Motu proprio -Summorum pontificum-

A propos du Motu proprio: Qu’en penser ?

(Traduction en Français)

L’état d’attentisme et d’optimisme qui entoure ce document est incroyable, ceci est comme une marque ou un signe de relâchement général du combat au sein du cercle des fidèles traditionalistes dont il semble qu’ils ne soient pas dotés de la même consistance spirituelle et doctrinale que jadis, lesquels enracinent solidement les principes. Cela s’apparente à une forme d’anémie spirituelle ou de détérioration des neurones qui paraissent empêcher une vue claire des choses. La Rome moderniste a toujours voulu et veut neutraliser le doigt accusateur de sa trahison et de son apostasie et tente de diluer, à défaut de ne pas pouvoir détruire, toute résistance traditionnelle de nature à combattre ses erreurs.

La Fraternité Sacerdotale St Pie X se trouve être la seule congrégation ecclésiastique d’envergure universelle (au niveau mondial) à laquelle s’ajoutent tous les autres groupes qui s’opposent au modernisme, même s’il y en a certains autres qui le font mais qui sont davantage limités à l’échelle internationale. Partant il est évident que l’objectif principal consiste à détruire, annihiler ou absorber, ou à tout le moins neutraliser cette résistance de quelle que manière que ce soit et il apparaît que la meilleure et la plus efficace soit celle de la lente mais importante désagrégation, dilution de cette force, par le biais de procédés d’une grande action dialectique, qui permette le “solve et coagula” (dissoudre et coaguler) typique de la Révolution Antichrétienne qui règne au sein même de l’Eglise.

Un des procédés utilisés pour parvenir à vaincre la résistance traditionaliste est ainsi de corrompre en diluant les concepts ou les notions claires et précises qui ont été à l’origine de cette même résistance.

Le moyen sera de produire un changement dans la mentalité des fidèles fermes dans la Tradition qui permette d’atteindre l’objectif tant désiré par les ennemis infiltrés dans l’Eglise et qui la gouvernent en détruisant la Foi de toujours et en créant une nouvelle Eglise post-conciliaire conformément aux plans de la synarchie ou globalisation universelle.

Le Motu proprio de Benoît XVI a pour finalité (dans un acte d’audace réfléchie) d’envelopper, de diluer puis d’absorber le bastion le plus fort de résistance au modernisme qui perdure en défendant la Foi, bastion qui se réduit toujours plus en peau de chagrin par les effets du Concile Vatican II.

L’on s’efforce de passer sous silence le rejet frontal de la nouvelle messe en reconnaissant que la Messe Tridentine (de toujours ou de Saint Pie V) n’a jamais été supprimée, mais en reconnaissant aussi que la nouvelle messe demeure la forme ordinaire (commune ou générale) et la Messe Tridentine la forme ou expression extraordinaire (spéciale et particulière) d’un même rite. Tout cela ne peut être admis du fait d’une erreur de fond doctrinale manifeste, car Mgr Lefebvre avait bien précisé que la nouvelle messe était un rite bâtard, mauvais, non catholique, proche de l’hérésie, qu’il était protestantisé, contraire à la Sacro-sainte Tradition de l’Eglise, alors comment pourrait-on dire aujourd’hui que c’est le même rite, c’est absurde, comme il est également absurde de penser, de croire ou de dire qu’avec le Motu Proprio la Messe Tridentine retrouve ses droits au point d’exulter un Te Deum ou de considérer cela comme un triomphe posthume de Monseigneur Lefebvre, alors même que le droit à la Messe de toujours ne peut consister, dans le meilleur des cas, en une égalité juridique avec la nouvelle messe, les deux comme forme ordinaire-ce qui constitue déjà un affront à l’exclusivité de la Messe tridentine et catholique face à la nouvelle messe protestantisée ou protestante suivant les manières dont on l’observe et on la qualifie car si nous nous arrêtons à la définition telle qu’elle figure dans l’article 7 de l’Institutio Generalis du nouveau missel, nous nous trouvons face à la cène protestante dans toute son expression. Or, il n’existe même pas d’égalité de droit (ce qui serait déjà baisser les armes) sinon pire encore, des droits inégaux, la nouvelle messe étant ce qui est commun ou ordinaire et la Messe tridentine, ce qui est du ressort du spécial ou de l’extraordinaire.

Cela revient à affirmer que la concubine est la femme ordinaire (de tous les jours) et l’épouse légitime (épouse extraordinaire, celle des jours exceptionnels) et implique que l’épouse légitime n’est même pas en rapport égal dame et maîtresse de maison avec la concubine.

Cela montre de surcroît qu’il s’agit d’un indult universel camouflé, masqué en un droit spécifique extraordinaire. Avec tout cela l’on fait en sorte, en raison du privilège obtenu, de payer le prix de la reconnaissance de la concubine et d’accepter, bien que l’une étant l’ordinaire et l’autre l’extraordinaire qu’elles soient toutes les deux les servantes d’un même Seigneur. Quelle plus grande entourloupe que celle d’un démon habillé en ange de lumière ?

De plus, sous apparence de bien, l’on nous gratifie de l’illusion d’un mirage, tel que par exemple, le fait de semer la division dans le camp des modernistes ou que les prêtres modernistes pourront dire la Messe Tridentine. Le premier élément, le même Benoît XVI se chargera de le déblayer car comme lui-même nous en avertit, pour dire la messe tridentine sont requises une culture liturgique et une connaissance minimale du latin que n’ont pas la majeure partie des prêtres, restant ainsi acquis que la nouvelle messe, tant de fait (situation réelle) comme de droit (norme juridique), est la norme ordinaire.

L’apparent avantage consistant en ce que les prêtres modernistes auront la possibilité (liberté) de dire la Messe Tridentine est une autre illusion, produite par l’effet de mirage après avoir vécu pratiquement pendant quarante ans dans le désert de l’abominable désolation a cause de la révolution liturgique; A quoi peuvent bien nous servir ou quel bénéfice peut-on tirer des prêtres qui nous disent la vraie messe si leur doctrine demeure toujours moderniste, car leur formation philosophique et théologique est moderniste et cela est très difficile à faire disparaître, à changer;

Ce qui pourrait tout bonnement arriver est que l’on favorise la confusion tels des sépulcres blanchis, blancs de l’extérieur et pourris de l’intérieur, blanchis ou masqués en disant la Messe Tridentine mais pourris de l’intérieur du fait de leur mentalité et de leur formation moderniste et ce, avec la circonstance aggravante de ne pas avoir la garantie de la certitude infaillible de leurs ordinations sacerdotales conférées avec le nouveau rite. Il ne se trouve aucun théologien en mesure de prouver la certitude infaillible des ordinations avec le nouveau rite, il y a au minimum un doute positif sur leur validité, si tant est que nous n’ayons une preuve de leur invalidité pour des motifs théologiques sacramentels de poids que l’on ne peut plus cesser de prendre en considération. De toutes les manières, sans entrer de plein fouet dans la question, qu’il nous suffise de dire que les ordinations sacerdotales conférées avec le nouveau rite sont dépourvues du sceau de la garantie infaillible propre à exclure tout doute d’invalidité.

J’espère que ces réflexions seront utiles afin que nous soyons consolidés dans la vérité et dans ses droits exclusifs sans amalgames dialectiques entre le bien et le mal, entre la vérité et l’erreur, entre Dieu et le Diable, entre le Christ et l’Anti-Christ, entre l’Eglise du Christ et la nouvelle Eglise Synagogue de Satan ou de l’Anti-Christ.

Nous sommes encore en un temps pour verser nos larmes en récitant un Miserere et que Dieu ait pitié de nos misères, sans que nous nous laissions aller à l’illusion et au mirage d’un optimisme infondé qui ne correspond pas à la réalité de la crise irréversible et ultime que nous vivons.

Que la Très Sainte Vierge Marie nous protège et qu’avec sa force devant la Croix nous demeurions forts dans la foi et dans l’amour de son Divin Fils

Abbé Basilio Méramo (Fraternité Sacerdotale Saint Pie X)

Prieur d’Orizaba (Etat de Veracruz, Mexique)

4 Août 2007

 

¿Que pensar?

Es increíble el estado de expectativa y de optimismo que gira alrededor de este documento, lo cual es como un signo o una señal del estado de distensión combativa general dentro del ámbito de los fieles tradicionalistas que pareciera no tienen la misma consistencia espiritual y doctrinal de antes que dan los principios solidamente arraigados. Es como una especie de anemia espiritual o de un deterioro neuronal que pareciera no dejar ver claro. Roma modernista siempre ha querido y quiere neutralizar el dedo acusador a su traición y a su apostasía e intenta diluir, si es que no puede destruir, toda resistencia tradicional que impugne su error.

La Fraternidad Sacerdotal San Pío X es la única congregación eclesiástica de envergadura universal (a nivel mundial) junto con todos los otros grupos que se le suman que se opone al modernismo, aunque hay otros que lo hacen pero son más limitados a nivel internacional. Es evidente luego que el objetivo principal sea de destruir, aniquilar o absorber, o por lo menos neutralizar dicha resistencia de algún modo y parece que el mejor y más eficaz seria el de la lenta pero firme disgregación, dilución de esa fuerza, por procedimientos de una amplia acción dialéctica, que permita el “solve et coagula” (disolver y coagular) típico de la Revolución Anticristiana que esta hoy imperando dentro de la misma Iglesia.

Uno de los procedimientos para lograr vencer la resistencia tradicionalista es, entonces, corromper diluyendo los conceptos, o las nociones claras y precisas que originaron dicha resistencia.

El medio será, producir un cambio en la mentalidad de los fieles firmes en la tradición, que permita el objetivo deseado por los enemigos infiltrados en la Iglesia, y que la gobiernan destruyendo la fé de siempre y creando una Nueva Iglesia postconciliar acorde con los planes de la sinarquia o globalización universal.

El Motu Proprio de Benedicto XVI tiene por finalidad (en un acto de pausada audacia) envolver, diluir y absorber el bastión más firme de resistencia al modernismo que aun se mantiene defendiendo la fé, que cada vez está más carcomida carcomida gracias al Concilio Vaticano II.

Se pretende silenciar el rechazo frontal de la nueva misa reconociendo que la Misa Tridentina (de siempre o de San Pío V) nunca fue suprimida, pero que la misa nueva sigue siendo la forma ordinaria (común o general) y la Misa Tridentina la forma o expresión extraordinaria (especial o particular) de un mismo rito todo lo cual es inadmisible, por ser un error de contenido doctrinal manifiesto, pues ya había dicho Monseñor Lefebvre que la nueva misa era un rito bastardo, que era mala y que no era católica que era próxima a la herejía, que era protestantizante, que era contraria a la tradición sacrosanta de la Iglesia, entonces como se podrá decir hoy que es el mismo rito, absurdo, como absurdo es además pensar, creer o decir que con el motu proprio la Misa Tridentina recobra su derecho al punto de exultar un Te Deum o de considerarlo como un triunfo póstumo de Monseñor Lefebvre, cuando el derecho de la Misa de siempre no puede consistir, en el mejor de los casos, en una igualdad jurídica ante la nueva misa, es decir ambas como forma ordinaria, lo cual ya es un agravio a la exclusividad de la Misa Tridentina y católica, ante la nueva misa protestantizante o protestante según se la mire y califique, por que si nos atenemos a la definición tal cual como aparece en el artículo 7 de la Institutio Generalis del nuevo misal, tenemos la cena protestante sin bemoles. Ahora bien ni siquiera hay igualdad de derecho (lo cual es ya claudicar) sino peor aún derechos desiguales, la nueva misa es lo común u ordinario y la Misa Tridentina lo especial o extraordinario, vale decir que la concubina es la mujer ordinaria (de todos los días) y la esposa legitima (es la mujer extraordinaria, la de días especiales) con lo cual ni siquiera la mujer legitima es igualmente dueña y señora junto con la concubina.

Esto muestra además que se trata de un indulto universal camuflado enmascarado, como un derecho especial extraordinario. Con todo lo cual se pretende que por el privilegio obtenido se pague el precio de reconocer la concubina y aceptar ser ambas las servidoras de un mismo señor, aunque la una sea la ordinaria y la otra la extraordinaria. ¿Que mejor jugada del demonio vestido de ángel de luz?

Además bajo apariencia de bien se nos brinda la ilusión del espejismo, como por ejemplo, sembrar la división en el campo de los modernistas o que los sacerdotes modernistas puedan decir la Misa Tridentina. La primera cosa, el mismo Benedicto XVI se encargara de despejarla pues como él advierte, para decir la Misa Tridentina se requiera una cultura litúrgica y un conocimiento mínimo de latín que la mayoría de los sacerdotes no tienen, permaneciendo así, la nueva misa, tanto de hecho (situación real) como por derecho (norma jurídica), es la norma ordinaria.

La ventaja aparente de que los sacerdotes modernistas tengan la posibilidad (libertad) de decir la Misa Tridentina es una ilusión más, producida por el espejismo después de vivir prácticamente durante cuarenta años en el desierto de la desolación abominable a causa de la revolución litúrgica; pues de que nos sirve o beneficia que los sacerdotes modernistas digan la Misa verdadera si su doctrina permanece y sigue siendo modernista, pues su formación filosófica y teológica es modernista y eso es muy difícil de suprimir, de cambiar, lo que simplemente acontecería es favorecer la confusión como sepulcros blanqueados, blancos por fuera y podridos por dentro, blanqueados o enmascarados al decir la Misa Tridentina pero podridos por dentro por la mentalidad y formación modernista, con el agravante de no tenerse la garantía teológica de la certeza infalible de sus ordenaciones sacerdotales conferidas con el nuevo rito. No hay ningún teólogo que pueda probar la certeza infalible de las ordenaciones con el nuevo rito, hay como mínimo una duda positiva sobre la validez, si es que no tenemos una prueba de su invalidez por razones teológicas sacramentales de peso que no se pueden dejar de considerar. De todos modos sin entrar de lleno en la cuestión bástenos que las ordenaciones sacerdotales conferidas con el nuevo rito están desprovistas del sello de garantía infalible que excluye toda duda de invalidez.

Espero que estas reflexiones sirvan para que nos consolidemos en la verdad y en sus derechos exclusivos sin amalgamas dialécticas entre el bien y el mal, entre la verdad y el error, entre Dios y el Diablo, entre Cristo y el Anticristo, entre la Iglesia de Cristo y la Nueva Iglesia Sinagoga de Satanás o del Anticristo.

Estamos todavía a tiempo para llorar recitando un Miserere y que Dios se apiade de nuestras miserias, sin que sigamos la ilusión y el espejismo de un infundado optimismo que no corresponde a la realidad de la crisis irreversible y última que vivimos.

Que la Santísima Virgen nos proteja y con su firmeza ante la Cruz permanezcamos firmes en la fe y en el amor a su Divino Hijo.

Basilio Méramo Pbro. (Fraternidad Sacerdotal San Pío X)

12 commentaires

  1. Beethoven a dit,

    19-08 à 5:22

    Cet article a retenu le plus grand interet de ma part et je ne vois rien à rajouter . Je m’abstiens donc de paroles innutiles qui dénatureraient le texte .

  2. lavoixdansledesert a dit,

    15-09 à 8:35

    Comme je m’abstiens de vous répondre…

  3. santiago a dit,

    24-10 à 6:12

    La Fraternidad ve el documento papal simplemente como el cumplimiento de una de las dos condiciones que ella misma exigió para empezar a tener conversaciones con la Iglesia oficial. Sólo cuando se cumpla la otra condición es que La Fraternidad se abocará a presentar sus posiciones doctrinales. En el terreno práctico es la única forma de abrir el camino a la Tradición; lo demás son aventuras, pues no sabemos siquiera en qué pueden terminar.

  4. lavoixdansledesert a dit,

    26-10 à 10:45

    Ahí es el problema. No es posible decir que Roma anticrista (como dijó Mgr Lefebvre) va a cambiar de doctrina, porque autoriza una misa que no fue prohibida. El problema es doctrinal, y el probleme de los sacramentos es una consequencia de este problema, nada mas.
    En el terreno practico, no hay solucion. De ninguna forma. Solamente podemos orar a Nuestro Señor, para que su intervencion venga pronto.

  5. Santiago a dit,

    25-11 à 11:16

    Yo pienso que tiene que haber una solución práctica, porque de lo contrario estaríamos especulando indefinidamente y nos saldríamos de la realidad, la cual exige siempre actitudes prácticas, sea cual sea el problema que se nos presente. Ya se trate de un problema doctrinal, ya de un problema moral o espiritual, la Iglesia existe en el mundo (bien que no sea del mundo), y en ese caso siempre tendrá que recurrir a auxilios temporales, es decir, de aquí abajo. La solución definitiva, por supuesto, no está sino en la otra vida, cuando ya no se den las circunstancias miserables de nuestra condición de pecadores.

  6. lavoixdansledesert a dit,

    30-11 à 4:36

    Nicolas Gomez Davila, un pensador colombiano escribio : “las concesiones son los peldanos del patibulo”. Conviene repetirse esta frase hoy en dia, luego la publicacion del Motu y las reacciones dentro de la Fraternidad, porque al obligarnos reconocer de manera implicita la “misa” segun Paul VI, el Motu nos obliga tambien renunciar en un principio de primera importancia : la exclusividad de la misa tridentina.
    Por otra parte, me parece mas importante que mantegamos la fe en nuestras clases, mas bien que llevemos a convertir el mundo ; e igualmente mas importante que la jerarquia romana vuelva a la tradicion mas bien que lleguemos a cualquier acuerdo con ella.
    Finalmente, estos festejos (las cartas de los obispos de la Fraternidad, de algunos sacerdotes de Francia, y por supuesto el Te Deum) prueban que los que nos hablan de “una victoria de la tradicion”, ademas de no conocer nada sobre el espiritu modernista, sobre la vida del cardenal Ratzinger llegado de ser Benedicto XVI, inversan las finalidades de la obra de Mgr Lefebvre (y eso contra el pensamiento ultimo de Mgr, exprimido en muchas conferencias o sermones de 1987 hasta su muerte, principalmente).
    Ataco este voluntarismo que no desea sino la accion cual que sea el precio que pagar (las concesiones), cual que sea el resultado (adecuado a las eventualidades), y lo oposo las estudias (para que nos mantegamos) y la Esperanza verdardera, que se apoya en Dios y no en los anhelos de los hombres.
    Ud me habla de hechos materiales, de etapas para lograr a una “solucion practica”… Temo que este programa no sea sino optimismo que no toma en cuenta la “dimension apocaliptica de la crisis” (segun diria el padre Méramo)
    Estoy esperando un hecho manifiesto de la Providencia divina para salvarnos de esta crisis, y no un texto que hace entrar una parte de tradicion en la basilica de Assisi.
    Tenga la bontad de disculpar mi mediocre espanol, y acepte mis saludos en Jesucristo.

  7. Etienne Pilorget a dit,

    7-01 à 4:06

    Mr l’abbé, je vais vous faire quelques remarques qui vont sans doute vous déplaire. J’ai passé beaucoup d’années à la FSSPX, et j’ai pris mes distances, car j’ai été extrêmement déçu. Avoir des principes et s’y attacher, c’est bien, c’est parfait. Mais beaucoup d’abbés de la FSSPX comme vous ne se rendent pas compte que le monde ne se réduit pas à des principes, et que l’on peut voir raison à ce point de vue, uniquement, et se tromper néanmoins complètement… Il est faux:
    1°que l’Eglise soit aussi corrompue que vous le dites
    2°que les fidèles lefebvristes soient meilleurs chrétiens que les autres. C’est triste mais je vous garanti par expérience que la FSSPX est loin d’être une voie (une voie pratique! je parle de la réalité de 2008, pas de la théorie!) de sanctification. Je pourrai vous parler une heure d’horreurs immondes à tous les niveaux de la FSSPX
    3°que dès qu’on ne fait pas ce que vous voulez, on soit manipulé, on cherche à tromper, le danger est immense etc.
    4°qu’il suffise de s’accrocher aux “bons principes” pour être bon catholique et bon prêtre!!!

    30 ans après se croire toujours dans la même situation, c’est grave…

    Ne le prenez pas mal Mr l’abbé et soyez assuré de mes sentiments de filial respect.

    E.P.

  8. lavoixdansledesert a dit,

    7-01 à 4:44

    Monsieur l’abbé Méramo n’est pas derrière cet écran, et je ne suis qu’un “éditeur” moderne de sa prose. Néanmoins, je me permets de répondre en mon nom aux questions que vous soulevez.

    1 L’Eglise conciliaire est corrompue, c’est indéniable. On ne compte pas les scandales qui s’y attachent depuis le concile, même en ôtant à ceux-ci la dimenson qui leur a été donnée par les journaleux antichrétien avides de médire de tout ce qui porte le nom de catholique. Là encore, je me place derrière Mgr Lefebvre qui disait que nous avions raison d’être scandalisé de ce qui se passe à Rome (argent, sexe), et encore, que nous ne savions pas tout. Mgr ajoutait : “si nous savions tout, nous serions horrifiés”

    2 Les fidèles “lefebvristes” comme vous dites (ce mot illustre un parti pris ou le plus souvent une idée reçue : voir la critique qu’en fait Mgr Lefebvre dans sa “Lettre ouverte aux catholiques perplexes”) ne sont pas forcément meilleurs devant Dieu que les autres, si on parle de qualités humaines. Si l’on se place du point de vue spirituel, toute vertu vient de la Foi. La question qui se pose donc est celle de savoir qui a gardé en dépot la Foi de 2000 ans de Tradition. Je côtoie chaque jour des catholiques ne croyant pas en la virginité de Marie (et des musulmans pour qui cette virginité est une évidence, mais ceci est un autre sujet), pour ne citer que ce dogme que l’on pourrait encore qualifier de mineur. Dans ce contexte d’apostasie généralisée, la Fraternité est une base solide. De là à dire que les fidèles de la FSSPX sont LES MEILLEURS dans tous les domaines, par rapport à qui que ce soit, il y a une marge, bien sûr.

    3 Il est toujours très dur de savoir qui est manipulé par qui et pour quoi dans ces affaires, où le plus souvent on ne voit que par reflet ou jeu d’ombre, un peu à la façon des prisonniers de la caverne de Platon. Mais il n’est pas difficile de se rendre compte des manoeuvres du cardinal Ratzinger tout au long de l’histoire de la FSSPX pour l’engager à la suite de Rome. Les enjeux sont immenses : la foi et plus généralement, les principes, alors le danger est forcément inquiétant.

    4 Non, il ne suffit pas de s’accrocher aux bons principes pour être bon prêtre ou même bon chrétien, mais ceci dit, les principes sont nécessaires. Avec les principes vous arriverez peut être à vous rapprocher de l’idéal de vie chrétienne au court du temps que Dieu vous imparti sur la Terre, sans les principes vous ne pourrez jamais arriver à rien. Cela, c’est le bon sens. Je ne crois pas que les écrits du père Méramo aillent à l’encontre de ce syllogisme en aucun passage.

    Je vous avoue ma perplexité face à votre avant dernière phrase. Trente ans après, nous sommes dans la même situation, dans la mesure où ni Rome ni la FSSPX (pour l’instant pour cette dernière) n’ont changé.

    Je ne pense pas qu’il soit une très bonne idée de prendre ses distances d’avec la FSSPX, dans la mesure où depuis les réformes conciliaires, au moins un doute plane sur la validité des sacrements dispensés par les “conciliaires”. Ceci dit, je vous avoue que je reste en marge de cette institution à cause de cet esprit ralliériste (dénoncé par l’abbé Méramo, ou par Max Barret, par exemple), et de quelques détails (devenus secondaires dans la situation actuelle). Non, la Fraternité n’est pas parfaite.
    Je pense que Monsieur l’abbé vous eût répondu sensiblement la même chose, s’il avait pu vous parler lui même. Ceci dit, je lui transmettrai au plus tôt votre courrier.

    Salutations en Jésus Christ, Roi.

  9. Anonyme a dit,

    26-03 à 4:22

    Bonjour,

    CI-joint un autre texte de M.l’Abbé Méramo traduit en français qui vient d’être publié le 30/01/08 en espagnol sur le site: http://ar.geocities.com/catolicosalerta/documentos/de_gloria_olivae.html

    De Gloria Olivæ

    Le triomphe de la Synagogue de Satan à l’intérieur de l’Église

    ou le Triomphe de la Cabalisation de l’Église.

    Cette devise est celle qui, selon Saint Malachie, correspond au pontificat actuel de Benoît XVI ; elle est l’avant-dernière ou dernière selon comme on la regarde de la fameuse liste, déjà presque oubliée, des Papes jusqu’à la fin, non pas du monde, mais des derniers temps apocalyptiques avant la Parousie.

    Cette devise acquiert sa véritable signification avec le triomphe de la Synagogue à l’intérieur de l’Église, autrement dit le triomphe de la judaïsation de l’Église, qui est l’Israël de Dieu, perverti par la gnose juive, nommée cabale. Elle n’a pas seulement pénétré le monde catholique en le pervertissant, comme l’expose remarquablement le P. Julio Meinvielle dans son ouvrage « De la Cabale au Progressisme » (ce titre indique clairement que le progressisme moderniste est d’origine et d’inspiration cabalistique, au même titre que toute la pensée moderne, qui culmine dans la philosophie allemande avec Kant, Fichte et Hegel). Mais bien plus, car de nos jours elle envahit et gouverne l’Église, depuis l’atypique Concile Vatican II, avec tous les Papes qui ont exercé le pontificat en son nom.
    Même si ceci paraît bien exagéré aux yeux des néophytes, libéraux ou simplement distraits.

    Quant à ceux qui ne savent pas, il leur suffirait d’ouvrir les yeux et de se souvenir de ce que dit le P. Meinvielle, en termes généraux : « Les Papes de la Renaissance et de la Contre Réforme se sont montrés favorables à la Cabale. » (p. 177). Que ne pourrait-il dire aujourd’hui ? C’est ainsi que s’explique, entre autres choses, le fait qu’un Paul VI arborait l’Efod (ou plus exactement le pectoral aux douze pierres) qui est l’attribut porté par le Grand prêtre de la Synagogue. Nous sommes donc là en présence de Papes sans couronne ni tiare, bien plus en accord avec une vision démocratique que monarchique de l’Église.

    La pensée moderne dérive de la philosophie allemande, comme le montre le P. Meinvielle, qui après avoir déclaré : « En faisant son entrée officielle à la Renaissance, la Cabale a acquis le pouvoir de cabaliser la pensée chrétienne .» (p. 181) conclut par cette affirmation : «Cette prise de possession de la pensée moderne par la cabale au travers de penseurs de la taille de Boehme, Spinoza et Leibnitz , va signifier une domination sans cesse grandissante qui finira par donner naissance à l’idéalisme allemand et la pensée contemporaine, laquelle découle de celui-là. » (p. 198). Le P. Meinvielle parlant «… du rythme global qui va entraîner par son caractère universel, puis conduire jusqu’à une modification substantielle de toute la doctrine et de la vie de l’Église Catholique » en arrive à la conclusion suivante : « une nouvelle religion est en mouvement et en gestation à l’intérieur de l’Église Catholique romaine ; une nouvelle religion substantiellement différente de celle que nous a laissée le Christ et qui acquiert les traits d’une gnose païenne et cabalistique parfaitement configurée. » (ibid. p. 257).
    Il écrivait ceci dans les années 70.

    La différence entre la gnose et la cabale est ainsi définie par le P. Meinvielle : « lorsque nous disons gnostique ou cabalistique nous entendons que le terme de ‘gnose’ possède une acception plus vaste que celui de ‘cabale’ puisque cette dernière restreint le terme de ‘gnose’ au monde juif. Il a existé et il existe encore une gnose païenne, typiquement hindoue, iranienne ou égyptienne. Nous pensons cependant que les gnoses qui opèrent dans le monde chrétien sont influencées par des causes et des éléments juifs ; soit directs, comme dans les cas de Boehme et Spinoza, soit indirects comme pour Hegel ou dans les mouvements modernes de Teilhard de Chardin ou de Jung. » (ibid. p. 324 ). Après cela nous ne devons pas être surpris du fait que, de nos jours, en plein et rayonnant modernisme philosophique et théologique, non seulement dans le monde mais aussi à l’intérieur de l’Église, nous osions affirmer, en totale concordance avec la devise de l’actuel pontificat de Benoît XVI « De Gloria Olivæ » qu’il s’agit du triomphe de la Synagogue à l’intérieur de l’Église. Sa véritable signification se révèle ainsi telle qu’elle avait déjà été entrevue par Caviglia Campora parlant des « triomphes de Israël, mais en tant que ‘Synagogue de Satan’ et non pas en tant que Israël de Dieu » dans sa préface-livre au livre du P. Antonio van Rixtel, publié sous le titre « Troisième Millénaire – Le Mystère de l’Apocalypse » édition Gladius, Bs. As. en 1995, p.338.

    La preuve de cela, c’est-à-dire de la judaïsation de l’Église par les papes fidèles à Vatican II, nous la trouvons lorsque nous constatons que plus personne aujourd’hui n’ose critiquer Benoît XVI publiquement et ouvertement depuis qu’on l’a recouvert du saint manteau de Pape conservateur (conservateur de quoi, si ce n’est de l’erreur, purifiée de ses arrêtes dissonantes, pourrai-je dire). Recouvert aussi de son fameux ‘Motu Proprio’grâce auquel il a réussi à déstabiliser et même à désactiver la résistance traditionaliste, tel ‘un coup de maître de Satan’, comme pourrait le dire aujourd’hui Monseigneur Lefèvre. Celui-ci appliquait cette expression au procédé qu’il dénonçait et par lequel, au moyen de l’obéissance, on menait à la désobéissance envers Dieu et à Sa Sainte Vérité, incarnée qu’elle est dans l’Église Catholique ; et ce par le moyen de la voie hiérarchique, ni plus ni moins, afin que la Révolution Anticatholique règne dans l’Église. On a ainsi pu dire que Vatican II a été la Révolution Française de 1789 dans l’Église et la liberté religieuse un Anti-Syllabus. Tout cela continue de nos jours et s’aggrave, tandis que nous conservons d’illusoires espoirs, car nous avons perdu de vue l’essence de la résistance de la Sacro Sainte Tradition Catholique de l’Église, laquelle, alors même qu’elle est totalement éclipsée et réduite à un tout petit troupeau (pusillus grex) selon les termes de Saint Luc, et se voit dispersée à travers toute la surface de la terre, conserve le témoignage de la vraie foi, au milieu même des faux pasteurs déguisés (ils n’en conservent que l’apparence) en brebis. Mais ce sont en réalité des loups rapaces qui dévorent la foi du troupeau, si nous nous en tenons aux saintes mises en garde des Écritures. Y a-t-il pire judaïsation que de légitimer l’Empire de l’erreur du haut de la chaire de Saint Pierre, en couvrant d’une fausse paix la corruption de la Vérité, alors que celle-ci ne règne plus sur la face de la terre ni dans l’Église par son magistère ?

    Au cas où quelqu’un, pour quelque motif que ce soit, pourrait penser que ces choses sont inimaginables puisque apocalyptiques, il suffit de lui rappeler ce qu’a déclaré Saint Pie X il y a plus de cent ans dans sa première encyclique « E Supremi Apostolatus » en 1903 : « Il n’est pas douteux que celui qui considère toutes ces choses devra admettre d’emblée qu’ une telle perversion des âmes est comme une première manifestation, comme le prologue des maux auxquels nous devons nous attendre pour la fin des temps ; alors il pourra même penser que le fils de perdition, dont parle l’Apôtre, habite déjà en ce monde (…) dans lequel les documents de la foi révélée sont contestés. (…) Au contraire – et ceci est le signe propre de l’Antéchrist d’après ce même Apôtre – l’homme lui-même a envahi le camp de Dieu avec une témérité extrême, s’élevant au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu. (…) Il s’assiéra dans le temple de Dieu en s’y faisant reconnaître comme s’il était Dieu. »

    Dans une autre encyclique « Ad diem illum lætissimum », Saint Pie X réaffirme que ces temps apocalyptiques ne sont pas aussi lointains que beaucoup ne se l’imaginent. On va jusqu’à écarter et même ridiculiser ceux qui pensent le contraire : «… ne devrions nous pas croire que notre salut est plus proche que nous ne le pensons ? Et cela surtout parce que nous savons par expérience que, et c’est un trait propre de la Divine Providence, lorsque les maux atteignent leurs limites, la libération n’est pas très éloignée. Le temps de sa venue est proche et ses jours ne sont pas lointains. »

    A fortiori lorsque l’obstacle (katejon) semble avoir été écarté, si nous considérons la réflexion suivante de ce même Saint Pape Pie X : « Veillez, oh vous prêtres, afin que la doctrine de Jésus Christ ne perde pas, par votre faute, les traits de son intégrité. Préservez toujours la pureté et l’intégrité de la doctrine …Beaucoup ne comprennent pas les soins jaloux et la prudence dont on doit user pour conserver la pureté de la doctrine…Lorsque cette doctrine ne pourra plus être conservée incorruptible et que l’empire de la vérité ne sera plus possible en ce monde, alors le Fils de Dieu apparaîtra pour la deuxième fois. Mais jusqu’à ce dernier jour nous devons conserver intact le dépôt sacré et répéter la glorieuse déclaration de Saint Hilaire : ‘Il vaut mieux mourir en ce monde plutôt que de corrompre la chasteté de la vérité. ‘ » (Pie X – Jérôme Dal Gal o.m. conv.1953 pp. 107 – 108). Et nous pouvons ajouter qu’il vaut mieux mourir plutôt que de violer la virginité de la vérité immaculée.

    Il est évident aux yeux de qui ne veut pas s’aveugler lui-même, que si Notre Seigneur doit venir lorsque l’Église (la hiérarchie) ne sera plus en mesure de continuer à maintenir l’empire de la Vérité, ce sera parce que l’Antéchrist se cera rendu présent une fois enlevé le fameux obstacle qui le retenait. Et nous pouvons voir aussi, grâce à Saint Pie X, qu’il s’agit de l’empire de la vérité maintenu par l’Église; nous voyons que de nos jours il brille par son absence alors que règne l’empire de l’erreur, de la confusion et de l’iniquité doctrinale ; c’est le règne des ténèbres, de la nuit obscure.

    Saint Augustin avait déjà signalé, au sujet de ce temps apocalyptique, l’éclipse de l’Église préfigurée par le soleil : « le soleil disparaîtra, le rayonnement de la lune est éclipsé. » ( La Cité de Dieu – Livre XVIII – chap. XXIII), c’est à cela que correspond ce que désigne la devise ‘De labore solis’. C’est aussi à cela que fait allusion Dom Gaspar Lefèbvre dans son commentaire du Missel pour les fidèles. Il y établit un parallélisme entre la vie du Christ et la vie de l’Église sur cette terre, en y adjoignant un texte de Saint Augustin. Tout cela nous fait penser aujourd’hui à la situation actuelle de l’Église. « A la fin Jésus termine sa vie par le sacrifice du Golgotha, suivi très rapidement par le triomphe de sa résurrection ; et tout comme Sa divine Tête, l’Église se verra alors vaincue et clouée à la croix, bien que ce sera pourtant elle aussi qui enlèvera la victoire décisive. Le Corps du Christ qui est l’Église, tout comme le corps humain, a été jeune en son temps, même si à la fin du monde elle semblera vieillie’ (Saint Augustin). » (Missel de Dom Lefèbvre- Temps de la Pentecôte – Exposition historique, édit. 1938).
    Ce passage a été supprimé dans les éditions les plus récentes, dans celle de 1962, par exemple.

    Le Pape Saint Léon disait déjà en son époque, parlant des temps apocalyptiques, que : « même si c’est bien caché, ne doutons pas du fait qu’ils sont très proches .» (Lecture IV in II Nocturno Dominica I adventus Pars Hiemalis Breviarum Romanum). Que ne dirait –il aujourd’hui ? …en voyant la situation actuelle de l’Église dans laquelle, depuis plus de quarante ans, c’est à dire depuis le Concile Vatican II (concile atypique et contradictoire, puisque non infaillible), on ne confirme plus les fidèles dans la foi, mais au contraire on fait tout pour la corrompre et la violer dans sa pureté immaculée. Ils se comportent comme des antichrists pseudo-prophètes, partant d’une fausse obéissance à une investiture divine au service, maintenant, de l’erreur, de la tromperie et du mensonge. Il s’agit là d’une évidente et palpable contradiction et aussi d’une opposition obstinée à l’indéfectibilité de l’Église, qui contraint les véritables fidèles à devoir irrémédiablement désobéir s’ils veulent demeurer fidèles à la Tradition Catholique, Apostolique et Romaine. Quelle contradiction ! Aura-t-on jamais vu chose plus apocalyptique dans l’histoire de l’Église ?
    Ce sont, hélas, des faits et devant eux il n’existe pas d’argument qui les puisse contredire.

    Le Pape Pie XII disait déjà, peu avant de mourir : « Il faut enlever la pierre du tombeau par laquelle ils ont voulu enfermer la vérité et le bien dans le tombeau ; il faut obtenir que Jésus ressuscite ; d’une vraie résurrection qui ne laisse plus aucun pouvoir à la mort : ‘Surrexit Dominus vere (Luc 24, 34) mors illi ultra no dominabitur’ (Rom 6, 9) puis il concluait ainsi « … et alors cessera la lutte et brillera la paix. Viens, Seigneur Jésus ! L’humanité n’a pas la force d’enlever la pierre qu’elle a elle-même fabriquée dans sa tentative pour empêcher Ton retour. Envoie ton ange, oh, Seigneur ! et fais que notre nuit s’illumine de la lumière du jour ! Combien de cœurs t’attendent, oh, Seigneur ! Combien d’âmes ne se consument-elles pas dans le désir d’avancer le jour de Ta venue où Toi seul vivras et règneras sur les cœurs ! Viens, oh, Seigneur Jésus ! Ils sont si nombreux les indices montrant que ton retour n’est pas lointain ! » (Message Pascal de 1957).

    Voici qui détruit l’opposition anti-apocalyptique consciente ou inconsciente, tant chez les catholiques modernistes que chez les traditionalistes (y compris les membres de leur clergé respectif). Ils ont tous une réaction allergique à la moindre allusion à ce sujet, pour le rejeter au rayon des oubliettes, exactement de la même manière que lorsqu’il s’agit de la mort, qui pour chacun doit advenir tôt ou tard, mais que l’on renvoie vers un avenir aussi lointain que possible, afin de vivre dans un faux optimisme pieusement élaboré dans le cadre d’un présent incertain.

    Le vénérable Père Castellani (vénérable, mais hélas pour un petit nombre seulement) déclarait à ce sujet : « Les illusions imbéciles et impies faisant croire que des milliers et des milliers d’années de vie universelle donneront à l’humanité le pouvoir d’accéder, par elle même et grâce à ces moyens là, au temps de l’éden rationaliste dont ont rêvé Diderot, Comte et Renan, et que paraît accueillir Allo… ce ne sont qu’illusions imbéciles et impies, si l’on en croit l’Ecriture. » (Les Notes de Benjamin Benavides – Ed. dictio. – Buenos Aires – 1978. pp. 409-410). Il ajoute plus loin : « l’apostasie de la foi et les artifices de l’Antichrist auront réussi à persuader le plus grand nombre que ce monde n’aura pas de fin et que tout doit aller de l’avant dans un continuel progrès jusqu’à devenir le paradis de la science et de la civilisation, qui est l’éden de l’homme émancipé … » (p. 475).

    Monseigneur Lefèbvre remarquait déjà, au sujet de la décapitation de l’Église : « les plans mondialistes des juifs se réalisent à notre époque faisant suite à la fondation de la maçonnerie puis à la Révolution qui a décapité l’Église et instauré la démocratie socialiste mondiale. » Puis , explique-t-il une fois encore, dans un autre texte assez apocalyptique et qui illustre bien la profanation sacrilège qui s’effectue par voie hiérarchique : « l’Apocalypse de Saint Jean a prophétisé, dans la vision des deux bêtes au chapitre 13, la manière dont les chefs de l’Église, par un changement de langage et par une profanation sacrilège, mettront leur pouvoir spirituel au service de la synarchie anti-Christ. » (Marcel Lefèbvre . Mgr Tissier de Mallerais , p. 634)

    Ceci concorde avec ce que dit le P. Castellani au sujet du sacrilège ecclésiastique en l’identifiant à l’abomination de la désolation « un sacrilège commis par l’Église en sa qualité d’Église serait purement et simplement ce que le Christ a qualifié de ’abomination de la désolation’. C’est ce qu’a perpétré la Synagogue » (Jean XXIII –XXIV une fantaisie’, ed.Theoria, Bs As. 1964 – p. 73) .

    Le Pape Pie XI donnait l’alerte en 1932 « Mais face à cette haine satanique contre la religion, qui rappelle le mystère d’iniquité dont parle Saint Paul (2.Thes. 2-7) les seuls moyens humains et les prévisions humaines ne suffisent pas … » (Caritate Christi complulsi).

    Saint Louis Marie Grignon de Montfort n’était pas moins apocalyptique et clamait, telle la voix dans le désert, dans sa fameuse prière enflammée « Votre loi est brisée, votre Évangile abandonné ; des torrents d’iniquité inondent toute la terre et entraînent vos propres serviteurs eux-mêmes ; toute la terre est désolée ; l’impiété est sur le trône ; votre sanctuaire est profané et l’abomination se trouve jusque dans le lieu saint…Ne faut-il pas que votre volonté s’accomplisse sur la terre comme au ciel et que votre règne vienne ? Tous les justes de la terre ne vous disent-ils pas : Amen, venez, Seigneur ? Toutes les créatures, même les plus insensibles, gémissent sous le poids des innombrables péchés de Babylone et en appellent à votre venue pour restaurer toutes choses. » Tout cela n’est-ce pas ce que, abasourdis et perplexes, nous voyons se déployer sous nos yeux ?
    Le nier serait fermer les yeux pour ne pas voir.

