ce genre d’étronime sottise à un quelconque rapport avec la science. »

    Pour La Voix, je vous corrigerais une dernière fois: Le « chat de Schrödinger », n’est pas une réalité, c’est une vue d’esprit, qui a pour but d’illustrer les propriétés de la mécanique quantique en les transposant à grande échelle, mais surtout, et l’on oublie (je ne le savais pas), de dénoncer les paradoxes de l’interprétation que l’École de Copenhague fait de la mécanique quantique.

    L’École de Copenhague réunit certains physiciens qui, face aux nouveautés et surtout aux étrangetés de la mécanique quantique, décident qu’au lieu d’en chercher un sens sous-jacent, qu’il faut les prendre comme ça vient, au contraire. Si il y a un paradoxe qui émerge des équations, qui confronte le sens commun, il faut priviliégier l’équation au sens commun, et ne pas chercher à comprendre comment cette absurdité peut exister. C’est finalement, oui, une défaite de la science, tout du moins partielle, car la science n’est pas simplement un alignement de faits comme c’est aussi leur compréhension, les rendre intelligibles à notre esprit. L’Ecole de Copenhague nie cette dernier partie du processus scientifique dans le domaine « domaine du quantique ». C’est le « Shut up and calculate » (une des grandes phrases de l’École de Copenhague)
    Et biensûr, cette manière de voir les choses avait ses ennemis, et pas des moindres, le plus connu étant Albert Einstein, qui a aussi mis en évidence un paradoxe, le « paradoxe EPR » – et le « chat de Schrödinger » est un peu dans la même lignée. La mécanique quantique est juste, mais on comprend pas comment ça se fait qu’elle le soit, ils nous manque le « sens ». C’est la faute de sens qui est illustrée dans le chat de Schrödinger.

    Les physiciens travaillent sur ces domaines – il est clair que tout ceci n’est pas complet, ni esthétique, un peu comme la Th. de la gravitation de Newton n’était pas satisfaisante, même pour son inventeur.

  101. Spendius said,

    Et par « travailler sur ces domaines », je pense surtout dans les domaines de la « Grande unification », à savoir, la recherche de la théorie qui permettra de décrire la réalité à toutes les échelles, de combler la « fracture » qui existe entre le microscopique et le macroscopique, comme les anciens scientifiques ont unifié le monde céleste et le monde terrestre, en montrant qu’ils sont régis par les mêmes lois.

    « ’est comme de la part de votre pote Restif faire croire que Bloy a un quelconque rapport avec Heidegger : de la pure escroquerie. »

    Je pense que Restif, qui a lu et étudié Bloy, sait immensément sur le personnage pour que ces « escroqueries » soient dignes de confiance. Vous n’opérez que par caricatures. Je ne pense même pas que vous aviez lu la réponse de Restif. Vous l’avez juste parcourue, tombé sur « Heidegger », et vous vous êtes accroché à ça pour l’insulter.

    « Vous pouvez bien vous moquer après ça de Maurice Dantec et des frères Bogdanoff, vous êtes de la même espèce. »

    Pourtant, c’est vous qui regardez les programmes télé des Bogdanoffs.

  102. La voix dans le desert said,

    (Ah ben, comme quoi, j’aurais eu tort de me priver de vos lumières, Spendius.)

  103. Spendius said,

    Moui. Je pense que si un véritable scientifique avait lu ce que j’ai écrit, il aurait trouvé cela très niais. Néanmoins, les scientifiques ont une tendance au snobisme. J’ai des discutions titanesques avec mon frère (qui est physicien) ou je défends le christianisme devant ses arguments impregnés jusqu’à la moelle de Dawkins.

  104. Beethoven said,

    La voix, dommage que vous n’aillez pas trouver le même avion avec l’effigie de Marx, Lénine ou Staline.

  105. La voix dans le desert said,

    Spendius,
    Faites fi du snobisme, on est sur un blog, pas dans un congrès scientifique. J’ai eu ce que je désirais et je vous en remercie. Si d’un autre côté, vous pouviez trouver ici l’inspiration nécessaire pour défendre le christianisme face à Dawkins, j’en serais ravi.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :