Petite annonce
-Français échange dix voisins marocains rifains vaguement musulmans et franchement décadents contre un ismaëlite syrien, de quelque région qu’il vienne. Modèle ci-dessous :

-Français échange dix voisins marocains rifains vaguement musulmans et franchement décadents contre un ismaëlite syrien, de quelque région qu’il vienne. Modèle ci-dessous :

Thèse controversée que celle de Joël Supéry, établissant que l’Aquitaine fut une colonie viking au IXème siècle. L’auteur du Secret des vikings s’est davantage renseigné sur les moeurs et coutumes vikings tels qu’on les connait en Scandinavie, et il en résulte que sa vision des choses est plus cohérente celle des universitaires français. Supéry va à l’encontre de la vision franque des invasions vikings, présentant ces dernies comme des pillards de monastères, et accorde crédit aux écrits des moines français quand au nombre des combattants nordiques. Tout le contraire de ce qui s’apprend en université, où les professeurs refusent de concevoir une autre visée que le pillage dans les virées vikings, et parallèlement jugent éxagérés les récits et dénombrements des chroniqueurs du clergé, au choix trouillards ou mythomanes (l’un n’excluant pas l’autre).
Joël Supéry constate que les vikings sont un peuple de commerçants et non de pillards, et que la surpopulation les pousse à trouver d’autres terres. S’ils ont pillé les monastères c’était surtout pour détruire toute résistance organisée, construite autour des instruments de pouvoir locaux et de la spiritualité moyenâgeuse (rôle des reliques). Un certain nombre de récits vikings vont dans ce sens : “fonde un royaume, Björn mon fils”; d’autre part, chaque expédition nordique répond à des visées commerciales et/ou coloniales (sauf celles de France, si l’on en croit les universitaires), traversant la Russie actuelle pour rejoindre la mer Noire et la Méditerrannée, tentant de contourner la péninsule Ibérique, pour rejoindre la mer Méditerrannée. Ici, on constate l’intelligence viking, qui agit méthodiquement pour arriver à ses fins, et la grande connaissance géographique qui est la leur.
L’Empire carolingien s’est formé en Europe reliant la mer du Nord à la Méditerrannée. Sa principale route commerciale remonte le Rhône puis le Rhin. Les vikings s’installent donc dans l’embouchure du Rhin, actuelle Hollande. Bientôt, Charlemagne interdit la traite d’esclaves (principale monnaie d’échange des vikings dans leur comerce) dans son empire et le principal marché d’êtres huamins est Tortosa en Catalogne. Selon Supéry, les nordiques tentent alors de se réserver une route qui rejoindrait Tortosa, et envahissent la Gascogne (”ventre mou de l’Empire carolingien”), profitant de l’absence de fortification en terre carolingienne (à de rares exceptions vestiges usés de la romanisation).
Sur quoi se base t’il pour déterminer que les barbares soient demeurés en Aquitaine ? Avant tout, sur une lecture réfléchie et pertinente des chroniques françaises de l’époque. Un exemple entre cent : le duc de Gascogne qui face à l’invasion viking, fait fortifier des villes situées à 50 km de la côte, ce qui évidemment tend à prouver que les vikings ont déjà pris possession des zones côtières, le danger ne venant plus de la mer, mais des côtes et du petit pays. Au fil du temps, les vikings gagnent du terrain, s’emparent des terres sous la Garonne, et poursuivent alors des voies différentes : excursion en Navarre, le roi est capturé est rendu contre rançon et promesse de paix (la Navarre soutenait les montagnards résistants aux germains), avancée vers le Macif Central, pour rejoindre la route du Rhône, et avancée pyrénnéenne, vers la Méditerrannée.
Certaines coutumes régionales attestent de leur forte influence, relative à leur longue présence. Les assemblées basques, des chefs de famille du village se réunissant sans l’intervention du curé ou du seigneur local, les techniques marines et le vocabulaire de navigation en haute mer dans la langue basque. Le plan typiquement scandinave et le bâti sur structure en bois de la maison landaise traditionnelle, aussi. On pourrait même arguer de quelques récits paysans de bigourdins snobant les habitants de la plaine : “nous ne sommes pas les mêmes”.
La palme revient aux toponymies relevées par l’auteur. La toponymie est bien sûr une science inexacte, et je n’ai jamais trouvé probantes les démonstrations que j’ai pu lire ça et là, à l’exception de celle-ci. Alexis Arette, par exemple, se basant sur le suffixe en -os ou -osse fréquent dans le sud ouest et une variante en -is, suppose une colonie grecque en Aquitaine, alors que le seul suffixe ne peut à lui seul constituer une preuve. Il y a d’autres langue que la grecque à posséder des suffixes en -os. Sur ce point précis, l’auteur de La longue marche des Aquitains s’oppose à Supéry, et je donne pour ma part raison au dernier, qui ne se contente pas d’examiner les suffixes sous tous els contours, mais le mot dans son intégralité. On obtient des résultats surprenants, considérant le final en -os comme une déformation de hus qui signifie maison en Scandinave. Supéry relève ainsi 4700 nom de villes et villages, de cours d’eau, de lieux dits de région, ayant non seulement une origine scandinave plausible toponymiquement parlant, et surtout confirmée par l’histoire et la géographie (ce qui évite de confiner la toponymie à des divagations pseudo-intellectuelles). Par exemple, on trouve des groupes de mots associés à des noms de chefs vikings dont on sait qu’ils ont participé à la conquête de l’Aquitaine, ou des descriptions de lieux correspondant à une situation particulière (la fourche au confluent de deux rivières, le chateau de Björn, etc…). Le nom du principal chef viking, Björn (prononcer Biarn), aurait pu donner son nom à la province du Béarn.
Les détracteurs de Supéry arguent de la présence des wisigoths dans la région pour justifier les racines germaniques des toponymes. Sauf que les wisigoths ne sont pas restés dans la région longtemps, et que rien en laisse penser qu’ils s’y soient jamais installés (leur capitale a été Toulouse, puis Tolède en Andalousie après des modifications contraintes de la géographie du royaume ; l’Andalousie est la région d’Espagne où l’on trouve le plus de blonds). De plus, les suffixes en -bec se distinguent des racines germaniques wisigothiques plus récentes.
Supéry pense que l’intégration des vikings, reconnaissables par leur physique, dans une province au substrat de population Ligure, n’a pas pu se faire, d’autant que -vraisemblablement par intrigue du duc d’Aquitaine- les nordiques ne se convertirent pas tout à fait au catholicisme. D’où l’origine des cagots, rejetés de la population, méprisés, qui en attendant de s’intégrer au fil des siècles dans la masse, restèrent cantonnés exclusivement aux métiers du bois (on leur faisait construire des maisons, les fameuses maisons landaises de structure boisée, en colombage). Il faut également noter que les tentatives franques pour la conversion des danois qui jusque là avaient échoué, aboutissent enfin, ce précisément au moment où la demande en esclave chute jusqu’à disparaître, conséquence des mesures carolingiennes chrétiennes. Les danois se convertissent sans aucune effusion de sang, comme par consensus.
Les universitaires français ne partagent pas ce point de vue, disais-je; il n’y a guère qu’en Scandinavie que Supéry se fasse vraiment entendre. 150 ans de domination nordique et un apport notable de sang barbare est une pillule qui ne passe pas.
- Via la lecture toujours instructive du Salon Beige, j’apprends que selon Libération, Nicolas Sarkozy n’est plus aussi soutenu par les catholiques qu’il ne l’avait été au moment de son élection. Vraisemblablement la pillule Carla qui ne passe pas. Les catholiques préferent encore majoritairement le mariage et la stabilité aux débauches et intrigues fessières auxquelles s’est livré le chef de l’état. Côté comique de la chose, j’ai appris hier que Marie-Ségolène Royal avait quitté François Hollande parce que celui-ci l’avait trompé. Qui l’eût cru ? Sous ces airs de nounours rond et pataud, il cache bien son jeu… Et elle, n’apprécie pas autant l’amour libre que la plupart des individus qui composent son électorat. En 1968, on aurait pas voulu d’elle au MLF : une vraie bourgeoise, Marie-ségolène !
-(Toujours le Salon Beige) Un évêque assyrien a demandé la pleine communion avec la Sainte Eglise Catholique, Mgr Bawai Soro. Excellente chose, mais de grâce monseigneur, gardez-vous du progressisme. L’araméen est plus beau que le syrolibanais, déjà, et surtout, les dogmes révélés sont plus beaux que les philosophies humaines.

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La vidéo est disponible sur Kroulik (plus longue).
La télévision est un cadre étroit pour la politique. Pourquoi nos dirigeants y sont si à l’aise ? Tout simplement parce qu’ils n’ont rien de profond à dire, les principes ayant été remplacés par des compte rendus d’action (dans le meilleur des cas) ou bien par des promesses, ou explications de ce qui devrait se faire d’ici quelque temps (le plus souvent). La vie intellectuelle des français présente des analogies certaines avec ce qui se voit sur le petit écran : d’un côté de la superficialité, des idées reçues, de l’idéologie, de l’autre des répliques faciles, creuses, les applaudissements quand un des invités s’en tire par une phrase à sensation… Le show remplace l’étude. Aucune des personnalités présentes sur quelque plateau que ce soit ne fait exception à la règle. Il faut crier, se faire voir, être conforme avec l’opinion de la majorité.
Eric Zemmour ne fait pas vraiment exception dans le détail, mis à part certaines prestations meilleures que la moyenne, ce quand il a un adversaire ayant un peu de tenue. Il se conforme à la règle, et devient en quelque sorte la marionnette réactionnaire, que l’on fait jouer en face du français normal, de couleur variée mais toujours bienpensant. Et lorsqu’il se tire d’affaire, se dégage des tournures superficielles, laisse s’exprimer son âme d’hommes de conviction d’intellectuel un brin passionné, orientant la conversation vers des questions de fond, le carcan télévisuel se remet en route, et c’est une blague de Ruquier ou une prise de parole franchement malséante qui interrompt l’envolée verbale. “Bref, les critiques aujourd’hui, ce sont des marionnettes” dit Lapinos
Je me demande bien pourquoi il s’obstine à passer à la télévision. Optimiste peut être, monsieur Zemmour ? Il pense toucher les consciences, et sauver la France, par un retour à l’ordre gaulliste ou bonapartiste ? (Il écrit aussi, paraît-il. Dans ce domaine-ci, au moins, la forme se prête à la qualité, alors il n’y a pas d’excuse en faveur de la médiocrité).
Un blog consacré aux apparitions médiatiques d’Eric Zemmour vous fournira toute les vidéos qui peuvent vous intéresser à cette adresse-ci.
“Je vais m’attacher à mieux présenter notre politique afin qu’elle soit mieux comprise.”
“J’ai sans doute les défauts de mes qualités.”
“Je ne vois d’ailleurs pas comment je pourrais empêcher la publication de ces photos.”
“C’est moi qui ai choisi le Premier ministre, c’était donc une bonne décision.”
“J’ai dit qu’il n’y a pas un mot de la Torah, pas un mot de la Bible, pas un mot du Coran qui prône la violence, la haine et l’extrémisme.”
“L’ouverture, je vais la continuer.”
“Je cours une heure trois fois par semaine. Je dors beaucoup dans les avions. J’ai une hygiène de vie stricte, j’essaie de ne pas grossir, ce qui est pour moi un combat de tous les jours. Il faut être en bonne forme.”
“Je me suis toujours occupé avec soin de ma famille. Je suis un homme qui aime la famille. Je suis un homme qui a besoin de sa famille.”
Nicolas Sarkozy, aux lecteurs du Parisien.
Quelles sont ces photos dont Nicolas Sarkozy ne peut pas empêcher la publication ?
Des photos de ce genre ?

Ou plutôt des photos comme celles-ci ?

C’est la première fois que l’on peut trouver de telles photos de la femme ou d’une quelconque concubine du président de la république de France.
On a magnifié au moment de sa prise de pouvoir, la conception de la famille de Nicolas Sarkozy “à l’américaine” disait-on, en référence à ses deux mariages, ses divers enfants, bref, sa famille re-composée.

La famille selon Sarkozy ? La greffe, les greffons, en deux temps, sur un modèle original : Cécilia Sarkozy, puis Carla Bruni et leurs enfants (soyons optimistes, Carla Bruni saura peut être devenir mère). La famille décomposée.
Après la stupide dichotomie “islam-islamisme” aisément démontée par Le grand charles ici je voudrais faire un parrallèle en me basant sur la pensée de monsieur Alcader, Jean pour les intimes. Dans Le vrai visage de l’islam il arrive lui aussi à la conclusion qu’ “il n’y a pas, ainsi qu’on entend souvent le dire, un islam et un islamisme“. Il ajoute dans une conférence donnée aux Journées chouannes de 2005 qu’il ne s’agit là que de “propagande médiatique dans le but de faire avancer l’islam.”
A mon avis, Alcader met le doigt dans la plaie lorsqu’il parle de l’essence de l’islam, qu’il explique judicieusement à partir de la chahada cette prière que récitent 25 fois par jour les musulmans qui n’ont pas baissé le pantalon abandonné la pratique, devant l’hédonisme de la société moderne. Ce petit texte sert de profession de foi : “Il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah, et Mohamet et son prophète”.
C’est un kabyle converti au christianisme qui parle :
“Les catholiques, dans leur profession de foi disent “je crois”. C’est une affirmation [...]. Les musulmans, au contraire, disent : “non, il n’y pas d’autres dieu qu’Allah”. Or une négation n’existe pas en elle-même (ainsi que je l’ai appris à l’école, en cours de philosophie). Le grand Saint Thomas d’Aquin l’explique très bien : en soi une négation n’existe pas, elle n’existe que par rapport à une affirmation.
[...] S’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah, alors pourquoi l’annoncer, en faire sa profesion de foi, et le crier à tue-tête du haut des minarets, et ce depuis treize siècles ? Cela ne sert à rien en soi mais n’a de sens que par rapport à une affirmation et ceux qui la professent : “il y a d’autres dieux qu’Allah” [...] Et qui sont ceux-ci ? “Les chrétiens qui associent à Allah deux autres divinités : Jésus et… sa mère” … Pour els musulmans, c’est ça la Trinité : Allah, Jésus et Marie. La chahada s’oppose donc à la foi chrétienne, et particulièrement à la foi en la Trinité.
Donc, la chahada [...] n’est pas une vraie profession de foi, c’est une opposition à ceux qui associent d’autres divinités à Dieu, à Allah, et qu’on apelle dans le coran les associateurs (Mouchikroun), du verbe “chakara” qui signifie “associer”. Ce sont ceux-là qu’il faut combattre et ce sont ceux-là qui sont visés 25 fois par jour par la chahada. L’islam est donc un combat, un combat religieux (un djihad) contre ceux qui “associent”, les mouchikroun”, les chrétiens.”
Plutôt limpide. Plutôt normal de la part d’un élève de Saint Thomas d’Aquin.

Comme quoi, les réactionnaires sont des hommes joyeux.
C’est une des expressions fétiches de Sarkozy, et malheureusement, un certain nombre de publications, d’auteurs et de journalistes pourtant peu suspects de Sarkozysme la reprennent à leur compte. C’est ainsi qu’elle ne semble plus choquer quiconque.
Pourtant, les anciens des classes de philosophie, les esprits un tant soit peu alertes devraient s’insurger de l’erreur essentielle contenue dans ces deux mots réunis :
“La notion de mérite inné (”Ce n’est pas ma faute si je suis fils d’ouvrier - je suis plus intelligent que tel gosse de riche”) est peu à peu évincée au profit de la notion d’effort. On s’est naturellement aperçu que la nature n’était pas plus juste que la société et que ce n’était pas non plus la faute de tel autre fils d’ouvrier s’il était né crétin. Puisque le but de l’opération Procuste est de chambarder les données en tant que telles, on s’attachera désormais à glorifier les talents, et à glorifier le seul travail : le self made man à l’américaine, qui, une génération plus tôt, passait pour la réussite insurpassable d’un juste libéralisme, apparaît déjà comme un réactionnaire qui n’a rien de plus pressé que de faire suer le bleu de chauffe, sous prétexte que lui, ci-devant cireur ou télégraphiste se trouve avoir des dispositions pour l’engineering ou le marketing : est-ce ma faute, comme on dit au Canada, ce que ces bêtes-là mangent l’hiver? D’où la pseudomystique du travail, lequel avait été considéré jusque-là comme une malédiction. Les héros ne sont plus intéressants : ce sont les laborieux qu’il s’agit de magnifier.
Gabriel Germain a dit ce qu’il fallait penser de cette imposture : “la glorification du travail est un mensonge. L’homme n’est pas fait pour travailler. Il est né pour se dépenser dans des activités libres, pour créér s’il en est capable - et quand il ne créerait qu’un nouveau modèle de cocotte en papier… Que l’on nous épargne le panégyrique, capitaliste ou communiste, du Travail et de la Production. Faux dieux pour faux hommes - et hommes faux.” Il n’en reste pas moins que de race en qualité, de qualité en mérite, de mérite en effort, la ligne de mire est descendue de plus en plus, et non pas du tout parce que les travailleurs sont “inférieurs”, mais parce que le travail est une non-valeur. J’ai davantage de sympathie pour le vieil hidalgo de Bunuel, qui vit d’un oeuf par jour et dira fièrement en mourrant : “Au moins, je n’ai jamais travaillé.” Non une fois de plus qu’il y ait rien d’humiliant à travailler, mais que c’est un non sens de faire du travail une source d’honneur.
D’ailleurs voit-on que les travailleurs mordent à l’appât et qu’ils exigent de travailler des heures supplémentaires pour agrandir leur capital d’honneur ? Il me semble au contraire que, si l’on excepte “les gens qui aiment ce qu’ils font, et sont capables en conséquence, de s’imposer une discipline” (Pierre Gripari), nous sommes environnés de plébéiens (au sens moral du terme) occupés à carotter à qui mieux mieux, et cela en cravate autant qu’en salopette. J’ai encore sur le coeur les cinq jours pendant lesquels je n’ai pas pu faire réparer ma voiture : le samedi, parce que c’était samedi ; le dimanche, parce que c’était dimanche ; le lundi, parce qu’on faisait le pont ; le mardi, parce que c’était la veille du 15 août ; le mercredi parce que c’était l’Asomption - et cela, Sainte Vierge, après deux cent ans de laïcité ! Pour être juste, il faut reconnaître qu’il y a encore une catégorie de population qui travaille dur, ce sont les blazers. Ma foi, tant pis pour eux : s’ils ne savent faire faire, qu’ils fassent.”
Vladimir Volkoff, Le complexe de Procuste.
Notre société brûle son encens à Mercure entre autres dieux, depuis pas mal d’années, et exit les héros. C’est attristant. Le déclin du sens moral pousse la plupart à vouloir toucher davantage en en faisant le moins, réflexe servile. Le réflexe citoyen (pour les meilleurs) ou tout simplement envieux (chez la plupart) de ceux qui ne se contentent pas de se faire bercer a tendance à faire oublier que la solution n’est pas seulement dans un changement même radical de la société, mais aussi, et surtout, dans le changement des mentalités. Et là, le travail est énorme : rendre à notre société la morale qu’elle s’obstine à piétiner depuis si longtemps. Ces deux voies complémentaires du salut, de toute façon, ne pourront se faire que d’après des principes rigoureux, et c’est pour cela qu’il est important d’avoir les idées claires, et de ne pas se laisser aller à parler avec des expressions pour le moins ambigües. Quand je lis chez Jean Sévilla, ou dans La Nef cette expression idiote “valeur travail”, je suis quelque peu troublé.
Si certains d’entres nous jugent bon de critiquer la paresse des français, la paresse ambiante, etc, j’aimerais qu’ils gardent à l’esprit deux idées contenues dans le paragraphe cité plus haut. A savoir, que le travail n’est pas un but en soi, mais un moyen de se grandir (le but de la vie étant de se perfectionner sur tous les plans), par ailleurs socialement nécessaire, d’une part. Que le contraire du vice de la paresse, c’est l’esprit de sacrifice, pas la pseudo “valeur travail”.
Il m’arrive, naïf que je suis de tenter d’expliquer mon point de vue à des personnes d’un certain âge, au passé laborieux, et c’est à chaque fois une occasion de plus de se rendre compte de l’embourgeoisement de la France, au sens strict du terme. “Il nous faut cultiver notre jardin” : La morale bourgeoise est le dernier rempart qu’il reste à la société face à la prochaine vague de décadence qui se prépare à déferler, mais elle n’est pas à l’origine de ce qui a fait notre civilisation. Les chrétiens me répondent par la règle de Saint Benoît Ora et Labore avec des airs de dire : “vous voyez, c’est chrétien”, sans prendre en compte que cet idéal de vie est un moyen de perfectionnement et pas une fin chez les moines occidentaux, et qu’il est totalement absent de la spiritualité orientale (l’Orient étant la mère patrie du monachisme).
Il y a un monde entre le travail que préconise saint Benoît et l’arbheit besogneux allemand.

Les serbes refusent l’indépendance du Kosovo.
***

“Es verdad; pues reprimamos
esta fiera condición, esta furia, esta ambición,
por si alguna vez soñamos;
y sí haremos, pues estamos
en mundo tan singular,
que el vivir sólo es soñar;
y la experiencia me enseña
que el hombre que vive, sueña
lo que es, hasta despertar.
Sueña el rey que es rey, y vive
con este engaño mandando,
disponiendo y gobernando;
y este aplauso, que recibe
prestado, en el viento escribe,
y en cenizas le convierte
la muerte, ¡desdicha fuerte!
¿Que hay quien intente reinar,
viendo que ha de despertar
en el sueño de la muerte!
Sueña el rico en su riqueza,
que más cuidados le ofrece;
sueña el pobre que padece
su miseria y su pobreza;
sueña el que a medrar empieza,
sueña el que afana y pretende,
sueña el que agravia y ofende,
y en el mundo, en conclusión,
todos sueñan lo que son,
aunque ninguno lo entiende.
Yo sueño que estoy aquí
de estas prisiones cargado,
y soñé que en otro estado
más lisonjero me vi.
¿Qué es la vida? Un frenesí.
¿Qué es la vida? Una ilusión,
una sombra, una ficción,
y el mayor bien es pequeño;
que toda la vida es sueño,
y los sueños, sueños son.”
Felipe Calderon de la Barca.
Hier, l’expression “voyageurs sans bagage” s’est glissée dans mon post sur l’immigration. Le “voyageur sans bagage” c’est le type même de l’individu politiquement correct, selon Vladimir Volkoff, cf. son Manuel du politiquement, à je ne sais plus quelle rubrique. Et l’enraciné, c’est le type d’homme opposé, comme chacun sait.
Reste que le “voyageur sans bagage”, ferait mieux de ne jamais monter dans un bateau. Sans bagage, il ne ramènera rien du pays qu’il va traverser, son périple ne sera qu’une perte de temps. Combien de jeunes idiots ai-je croisé, qui se prenaient pour les héritiers de Jack Kerouac ou de quelque autre écrivain voyageur plus ou moins célèbre. Les cheveux à la coupe jamaïcaine, logs et tout le bataclan, avec un air qui affecte d’être cool et ouvert, vous expliquant qu’ils sont citoyens du monde. Et moi qui me demandait comment ces gens-là pouvaient comprendre quoi que ce soit de la culture du pays qu’ils allaient traverser, si ils ne se basaient pas sur ce qu’ils avaient reçu. Plus tard j’ai pu me rendre compte que j’avais vu juste, et que lorsqu’on les croise hors de leur terre natale, ils ne peuvent que retrouver là-bas ce qui leur ressemble, c’est à dire du dégénéré origine X ou Y.
Deux choses les empêchera toujours de voyager sainement et avec fruit. D’abord, cette vision idéologique du monde qu’ils traînent, coupant le monde en deux, d’un côté les salauds, les anciens colonialistes, les riches et les arrogants qui ont cru être supérieurs à un moment dans leur histoire, et de l’autre côté, les victimes, les colonisés, les pauvres, et par dessus cette découpe pour le moins manichéenne, la démocratie et sa victimophilie , qui rend toute victime sympathique, et toute puissance détestable. Ensuite ce manque de goût si caractéristique de notre temps, qui ayant délaissé tout critère, et par là toute possibilité de formuler un jugement, ne souhaite pas juger une civilisation, une manière de vivre, mais apprécier un lieu différent.
Là est le facteur déterminant qui fait que les “voyageurs” de 2008 ne soient en fait que des touristes dans le meilleur des cas, des vacanciers dans le pire, les deux états pouvant aussi aller de pair chez certains individus. Visiter un pays se borne à supporter ou apprécier un climat, à photographier des monuments. Le bagage de ces voyageurs-là est lourd, mais il est de toile et de plastique, ces ont les valises et les appareils photos ceci expliquant cela.
Bref, voyager n’est plus ce que c’était. Il fut un temps où c’était réservé à une élite, ou à une poignée de fous sans le sou. Et justement là au moins, le voyageur avait l’occasion ce faisant, de répondre à un désir profond. D’ailleurs, une multitude d’obstacles matériels étaient là pour éprouver la force de son intention. Aujourd’hui, c’est tout le contraire. Il n’a jamais été si simple de voyager. Acheter un billet d’avion et s’engouffrer dans le métal rugissant pour quelque destination que ce soit, est un jeu d’enfant. (Encore que là aussi, la méthode est discutable, rien ne vaut la sensation du bateau, qui vous arrache doucement à votre terre natale, pour vous amener en un temps humain, où vous souhaiter vous rendre. Un certain nombre de véritables voyageurs témoignent dans ce sens)
Une preuve de plus du développement inversement proportionnel de la technique et de la grandeur d’âme, depuis que l’on a démocratisé (un des mots modernes les plus horribles, tant dans la forme que dans le fond) le voyage, les décadents origine France, petites âmes que l’on croise en aller acheter le pain ou en se promenant simplement, se croient le devoir de passer des vacances ailleurs que sur le sol national. Comme si l’on ne pouvait se reposer, décompresser (admirable précision du mot, de la part d’un homme machine), qu’au Maroc ou en Tunisie ! Et d’ailleurs, où est l’intérêt de se déplacer, si c’est pour se reposer ?
Plus jeune, je pensais qu’un voyage c’était une aventure, avec des risques (c’est vrai que je rêvais de l’Afrique), et de la différence culturelle. En fait, l’aventure, les voyageurs modernes l’évitent le plus possible, via des agences, des pays jugés sûrs, des façons peureuses de se déplacer et d’agir sur place, et la différence culturelle, non seulement comme déraciné, ils ne la sentent pas, mais encore, ils contribuent à défigurer les régions où ils mettent les pieds par leur manière d’être et par le commerce qui s’instaure sur place autour de leurs activités. Une âme bien née, me confiait il y a peu, que le seul pays où il avait jamais senti un changement culturel vraiment profond était l’Afghanistan des années 80 ! Il se demandait s’il pourrait encore en dire autant aujourd’hui. Témoignage extrême, car même de part des autres des Pyrénées, on peut sentir un état d’esprit différent, ô combien ! Il n’empêche que l’on peut voir la différence entre zone touristique et zone vierge, dans bien des pays, et cela fait juger de l’ampleur de la défiguration et de l’uniformisation des pays. Sauvez le Mexique, faites sauter l’agence de voyage d’à côté de chez vous !
Cette nouvelle forme de voyager a une autre caractéristique, c’est sa vitesse de croisière. On vous propose un circuit au Pérou d’une semaine durant lequel vous êtes censé voir tout ce qu’il y a à voir. Comme si ce n’était pas perceptible depuis la vitrine française, qu’une telle chose était irréalisable. Ce qui est réalisable, et c’est ce qui vous est proposé, c’est de voir la plupart des objets de tourisme, mais rien de plus.
Je ne veux pas seulement faire le procès des agences de voyage; bien des “voyageurs” solitaires entrent dans cette masse de voyageurs de salon. Je pense à ces américains qui au cours de leur vie, jugent bon de parcourir le monde. Certains vont en Yourope (très rarement en France, en Italie, et en Espagne), pour voir Montmartre, la tour de Pise et le musée du Prado. Les autres préfèrent l’Amérique Latine, mais aucun d’entre eux ne fera l’effort d’apprendre une langue étrangère. Dans les deux cas, ils ne sont que de passage, et ne paraissent pas même souhaiter grandir leur connaissance de l’espagnol et par là ramener quelque chose des pays traversés (hormis les ponchos et un porte clé en forme de pyramide Aztèque, je veux dire). De toute façon, l’anglais, les gestes et les dollars vous permettent de manger, alors pourquoi faire des efforts ?
Je ne sais pas qui je supporte le moins, de ces touristes profanateurs, ou de des citoyens du monde écoutant Manu Chao et trouvant bien tout ce qu’ils voient (ah tiens, un pays ne trouve pas si facilement grâce à leurs yeux : les USA bien sûr. Mais bon, pas d’inquiétude, ils aiment les désaxés de Californie, si George Bush est méchant, la Californie, pourtant, là c’est cool)
Autre truc significatif : la préférence marquée pour l’avion sur les trains bus ou bateaux, qui démontre que le passager reste conditionné jusqu’à des kilomètres de chez lui par des impératifs de temps, de planning (peuvent pas dire “emploi du temps, comme tout le monde, non ?). Et ça va jusqu’à l’achat du billet retour avant même d’être parti, ce qui est au moins drôle.
Bon, évidemment, je sais bien, que parfois, on peut souhaiter se rendre dans un pays quelques jours seulement, sans connaître ni pouvoir apprendre la langue, à des fins pourtant culturelles. Je n’ai moi-même aucune envie d’apprendre l’italien, et pourtant, un jour, j’espère, je pourrai visiter la ville aux sept collines… Ceci dit, quand la Providence m’en aura donné l’occasion, j’appelerai ce séjour par son nom, tourisme, et pas voyage.
Relecture rapide du livre de Gustave Thibon, donc. Je vous livre donc quelques lignes d’un de mes auteurs français préférés, que j’ai jugées hautement méditables vu le contexte.
Le maître parle :
“Vertu d’espérance. Si paradoxal que cela puisse paraisse, l’espérance surnaturelle consiste surtout à ne pas songer à l’avenir. Car l’avenir est la patrie de l’iréel, de l’imaginaire. Le bien que nous attendons de Dieu réside dans l’éternel, non dans l’avenir. Et le présent seul donne accès à l’éternel. Se réfugier dans l’avenir, c’est désespérer du présent, c’est préférer un mensonge à la réalité que Dieu nous envoie goutte à goutte chaque jour. Dieu tient ses promesse en même temps qu’il les fait. Hodie mecum eris in paraiso, telle est la devise de l’espérance surnaturelle. La fausse espérance, braquée uniquement sur l’avenir, se repaît de promesses : demain, on rasera gratis…”
Et la corollaire :
“Pourquoi les saints peuvent-ils sans s’épuiser, travailler et souffrir mille fois plus que nous? C’est parce qu’ils vivent dans un présent perpétuel, parce qu’ils incarnent le mot du Christ : à chaque jour suffit sa peine. Ce qui nous épuise, c’est que notre présent est rongé sans cesse de regrets, d’appréhensions et de craintes imaginaires. Comment nos possibilités d’action ne seraient-elles pas très limitées, dévorés que nous sommes par ce qui n’ets plus, et par ce qui ne sera jamais ? Le saint élimine de sa vie le parasitisme du passé et de l’avenir : aussi, chaque instant est-il gonflé de plénitude et de vigueur éternelles.”
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Quelques autres dans la même veine :
“Philosophie organique. “Il y a plus de raison dans ton corps que dans ta meilleure sagesse” (Nietzsche) - C’est vrai, non comme le croit Nietzsche, parce que la vie n’est qu’un accident physique, mais parce que la vie de l’esprit ne possède pas ici-bas la plénitude et l’infaillibilité de la vie organique. Le corps sait où il va dans les ténèbres, alors que l’esprit tatonne dans la lumière. Et c’est la tâche suprême de la philosophie et de la religion, que d’acheminer l’esprit débile et anarchique de l’homme vers une cohérence et une unité qui s’apparentent dans leur ordre, à la perfection de l’univers corporel. Tous les hommes possèdent un corps, à peu près normal, harmonieusement immergé dans la vie cosmique et dont tous els organes s’équilibrent et se soutiennent réciproquement, mais où sont les hommes doués d’une pensée organique, c’est à dire nourrie de toutes els richesses du réel et rattachée à son centre qui est Dieu ?
Quand je parle de pensée vitale, organique, je n’entends pas désigner par ces mots une pensée qui recevrait ses lois de la nature charnelle et sensible (le racisme par exemple), mais une pensée aussi cohérente, aussi reliée, aussi nourrie de réalité, dans l’ordre supérieur de la spiritualité, que la vie charnelle et sensible. Constater une analogie n’est pas établir une identité. Saint Paul serait-il matérialiste quand il aprle du Corpus Christi mysticum ? En d’autres termes, je voudrais que l’esprit humain fût relié à l’univers spirituel des essences et des raisons dernières comme notre corps est relié à l’univers sensible.”
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“Maladie et fléau. -Une double menace pèse sur l’homme : celle du fléau (je range sous ce vocable tous les maux qui s’abattent sur nous de l’extérieur : guerre, oppression, famine, épidémie, etc…) et celle de la maladie (j’appelle ainsi tous les maux de cause interne issus de la dégénérescence physique ou morale, depuis les affections chroniques du corps jusqu’à la corruption des moeurs et des institutions). Le “progrès” de l’humanité a surtout consisté jusqu’ici à juguler l’ennemi du dedans : moins d’épidémies mais plus de cancers, moins de guerres, mais plus de révolutions (et les guerres d’aujourd’hui sont encore des révolutions !), moins de famines mais plus d’estomacs gâtés, moins de coeurs brisés mais plus d’âmes taries… Ce progrès se ramène dans son ensemble à un processus d’intériorisation du mal. Au Moyen Age, on se représentait mal une grande souffrance d’origine purement interne : l’enfer était conçu comme une torture infligée du dehors, et le péché même apparaissait comme un raptus, un accident transitoire, et non comme l’expression d’une nécessité intérieure.
Le mal intérieur évolue d’une façon infiniment plus bénigne en apparence que les fléaux. Un cancer germe en nous plus lentement que la peste (il met peut-être toute notre vie à germer), et cet incurable ennui qui suinte des vies molles et gavées ne nous saisist pas à la gorge avec la brutalité d’une poigne de brigand. mais la peste et le brigand sont des maux qui ne font pas partie de nous-mêmes, ils peuvent nous lâcher, et s’ils nous tuent, ils nous tuent franchement sasn nous corrompre, tandis que le mal intérieur nous poursuit jusqu’à la tombe et nous dénature avant de nous tuer.
L’homme le cultive pourtant ce mal suprême, il en chérit les causes, et tremble devant les fléaux qui pourraient l’en délivrer. Ces gens qui tremblaient hier devant la guerre, et qui tremblent aujourd’hui devant la vie dure ont peur de voir le fléau balayer en eux la maladie : ils redoutent plus que la mort une guérisson blessante. L’instinct perverti qui habite en eux semble dire au fléau : nous sommes assez forts pour nous détruire nous-mêmes -et plus radicalement, plus sûrement que tu ne pourrais le faire- avec ce que nous croyons être le plaisir, la sécurité et le repos !”
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“Le prêtre et le poète. - Hier, ordination de l’abbé B… J’ai compris l’essence solitaire du sacerdoce. Le prêtre est ici-bas un étranger, il est séparé des hommes et de la nature : segregatus in Evangelium… Il est infiniment distant de la création et comme suspendu entre Dieu et l’homme. Sottise que de comparer le prêtre au poète (cela est d’un autre ordre, dirait Pascal).
Harmonieusement il mêmera le geste D’accorder la cithare au geste de bénir, chante Le Cardonnel. Ce “mélange” me fait pitié : le sacerdoce se change là en une manière de prolongement de la poésie ! En réalité, pas de commune mesure entre ces deux choses. Le poète est immergé dans la création, le prêtre en est séparé ; la bénédiction du poète monte du monde vers Dieu, la bénédiction du prêtre descend de Dieu vers le monde. Le poète est fait pour donner une voix au silence des choses, le prêtre au silence de Dieu. Il y a là deux mystères essentiellement différents, deux vocations opposés et complémentaires : la tâche du poète consiste à s’enfoncer toujours plus profondément dans la nature afin d’y retrouver l’empreinte et le germe du monde surnaturel, celle du prêtre à s’enfoncer toujours plus avant dans le monde surnaturel afin d’y retrouver la nature. Le poète comence à l’homme, le prêtre commence à Dieu. Tous deux sont porteurs d’un message d’inocence : le premeir confident de la balncheur du monde, parle aux hommes du Paradis terrestre perdu (”cet homme vient à nous de la part des forêts”) ; le second, confident de la pureté éternelle de Dieu, leur révèle le paradis céleste promis (”cet homme au front serein, vient de la part de Dieu”).
Pureté édénique d’une part, pureté divine de l’autre. La source de l’inspiration du poète est située en deçà du péché, celle de l’inspiration du prêtre en deçà de la mort.
“Le poète est le coeur du monde” disait Eichendorff. Le coeur, organe central. Ainsi plongé dans les entrailles de la création, le poète partage le secret divin du monde. Le prêtre, isolé du monde et qui repose comme saint Jean sur le coeur du Christ, partage lui, le secret humain de Dieu.
Enfin, le poète crée. Il ajoute à ce qu’il touche. Il transforme la création. Tandis que le prêtre est un pur messager (il n’existe pas pour l’homme de création surnaturelle !). Et sa grandeur, sa fidelité consistent à n’être que cela. Mais ce qu’il transmet est infiniment plus profond et plus précieux que ce que le poète crée. Aussi le rôle du poète est-il éclatant, nimbé de grandeur humaine, et celui du prêtre effacé et comme inexistant : jam non ego vivo…“
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“Problème des “faux biens”. - Il n’y a pas, comme nous l’enseigne un christiannisme superficiel, des vrais biens qui appartiennent au ciel, et des faux biens qui appartiennent à al terre : il n’y a que des vrais biens, dont chacun à sa place et ses limites dans la hérarchie de l’être. Mais il y a un usage faux dans l’usage de ces vrais biens. Et ce faux usage des vrais dons de Dieu, dicté par l’égoïsme, l’impatience ou l’orgueil, n’est pas limité aux biens temporels : il affecte au moins autant les biens éternels. Y a t’il beaucoup moins de dévots frelatés que d’amants égoïstes ? Et quel est le plus vain et le plus menteur des hommes, de celui qui prostitue la chair dans ses baisers ou de celui qui prostitue Dieu dans ses prières ? Où sont les censeurs des joies d’ici-bas qui ne méritent aps de s’entendre dire : avant de nous reprocher le faux usage de ce qui passe, montrez nous par votre exemple l’usage vrai de ce qui demeure. Vous condamnez notre idolâtrie de la vie. Mais quelle idole plus creuse et plus sournoise n’adorez-vous pas sous le nom d’esprit !”
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“Energie et direction de l’énergie. - Chez les hommes ordinaires, les mobiles inférieurs (les passions), non seulement fournissent l’énérgie, mais l’orientent. Chez les hommes supérieurs aussi, l’énergie vient d’en bas (d’où pourrait elle venir chez un être incarné ?), amis elle est dirigée, utilisée par les mobiles élevés. Il ne faut donc aps lutter contre les passions en tant que moteur, il faut simplement leur ôter le gouvernail.“
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Pas d’équivoque à propos du titre de ce post, votre serviteur sait bien que ce n’est pas parce que Fidel Castro abandonne la direction des opérations (mettre ici le mot politique me ferait drôlement mal), que Cuba est libre, mais du moins devons nous souhaiter que la suite de l’histoire voit l’éradication totale et définitive du communisme sur cette île hispanique.
En attendant, musique locale, histoire de se mettre dans l’ambiance.
De alto Cedro voy para Marcané, Luego a Cueto voy para Mayari.
El carino que tengo, Yo no lo puedo negar, Se me sale la babita, Yo no lo puedo evitar.
Cuando Juanica y Chan Chan, En el mar cernian arena, Como sacudia el jibe, A Chan Chan le daba pena.
Limpia el camino de paja, Que yo me quiero sentar, En aquel tronco que veo, Y asi no puedo llegar.
De Alto Cedro voy para Marcané, llego a Cueto voy para Mayari.
Parlons un peu immigration. Immigration choisie, identité française, imposture sarkozyste, ce genre de choses.
Comme chacun sait, on distingue le droit du sol, c’est ce principe absurde qui veut que toute personne née sur le sol français soit française. Dans la pratique, à l’extrême cela implique que soit considéré comme français un individu X, issu de parents étrangers, au seul titre que sa mère a accouché dans une clinique française, entre une promenade sur les Champs Elysées et une visite du Louvre, durant un voyage dans notre chère patrie, par exemple. Cela même si les parents du nouveau né ne le veulent pas, et même si le nouveau né devenu adulte refuse de profiter de ce droit. Je repense à Vladimir Volkoff, qui raconte dans son autobiographie, comment, né à Paris de parents russes ayant fuit la Russie bolchevique, il se vit gratifié d’une carte d’identité française, à sa majorité, sans l’avoir ni demandé, ni souhaité, se sentant russe, et pas encore français. Ce principe ne prend pas non plus en compte le fait que les frontières d’un état varient avec le temps. (Il est vrai qu’en notre époque de paix navrante et de guerres iniques, les frontières de la doulce France ne varient guère… à moins que l’on ne tente de récupérer la Wallonie, ce qui ferait le jeu de l’Europe régionaliste, qui rêve un redécoupage linguistique de “l’espace européen”… mais c’est un autre sujet). Le droit du sang, lui, veut que soit allemand, français, ou anglais celui qui est de sang allemand, français ou anglais, avec des variantes locales : ici on réclame les deux parents, là un seul, mais le principe reste le même. Ici aussi, l’idée n’est pas parfaite, mais on progresse : le sang, c’est une donne de la Nature ou de la Providence (selon ce que vous serez…), tandis que le lieu de naissance est un accident.Ceci dit le droit du sang en tant qu’absolu est à mon sens un vestige de l’esprit tribal, qui ne prend pas en compte le fait que les diverses civilisations, nations, se sont faites par des mélanges entre les peuples. Les invasions barbares qui ont eu raison de l’Empire Romain d’Occident affaibli, n’ont rien fait d’autre que d’apporter leur sang (minoritaire, précisons) en plus de quelques coutumes spécifiques, qui ont donné naissance à la société féodale, la grande Europe catholique, dont les nations d’aujourd’hui, sont de bien piètres héritières.
Un exemple, mon favori, permet de situer le problème : La dynastie des rois de France. A force de mariage entre les grandes dynasties européennes, il arrivât que le roi de France fut d’avantage étranger de sang que français, sans d’ailleurs que cela n’ait gêné personne. On a bien traité Marie Antoinette d’Autrichienne, mais on a jamais soulevé la question du taux de sang français dans les veines de Louis XVI pendant son procès. Pourtant, entre le sang espagnol, polonais pour ne remonter que sur 5 générations, il est évident que le sang français est bien minoritaire, même si la famille est de souche ancestrale française. D’ailleurs, il était parfaitement ignoble de considérer Marie Antoinette comme une étrangère, elle qui avait fait don de son âme à la France. Si l’on veut, la dernière reine de France fut la première “immigrée”, victime de la conception jacobine de la nation et partant de la nationalité française. Si une nation est une communauté de destin, un compatriote est celui qui lie son destin au notre, par donne ou par choix. C’est sur ce principe que l’on se base, lorsqu’on l’on parle de français par le sang versé. Marie Antoinette aussi, entre dans cette catégorie, en servant la France à son niveau, comme reine, et non comme soldat.
Restons dans notre petit tour d’horizon historique. L’infante de France devait avant l’entrée sur le territoire français, délaisser ce qu’elle possédait de son pays, ce qui du moins symboliquement signifiait bien s’imprégner de la culture de sa nouvelle patrie. On allait jusqu’à dévêtir la jeune fille. (Ce qui n’a pas été fait pour Marie Antoinette, n’en déplaise à Sofia Coppola…)
On est au coeur du problème. Cette vieille coutume se moque éperdument de la notion de “Diversité” qu’on nous bêle aujourd’hui à tort et à travers.Cela donne aussi une définition de l’identité française, loin du droit du sang au sens strict, ou du droit du sol, ou je ne sais quel autre imbécilité (Luis Sepulveda parle bien du “droit d’immigration”, selon lui justifiant n’importe quel déplacement de n’importe quelle population n’importe où, à fin de satisfaire son bon plaisir. Au moins, ce vieux communiste est cohérent. Que pouvions nous attendre d’autre de la part d’un chantre de l’internationalisme. N’importe quel être humain, citoyen du monde, le déraciné même, doit pouvoir aller n’importe où).
Notre conception des choses se situe à l’opposé. Les internationalistes prônent la “Diversité”, nous la différence ; ils aiment les “voyageurs sans bagages”, nous préférons les enracinés.Là aussi, il faut se débarrasser de la vision jacobine de la nation française. Voyez ici la conception saine de la civilisation française, comme elle était pensée avant la révolution. Sachant cela, il faut considérer que le déraciné de sang français, le décadent “origine France (rapport au sang français), n’est pas plus français que l’immigré qui aura pris soin de s’adapter à l’esprit local. Vivant dans une région reculée de France, j’ai pu constater sur les 10 dernières années un changement radical de paysage, et d’esprit, lié à l’arrivée de français de toutes régions confondues : LE français selon la conception jacobine n’existe pas. Il n’y a que des français, différents, enracinés dans une région de France.