    Tout ceci devrait nous faire réfléchir pour mieux envisager les moyens de trouver une explication convenable à la crise actuelle dans un cadre réel et véridique qui nous aide à situer les choses dans leur contexte historique, selon le sens de l’histoire et surtout le sens théologique de l’histoire, afin de pouvoir nous situer et savoir à quoi nous en tenir. Dans le sens théologique de l’histoire nous devons nécessairement observer le sens exégético-apocalyptique sans lequel tout se dissipe (s’évanouit) sans nous permettre de rien comprendre.

    C’est dans cette intention que le P. Castellani nous rappelle : « La blessure est moins douloureuse lorsque l’on voit venir la flèche. » (L’Apokalypse, éd. Paulinas -Bs.As. 1963, p. 340) « C’est montrer un plus grand amour que de montrer aux hommes un fait inéluctable afin qu’ils s’en libèrent, plutôt que de tenter de le leur dissimuler ou d’en détourner le sens comme le fait la sensiblerie moderne » (ibid. p. 227). « Combien de fois devrai-je dire que l’Apocalypse n’est pas un livre fait pour inspirer de la peur, comme me le disait encore une pieuse personne hier. C’est un livre fait pour consoler et conforter ceux qui font face ou se voient menacés par ces peurs. La flèche provoque un moindre douleur à celui qui l’a vue venir. » (ibid. p. 284). « La maladie mentale caractéristique du monde moderne est la pensée que le Christ ne reviendra pas ; ou tout au moins de ne pas penser à son retour. » (Le Christ reviendra-t-il ou pas ? éd. Dictio – Buenos Aires 1976 – p. 17).

    Sous l’actuel pontificat de Benoît XVI on observe la grande Restauration Œcuménique d’un monde globalisé tel que nous pouvons le voir dans la description du P. Castellani « ..parmi les choses certaines il y a la grande fusion des peuples en un seul et l’avènement naturel de la Restauration Œcuménique » (ibid. p. 289), subtile falsification du christianisme, car selon les termes du P. Castellani « Le culte de Satan lui-même ne possède pas la subtile malice et la totale falsification de la vérité contenue dans cette hérésie qui falsifie le christianisme dans son entier ».( L’Apokalypse – p. 188). En conséquence c’est ainsi que nous voyons aujourd’hui comment, par le modernisme, on désarticule les intelligences en les rendant incapables de capter la vérité ; de sorte que rien ne conserve son sens original mais en prend un autre tout différent et par là même devient hétérodoxe en matière de foi ou des choses de foi.

    Les paroles de Monseigneur Lefebvre sont à comprendre en ce sens lorsqu’il déclare : « C’est dans la mesure où le Pape s’éloignerait de cette tradition qu’il deviendrait schismatique et se séparerait de l’Église » puis évoquant le concile Vatican II « Ce concile représente, tant aux yeux des autorités romaines qu’aux nôtres, une nouvelle Église qu’ils appellent d’ailleurs ‘l’Église conciliaire’. Nous croyons pouvoir affirmer en nous en tenant à la critique interne et externe de Vatican II, c’est-à-dire en analysant les textes et en étudiant les circonstances particulières de ce Concile, que celui-ci en tournant le dos à la tradition et en rompant avec l’Église du passé est un concile schismatique. On juge l’arbre à ses fruits ! » (Un évêque parle – pp.96- 97).

    Il signale quels sont ces fruits en disant avec courage : « Un pacte de non agression a été concerté entre l’Église et la maçonnerie. On a recouvert cela du nom de ‘aggiornamento’ ou de ‘ouverture au monde’ ou encore de ‘œcuménisme’. Désormais l’Église accepte de ne plus être celle de l’unique vraie religion, l’unique chemin de salut éternel. Elle reconnaît les autres religions comme sœurs. Elle reconnaît comme un droit accordé par la nature de la personne humaine, que celle-ci soit libre de choisir sa religion et qu’en conséquence un État catholique ne soit plus admissible. Et ce nouveau principe une fois admis, c’est toute la doctrine de l’Église qu’il faut changer : son culte, son sacerdoce, ses institutions …C’est donc là un bouleversement total de la tradition et de l’enseignement de l’Église qui s’est opéré au cours du Concile et par le Concile. Tous ceux qui ont coopéré à l’application de ce bouleversement acceptent et adhèrent à cette nouvelle ‘église conciliaire’ ainsi que la désigne Son Excellence Mgr Benelli dans la lettre qu’il m’adresse au nom du Saint Père le 25 juin dernier ; ils entrent dans le schisme ». » (Un évêque parle – pp.97- 98 ).

    C’est cette Église que veut et représente Benoît XVI et à laquelle il a collaboré au cours de tout le Concile Vatican II en qualité de théologien expert et ensuite de cardinal Préfet depuis 1982 à la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi, pendant tout le pontificat de Jean Paul II , au point de faire que Mgr Lefèbvre se soit exclamé, après son entrevue avec lui, que Rome était dans l’apostasie «Ce qui vous intéresse tous c’est de connaître quelles sont mes impressions après l’entrevue que j’ai eue avec le Cardinal Ratzinger le 14 juin dernier. Hélas je dois dire que Rome a perdu la foi, Rome est dans l’apostasie. Ce ne sont pas des paroles en l’air, c’est la vérité : Rome est dans l’apostasie. On ne peut plus avoir confiance en ces gens là puisque ce sont eux qui abandonnent l’Église. C’est sûr. » Et il poursuit avec ce qui pourrait être la réfutation anticipée du fameux Motu Proprio actuel :

    «Il n’est pas facile de tracer rapidement le cadre de toute une situation. C’est ainsi que j’ai dit en quelques mots au Cardinal (Ratzinger) : Vous voyez, Éminence , même si vous nous accordez un évêque, même si vous nous consentez une certaine autonomie au sujet des évêques, même si vous nous accordez l’usage de la liturgie de 1962 et la possibilité de continuer avec nos séminaires et la Fraternité comme nous le faisons maintenant, nous ne pourrons pas collaborer, c’est impossible. Pour nous Notre Seigneur Jésus-Christ c’est toute notre vie. L’Église est Notre Seigneur Jésus Christ, elle est son épouse mystique. Le prêtre est un autre Christ et sa Messe est le sacrifice et le triomphe de Jésus-Christ par la Croix. A Écône et dans nos autres séminaires nous apprenons à aimer le Christ, à porter tous nos efforts vers le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ. L’objectif de notre apostolat c’est le règne de Notre Seigneur. Voilà ce que nous sommes nous. Vous faites le contraire. Vous venez de me dire que la société ne peut ni ne doit être chrétienne, que c’est contre sa nature. Vous avez voulu me démontrer que Notre Seigneur ne doit ni ne peut régner sur les sociétés. Vous avez voulu me prouver que la conscience humaine est libre par rapport à Notre Seigneur Jésus Christ. Qu’il faut laisser la liberté aux hommes et, selon votre expression, leur laisser un espace social autonome. Ceci est de la déchristianisation. Nous ne pouvons pas nous comprendre. Nous ne sommes pas avec la déchristianisation. C’est tout, nous ne pouvons donc pas nous entendre. Voila en résumé ce que j’ai dit au Cardinal et nous nous voyons obligés de constater que nous ne pouvons pas les suivre. Car c’est de l’apostasie. »

    Et comme si ceci ne suffisait pas Mgr Lefèbvre précise :

    « Je pense que nous pouvons parler de déchristianisation et que ces personnes qui occupent Rome aujourd’hui sont des anti-christs. Je n’ai pas dit Anté-Christs, j’ai dit anti-christs, comme le décrit Saint Jean dans sa Première Lettre : ‘ l’Anti-Christ fait déjà des ravages en notre temps’. L’Anti-Christ, des Anti-Christs ; c’est ce qu’ils sont, c’est absolument sûr. » (Extrait de la Conférence du 14 septembre 1987 à Écône.).

    On ne peut oublier ces choses, c’est la raison de notre ferme résistance et apparente désobéissance, préférant désobéir à des hommes qui, au nom de Dieu (comme s’ils étaient Dieu eux-mêmes) exigent une fausse obéissance pour crucifier Dieu à nouveau, dans son Corps Mystique qu’est l’Église, mais sûrs que nous sommes d’obéir et de rester fidèles à Dieu lui même. Oublier cela c’est la capitulation, c’est à dire faire un faux-pas, c’est perdre le nord, c’est la désorientation totale.

