Colombia querida

Les relations se précisent entre les gouvernants du Vénézuela et d’Equateur d’une part, et les Forces armées révolutionnaires de Colombie. On apprend que Chavez a reçu de l’argent des FARC pendant sa captivité après son coup d’état manqué (c’était avant qu’il comprenne que la démocratie est une façon bien plus subtile de faire la révolution). Dans un pays miné par les cartels de traficants de drogue, par les 3 groupes armés de guérilla, et des difficultés économiques relativement fortes, Alvaro uribe s’en tire comme un chef, recueillant peu de suffrages ( la majorité se fout de la Démmmmocratie, et préfère la pêche dans les Caraïbes ou le travail de la terre dans les Andes), mais assuré du soutien du peuple, las des massacres nocturnes, ou de l’endoctrinement.
Là est le drame, dans la durée du conflit, le substrat idéologique a imprégné quelques mentaltés. Aujourd’hui, un bon nombre de colombiens, regardant le passé se rendent compte de la trahison des élites. Les témoignages dans les journaux abondent, allant dans ce sens : quand j’étais petite, le maître d’école faisait venir un guérillero le mercredi, qui après nous avoir demandé si nous étions catholiques, et au vu de notre réponse positive, nous expliquait que Jésus était révolutionnaire, et que pour servir son prochain, il fallait rentrer ou du moins soutenir la guérilla. Complicité des enseignants, mais aussi des prêtres. L’ELN (Ejercito de Liberacion National) a été dirigée par des prêtres Camillo Torres déjà, et Manuel Pérez plus connu sous le nom d”el cura Pérez”.

Il y a du bon dans cette guerre intestine. L’armée donne un idéal aux jeunes gens et le conflit donne un rôle à l’armée, deux choses qui se font rares de nos jours. Ajoutons que le tourisme de masse ne défigure pas le pays on va pas aller là-bas c’est la guerre, faudrait être fou ! et vous verez deux bonnes raisons d’être fou, d’aller en Colombie, d’assister au redressement du pays le plus hispanique et le plus arabe d’Amérique Latine. Profiter du parfum du danger dans quelques bons petits coins d’Antioquia, (entre Panama et Medellin sur la carte ci-dessus) quand le soir tombe, que vous vous retrouvez Dieu sait comment attardé sur une petite route bordée d’automitrailleuses. Ou même de s’engager dans une des dernières armées du monde à mener un combat qui vaille la peine de risquer sa vie.

