Casse-Noisette

12-09 at 4:32 (Beauté, Musique)

Tant qu’on y est à se bercer de musique, autant en profiter pour mettre cet extrait connu de Casse-Noisette, la joyeuse pièce de Tchaïkovsky.

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« Le lac des cygnes » à Paris

11-09 at 8:12 (Beauté, France actuelle, Musique)

Un peu de la Russie Eternelle en France décadente.

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Seigneurs d’Espagne

10-09 at 8:23 (Encyclopédie, Hispanophilie, Histoire, Lectures)

« Notre mouvement ne serait pas entièrement compris si l’on croyait qu’il n’est seulement qu’une façon de penser; ce n’est pas une manière de penser, mais une façon de vivre. Nous ne devons pas seulement nous proposer l’édification d’une politique, nous devons adopter dans toutes les manifestations de notre existence, dans chacun de nos gestes, une attitude profondément et entièrement humaine. Cette attitude, c’est l’esprit de sacrifice et de service, le sentiment spirituel et militaire de la vie. Ainsi donc que personne ne croit que nous venons faire des recrues afin de nous permettre d’offrir des prébendes; que personne ne croit que nous nous groupons pour défendre des privilèges. Je voudrais que ce microphone devant moi portât mes paroles jusqu’au dernier coin des foyers ouvriers pour leur dire : oui nous portons des cravates; oui, vous pouvez dire de nous que nous sommes des « hidalgos ». Mais justement nous apportons un esprit de lutte précisément, pour ce qui ne nous intéresse pas en tant qu’ « hidalgos »; nous entrons dans la lutte pour que beaucoup de notre classe s’imposent des sacrifices durs et pénibles, et, nous entrons dans la lutte pour qu’un Etat autoritaire puisse répandre ses bienfaits aussi bien sur les puissants que sur les humbles. Tels, nous sommes, ainsi que furent toujours les « hidalgos », d’Espagne. Ils parvinrent à la hiérarchie des seigneurs véritables parce que dans les terres lointaines comme sur le sol de notre Patrie, ils surent faire face à la mort, s’adonner aux tâches les plus rudes pour ce qui, du seul fait qu’ils étaient « hidalgos », aurait pu ne pas leur importer. »

José Antonio Primo de Rivera

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Encore une citation…

3-09 at 3:09 (Histoire, Lectures, Philosophie)

Puisqu’on en est à répondre à des phrases choisies reprenons une phrase du tristement célèbre Che Guevara :

 » Que importa la vida de un hombre cuando es en juicio el futuro de la humanidad? », ce qui donne en français « Qu’importe la vie d’un homme, lorsque le futur de l’humanité est en jeu? »

Impossible de résister à l’envie de faire répondre Berdiaev. Les lignes qui suivent sont de sa main, issues de « L’esprit de Dostoïevsky », à propos de « Crime et Châtiment »:

« La liberté dégénérant en arbitraire, ne reconnaît nulle chose sacrée, n’accepte aucune limite. Si Dieu n’existe pas, l’homme est lui même Dieu, tout lui est permis. […] Celui qui dans son arbitraire méconnaît les limites de la liberté, voit cette liberté disparaître et tombe au pouvoir d’idées qui l’asservissent. […]

En effet, le « prochain » est plus précieux que le « lointain », toute vie humaine, toute âme humaine vaut davantage que l’amélioration d’une humanité en devenir, qu’une idée abstraite […]

Il est aisé de tuer un homme mais […] il ne trouve dans cet acte aucune force pratique et […] y perd ses forces spirituelles […]

Les grands et authentiques génies, bienfaiteurs de l’humanité n’avaient pas agi de la sorte : ils ne se considéraient pas comme des surhommes à qui tout est permis, mais, se sacrifiant à ce qu’ils mettaient au dessus de l’humanité, ils purent accomplir de grandes choses pour l’humanité […]

Le cas de Raskolnikov marque déjà la crise de l’humanisme, le terme de la morale humaniste, la perte de l’homme par son auto-affirmation. L’apparition même du rêve du surhomme, et de la surhumanité, de la morale supérieure humaine, indique que l’humanisme s’est usé et a pris fin. […]

A ce point, l’empire de la compassion vient finir, il n’y a plus de merci pour l’homme […]L’arbitraire humain se donne le droit d’estimer lui-même la valeur d’une vie humaine et d’en disposer. Ce n’est pas à Dieu qu’appartiennent la vie humaine et le jugement suprême des êtres […] Et son jugement à lui [l’homme] est impitoyable, à la fois impie et inhumain […] Dieu est l’unique « idée » supérieure, et celui qui, ici, ne s’incline pas devant sa volonté supérieure détruit son prochain et se détruit lui-même. Tel est le sens de « Crime et châtiment »

Le temps de parole égalitaire n’a pas été respecté, mais votre serviteur administrateur de ce blog n’est pas égalitariste d’une part, et n’accorde pas la même valeur aux deux interlocuteurs en présence malgré eux dans cet article, d’autre part. N’en déplaise aux jeunes gens qui s’habillent de frusques à son effigie, Che Guevara est un Raskolnikov, c’est à dire un assassin.

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