    L’effet produit par le ‘Motu Proprio’ semble avoir été, d’une certaine façon, de rendre perméable la glorieuse résistance, en parvenant à détourner l’attention du cœur du problème, à dévier les attaques, puisque presque personne maintenant ne se hasarde à signaler les graves erreurs qui reposent sur les épaules de l’actuel Benoît XVI, hier Cardinal Ratzinger, que Mgr Lefèbvre a dénoncé comme hérétique lorsque, dans une de ses dernières conférences spirituelles au Séminaire de Écône les 8 et 9 février 1991 il déclara « Je vous invite à lire le dense article de fond de ‘Si,si, No,no’ qui est sorti aujourd’hui sur le Cardinal Ratzinger , c’est épouvantable. J’ignore qui est l’auteur de l’article, puisqu’ils ne mettent jamais qu’un pseudonyme, mais l’article est très documenté et conclut que le Cardinal Ratzinger est hérétique » Et la raison de cette hérésie ne donne pas matière à discussion sur le fait que telle ou telle encyclique est infaillible ou non, mais bien, comme le signale Mgr Lefèbvre : « Ce n’est pas cela qui est grave chez le Cardinal Ratzinger, ce qui est grave c’est qu’il met en doute la réalité même du magistère de l’Église, de l’enseignement du magistère de l’Église. Il met en doute qu’il y ait un magistère qui soit permanent et définitif dans l’Église. Ce n’est pas possible. Il attaque la racine même de l’enseignement de l’Église, de l’enseignement du magistère de l’Église. Il n’y a plus une vérité permanente dans l’Église, de vérités de Foi, de dogmes par conséquent, c’est fini les dogmes dans l’Église, c’est radical. Evidemment ceci est hérétique, c’est trop clair, c’est horrible, mais c’est comme ça. »

    Hérétique et faux comme par exemple considérer les fausses religions (qui selon les termes du psaume 95 sont œuvres de Satan) comme étant des voies (ou chemins) extraordinaires de salut, ainsi que le fait le célèbre théologien Cardinal Ratzinger (maintenant Benoît XVI), reconnaît dans ‘Dossier sur la Foi’ (par Vittorio Messori, éd. BAC popular, Madrid 1985, p. 220) en considérant les autres religions « non comme des voies extraordinaires de salut, mais bien comme des voies ordinaires ». C’est l’ilustration d’un « progressiste équilibré » selon les termes de Messori (ibid p. 22) ou ce que l’on présente maintenant au public ignare comme un Pape conservateur.

    Il apparaît évident, après tout ce qui vient d’être exposé, que la devise ‘De Glorie Olivae’ représente le triomphe de le Synagogue de Satan à l’intérieur de l’Église, c’est la glorification de la cabalisation officielle de l’Église, c’est le triomphe de la Nouvelle Église Conciliaire, triomphe éphémère qui se verra renversé telles les tours jumelles non pas de main humaine, mais bien par la glorieuse Parousie du Christ Roi, qui par Sa seule présence, du souffle de Sa bouche détruira l’éphémère gloire de ses adversaires.

    Elles sont lumineuses les paroles du P. Castellani, nous voyant immergés dans la crise actuelle « Lorsque le Christ est venu les temps étaient confus et tristes. La religion était pervertie en ses chefs et par conséquent dans une partie du peuple (…) Lorsque le Christ reviendra la situation sera semblable. Seul le pharisaïsme, le péché contre l’Esprit Saint est capable de produire cette majeure apostasie qu’Il a prédite : ‘la plus grande tribulation depuis le déluge jusqu’à nos jours’ ; elle sera le produit de la pire corruption des meilleurs. La guérison de cette douleur ne pourra être l’œuvre que de Dieu seul, en personne, car elle est le produit de l’irrémédiable corruption, ‘le sel qui aura perdu sa salinité’. C’est pour cette raison que Saint Jean a vu sur le front de la Prostituée le mot mystère ; il dit qu’il s’en est étonné au plus haut point, et que l’Ange lui dit alors : ‘Viens et je t’expliquerai les ruses de la Bête’. C’est le mystère d’Iniquité, l’abomination de la désolation’ ; la partie charnelle de l’Église en train de cacher, de falsifier et même de persécuter la vérité, Sinagoga Satanae. Voila pourquoi la partie fidèle de l’Église souffrira alors ‘des douleurs semblables à celles de l’accouchement’, et le Dragon tentera de dévorer son enfant, qui ne sera sauvé que par miracle, et elle ne se sauvera qu’en s’enfuyant dans la solitude grâce à deux ailes d’aigle ; mais là encore le Dragon lancera contre elle la vague d’eau sale et torrentielle qui la poursuivra…elle la nouvelle Épouse pure et sans tache, dans sa nouvelle conception immaculée » (Les Notes de Benjamin Benavides – Ed. Dictio. – Buenos Aires – 1978. p. 226-227).

    Ceci concorde avec ce qu’exprime Mgr Straubinger dans son commentaire du Cantique des Cantiques « Le mystère que Dieu dissimule derrière les amours entre époux et épouse et présente comme figure en ce divin Poème, n’a pas encore été pénétré d’une manière qui permette d’expliquer de façon satisfaisante le sens propre de tous ses détails. Ce petit livre est sans aucun doute le plus profondément arcane de la Bible. Plus encore que l’Apocalypse. Car dans ce dernier, dont le nom signifie révélation, il nous est dit ouvertement que le thème central de sa prophétie est la Parousie du Christ et les événements qui accompagneront ce Suprême Jour du Seigneur, dans lequel Il se révélera à nous afin que nous le voyions ‘face à face’. Ici, en revanche, il est question d’une grande Parabole ou allégorie dans laquelle, en écartant comme il se doit la mal nommée interprétation historique, qui voudrait y voir un épithalame vulgaire et sensuel, l’appliquant à Salomon et à la princesse d’Égypte. Nous ne possédons presque pas de références concrètes, sauf quelques unes (cf.6,4 et note), ce qui permet avec assez de certitude de voir Israël sous la figure de l’Aimée, épouse de Yahvé. (…) Il convient donc de dire que le Cantique célèbre les amours de Yahvé et de Israël à l’âge messianique ; ce qui est l’objet des désirs des prophètes et des justes de l’Ancien Testament. (…) Rien n’est donc plus adéquat que d’appliquer les relations de Yahvé et de son épouse Israël à celles de son Fils Jésus, qui est le plus parfait miroir du Père (Hébr. 1,3), avec l’Église qu’Il a fondée, et avec chacune des âmes qui la constituent au cours de leur pèlerinage actuel à la recherche de l’Époux (cf. 4, 7 ; 3, 3 ; 5, 6 et notes). Dans la mystérieuse union anticipée de la vie eucharistique (cf.1, 1 ; 8, 13 s et notes ; Tite 2, 13) à la réalisation de laquelle elle aspire depuis le début dans un soupir qui n’est rien d’autre que ce que nous répétons jour après jour dans le Notre Père, que le Christ lui-même nous a enseigné : ‘Adveniat Regnum tuum’ ainsi que celui qu’exhalaient les premiers chrétiens dans leur prière que la ‘Didaché’ ou ‘Doctrine des douze Apôtres’ nous a conservée depuis le premier siècle.
    A l’image de ce pain partagé qui fut dispersé sur les collines puis recueilli pour former un tout, ainsi, de toutes les confins de la terre, que Ton Église soit réunie pour Ton Règne…délivre-la de tout mal, consume-la dans ta charité et des quatre points de l’horizon réunit-la, sanctifiée, dans ton royaume, que tu lui as préparé, car tu as le pouvoir et la gloire dans tous les siècles. Que vienne la grâce ! Que passe ce monde ! Hosanna au Fils de David ! Que s’approche celui qui est saint ; et se repente celui qui ne le serait pas. Maranatha (Viens Seigneur) Amen ! »

    C’est aussi ce que désire le pape Pie IX lors de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, en souhaitant que tout contribue à ce qu’il « n’y ait qu’un seul troupeau et un seul pasteur » ( Bulle Ineffabilis Deus – vers la fin ) . Cette bienheureuse espérance qui fut celle de Saint Pie X lorsqu’il fit allusion à ce même texte « Cependant, Nous ne voulons pas dissimuler qu’une chose avive grandement en Nous ce désir : c’est qu’il Nous semble, croyant en un secret pressentiment présent en notre âme, que Nous pouvons nous promettre pour un avenir peu lointain la réalisation des hautes espérances, qui ne sont certainement pas téméraires, et qui ont amené notre prédécesseur à concevoir, en union avec tout l’Épiscopat catholique, la définition solennelle du dogme de l’Immaculée Conception de Marie »

    C’est pour ce motif que « l’Apocalypse est un livre d’espérance et de consolation, et non pas d’horreur et de pessimisme » comme le dit le P. Castellani dans les Notes de Benjamin Benavides, p. 64.

    C’est la grande espérance apocalyptique que relève Dom Lefebvre, présente dans le temps liturgique de l’Avent : « Dans le Saint Temps de l’Avent nous ne nous préoccupons que de sa venue miséricordieuse, au contraire des juifs, qui ne voulurent admettre que l’unique avènement glorieux du Messie. Laissons toute leur ampleur aux formules liturgiques, pour qu’elles exercent en nous toute leur efficacité et disons avec l’Église : « Veni Domine ; viens mon Sauveur et mon Juge. Délivre-moi de mes péchés et conduis-moi un jour vers ton ciel. Adveniat regnum tuum. Comme tous les Patriarches et Prophètes, je mets en Toi toute mon espérance. Per Adventum tuum, libera nos, Domine » (Missel éd. 1938 – Temps de l’Avent – Exposé liturgique)

    C’est la grande espérance, la bienheureuse espérance tellement annoncée, et aujourd’hui presque oubliée, de Saint Paul (Tite. 2, 13) l’Apôtre des Gentils pour les temps où viendront les funestes jours de la Grande Apostasie des Nations des Gentils, peu avant de la Parousie.

    Nous laissons en guise de remarque finale, et afin de ne pas nous laisser absorber par l’erreur anti-apocalyptique régnante, cette idée que la position anti-apocalyptique (consciemment adoptée ou non) pourrait se résumer par ces paroles prononcées par le P Castellani « l’hérésie d’aujourd’hui, décrite par Hilaire Belloc dans son livre ‘Les grandes Hérésies’ semblerait ne pas nier explicitement aucun des dogmes chrétiens, mais bien les falsifier tous. Mais, si on y regarde bien, il nie explicitement la Seconde Venue du Christ ; et avec elle il nie sa Royauté, sa Messianité et sa Divinité. C’est-à-dire qu’il nie tout le processus divin de l’Histoire. Et en niant la Divinité du Christ il nie Dieu lui-même. C’est donc un athéisme radical revêtu des formes de la religiosité. En retenant tout l’appareil externe et la phraséologie christique, il falsifie le christianisme, en le transformant en une adoration de l’homme. C’est-à-dire qu’il assied l’homme dans le temple de Dieu, comme s’il était Dieu. Il exalte l’homme comme si ses forces étaient infinies. Il promet à l’homme le royaume de Dieu et le paradis sur terre auquel il atteindrait par ses propres forces. L’adoration de la Science, l’espérance dans le Progrès et la folle Religion de la Démocratie ne sont qu’idolâtrie de l’homme. C’est-à-dire le fonds satanique de toutes les hérésies, maintenant à l’état pur. Sur les dépouilles mortelles du christianisme protestant, galvanisées par un esprit qui n’est pas du Christ, une nouvelle religion est en train de se former devant nos yeux. Elle s’est appelée successivement philosophisme, naturalisme, laïcisme, protestantisme libéral, catholicisme libéral, modernisme…Tous ces courants confluent maintenant, conspirent et tendent à se fondre en une nouvelle foi universelle ; car en Renan, Marx et Rousseau elle a déjà ses précurseurs. Cette religion n’a pas encore de nom et, lorsqu’elle en aura un, ce nom ne sera pas le sien. Tous les chrétiens qui ne croient pas en la Seconde Venue du Christ s’y soumettront. » (Le Christ revient-il ou ne revient-il pas ? p. 18).

    Avec cela nous est donné l’antidote qui nous permettra de ne pas capituler face à cette Nouvelle Religion, Nouvelle Foi, Nouvelle Église Conciliaire (ou post-conciliaire) ou Nouvelle Église Œcuménique, Synagogue de Satan et de l’Antichrist-Pseudoprophète, démocratiquement régnant dont le dogme, comme le fait remarquer Monseigneur Lefèbvre est la dignité de la personne humaine et sa liberté : « A l’avenir le nouveau dogme qui prendra la place de la vérité de l’Église sera la dignité de la personne humaine et le bien suprême de la liberté ». Voila bien ce qu’exprime le nouveau dogme de la Nouvelle Église Conciliaire sous le nom de ‘liberté religieuse’ et qui est le fondement ou la cause de l’Œcuménisme, comme l’a signalé Monseigneur Lefèbvre à de si nombreuses reprises. Ceci concorde avec l’excellente définition de la démocratie, de l’écrivain colombien Nicolás Gómez Dávila, qui disait : « La démocratie est une religion anthropo-théiste. Son principe est une option de caractère religieux, un acte par lequel l’homme élève l’homme en lieu et place de Dieu » (Livre Texte 1, Bogota 1959)

    On peut ainsi voir et comprendre comment l’homme peut s’asseoir sur le trône de Dieu et se faire adorer comme Dieu. Saint Augustin résume ceci de manière synthétique en disant « Deux amours ont fondé deux cités ; l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu fonde la cité de l’Homme ; et l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi fonde la Cité de Dieu. ».
    Et entre ces deux cités toute collaboration est impossible ; chercher à en établir une est une capitulation.

    Basilo Méramo – Prêtre
    Orizaba , 30 janvier 2008

  10. La voix dans le desert a dit,

    27-03 à 6:06

    Merci de votre envoi. Je n’avais pas encore publié ce texte que je tenais par ailleurs de Max Barret. Vous êtes maintenant mon collaborateur, donc.

  11. vhp a dit,

    12-05 à 6:41

    -> Je ne pense pas qu’il soit une très bonne idée de prendre ses distances d’avec la FSSPX, dans la mesure où depuis les réformes conciliaires, au moins un doute plane sur la validité des sacrements dispensés par les “conciliaires”.

    Si les sacrements modernes ne sont pas forcément valides, doit on en déduire que Benoit XVI n’a que “probablement” été sacré évêque, et n’est donc que “probablement” évêque de Rome et chef de l’Eglise universelle ? Dès lors, la question d’un accord entre Rome et la FSSPX se pose en des termes différents, puisqu’il n’y aurait plus de “Rome”. A moins que l’Epouse du Christ puisse se mettre à distrubuer des placebos à la place de sacrements…

    Après les messes “una cum” et “non una cum”, voici venu le temps des messes “probablement una cum” ?

    Avec ce genre de reflexions sur la validité des sacrements issus de la réforme Paul VI, vous en dites soit trop soit pas assez. Il serait bon qu’un jour la “branche dure” de la FSSPX explique sa conception de l’Eglise et explique comment elle fait tenir simultanément pour vrai ces deux propositions : “l’Epouse du Christ ne commet pas l’adultère”, et “Rome est apostate”.

    Bien à vous
    (et félicitation pour le reste de votre blog)
    Vhp

  12. La voix dans le desert a dit,

    12-05 à 7:13

    En termes scolastiques, si l’Epouse du Christ ne commet pas d’adultère, et que Rome est apostate, cela veut dire que Rome n’est pas l’épouse du Christ. C’est ce que pense l’abbé Méramo, entre autres. Ceci dit, l’abbé prône le doute en attendant un déblocage, et n’impose pas son point de vue comme une vérité révélée, en théorie du moins, ce qui le distingue du reste des traditionalistes, qui ont des opinions sur tout sans avoir forcément le bagage théologique qui devrait aller avec, et vous jettent leur point de vue à la figure, et/ou vous imposent d’être d’accord avec eux.
    Vous savez il y a eu dans l’histoire de l’Eglise des moments plus obscurs que ceux d’aujourd’hui, où on a pu trancher que tel rite, telle façon d’administrer les sacrements n’était pas valide, sans pour autant concevoir que l’Epouse du Christ commentait l’adultère. Il suffit pour résoudre cette apparente contradiction, de faire le distinguo entre le Corps Mystique du Christ, et les hommes qui en sont membres.
    Sinon, rester dans le doute face à tout ce qui se fait, se dit ou s’écrit, ne pas avoir de position tranchée, s’en remettre aux promesses du Christ et attendre l’avis de Ses inspirés me semble la chose la plus sage que nous ayons à faire dans la situation actuelle.

    Merci pour mon blog ! Amitiés en Christ-Roi !

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