La politique actuelle, censée se dérouler sous l’égide du Petit Nicolas, j’ai nommé l’”immigration choisie”, n’est qu’une imbécilité, qui ne s’attaque pas au vrai problème, qui n’est pas essentiellement numérique mais qualitatif. Mais ces fausses solutions répondent à une mauvaise façon de concevoir la politique. Pour nos politiciens, la politique n’est qu’un ensemble de données et de solutions matérielles, le tout traduit par des statistiques, des chiffres et des courbes. Dans leur vision des choses, la politique n’est que le pilotage d’une grosse machine, ou la gestion d’une “épicerie en gros”. Exit les principes, la philosophie politique, ces choses qui nous sont chères, réactionnaires que nous sommes…
Dans son programme présidentiel, Nicolas expose ses solutions issues de sa conception matérialiste de la res publica :
“Pendant des années, on n’a pas pu parler d’immigration dans notre pays. Ceux qui n’acceptaient pas l’ouverture totale des frontières étaient immédiatement taxés d’extrémisme ou de racisme. Je veux souligner qu’en matière d’immigration, les problèmes sont plus devant nous que derrière nous et qu’il n’y a pas d’autre solution qu’une politique responsable qui concilie immigration maîtrisée et co-développement. Si je suis élu, je conforterai la politique d’immigration choisie que j’ai engagée en tant que ministre de l’Intérieur. J’instaurerai des plafonds annuels d’immigration. La laïcité, l’égalité entre la femme et l’homme, la liberté de conscience, sont des principes avec lesquels je ne transigerai jamais. Je demanderai à ceux qui veulent venir s’installer en France de faire l’effort d’apprendre le français avant, parce que c’est une condition essentielle d’une intégration réussie et parce que cela sera un signe de leur volonté de respecter notre culture. Le regroupement familial ne sera possible que si la personne a un logement et un travail lui permettant de faire vivre sa famille sans prise en compte des allocations familiales. Enfin, j’ai proposé la création d’un ministère de l’Immigration et de l’identité nationale, car l’intégration passe par le partage de notre culture autant que par son enrichissement. Un seul ministère doit traiter l’ensemble des questions relatives à l’immigration, à l’intégration et au co-développement.”
Tout d’abord, j’ai laissé en gras ce qui l’était dans le texte original : j’aurais voulu vous prouver mes dires en attirant de la sorte votre attention sur les expressions du matérialisme politique dans le discours sarkozyste, que je n’eusse pas fait mieux. Ensuite, mon coup de chapeau au maître de rhétorique (comme quoi, une formation d’avocat, ça sert pour faire de la politique : “Le démagogue et le courtisan sont de la même espèce”), qui réussit d’emblée à se ranger dans le clan des victimes du politiquement correct immigrationnisme (mieux vaut en rire).
Sinon, il y a une autre chose importante dans ce petit texte, à part ces deux points-ci, c’est cette description si particulière de l’identité française qu’il nous livre : laïcité, égalité, ce genre de choses qui n’apparaît pas dans ma liste de valeurs (pour parler novlangue).Un point positif dans ces quelques lignes ? Le bon sens bêtement matériel (à la portée d’un écolier de 12 ans) : comment un immigré peut-il accueillir sa famille en vertu de la loi du regroupement familial s’il n’a pas de logement ? comment va t-il trouver un travail sans parler la langue nationale ? Rien de plus.
Ce n’est pas ce que j’appelle une politique d’immigration. Ce n’est même pas de la politique au sens strict du terme. Un immigré doit s’intégrer, non pas seulement à l’ectoplasme culturel jacobin qui nous sert de société (dissociété, disait De Corte, un mot plus proche de la réalité philosophique), mais à la société française dans ce les principes et fondements organiques qui l’ont constituée. C’est pourquoi je ne puis être d’accord avec cette tendance qui se fait jour à droite, de placer l’immigration au centre de tous les problèmes. Le problème numéro 1, c’est la restauration de la civilisation française, pas des quotas d’immigration ou des politiques d’insertion à je en sais quelle dissociété décadente.
Sur ce point Eric Zemmour ne se démarque pas des autres politiciens dits de droite, pour le matérialisme, j’entends (et son côté positif, un certain réalisme). Dans la vidéo suivante, sa définition de la culture française n’est pas exprimée, sinon à mots couverts, et ce que j’en perçois ne correspond pas avec la mienne. Par exemple, cette idée que l’intégration se fait par le travail, digne des sociologues les plus niais, les plus simplistes, profondément déconnectée de la réalité. Allez voir si le travail en usine en France peut aider un étranger à s’intégrer ! Un travail sain, dans la tradition culturelle française, sans doute, mais un travail malsain, marque d’une société décadente, n’aide à s’intégrer qu’à une société décadente, pas à la doulce France bimillénaire.
“On ne peut pas non plus passer sous silence ce qu’est la France, et son rôle dans le monde” : intervention de l’interlocuteur de Zemmour, dont le nom m’est inconnu, n’ayant pas la télévision. Dommage qu’il n’ait pas précisé sa pensée, on aurait pu rire jaune. Et toujours ce messianisme français, teinté de jacobinisme lui aussi : Marianne aux seins gorgés de lait, qui distribue généreusement les droits de l’homme aux peuples du monde entier, et qui accueille toute la misère du monde, “un message à passer, de générosité, d’ouverture”.
Il reste que la nullité des résultats de Sarkozy est dénoncée, même si c’est de façon aseptisée. Dommage pour Zemmour, et pour nous.
Un site amusant, via Le grand Charles (dans ma blogoliste), sorte de preuve par l’absurde de la bêtise des arguments des déviants contemporains.
Lu sur le blog d’Yves Daoudal via Le Salon Beige :
“En réalité il n’y a plus besoin qu’il y ait beaucoup d’adeptes des loges au gouvernement, tant l’idéologie maçonnique est devenue l’idéologie officielle dans la politique et dans les médias.”
Votre serviteur est entièrement d’accord. Yves Daoudal nous dit qu’avec Brice Hortefeux et Xavier Bertrand, nous sommes sûrs de l’appartenance de deux ministres à la secte maçonnique. Il faut ajouter que Nicolas Sarkozy, et Rachida Dati font parti du club Le siècle, passage quasi obligé pour la réussite politique, antichambre de la Franc Maçonnerie. Ce qui veut dire que, même sans être franc-maçon directement, ces deux autres ont l’esprit maçonnique, et s’acharnent à mettre leurs idées en pratique.
La réflexion suivante est donc d’une logique imparable :
“Un jour, les plus naïfs découvriront que la « laïcité positive » de Sarkozy est aussi un concept maçonnique, malgré les grimaces de façade du Grand Orient. Parler « des » religions, les mettre toutes sur le même plan dans un même brouillard de « spiritualité », c’est parfaitement conforme à l’anti-dogmatisme maçonnique. Et le melting pot des religions est, à notre époque, bien plus efficacement anticatholique que la vieille persécution laïciste.”
Et il ne fait pas de martyrs, mais oeuvre dans l’indifférence et le silence général.

Iterum assumpsit eum diabolus in montem excelsum valde : et ostendit ei omnia tibi dabo, si cadus adoraveris me, de nouveau le diable le prend avec lui sur une très haute montagne, lui montre tous les royaumes du monde avec toute leur gloire, et lui dit :”Tout cela, je te le donnerai, si, te prosternant, tu me rends hommage.
Et alors, écartant cette dernière des trois tentations du désert, Jésus répond : “Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : C’est le Seigneur seul que tu adoreras, et à Lui seul tu rendras un culte.”
Il y a en Catalogne, une petite colline, qui prend orgeuilleusement le nom de Tibidabo, en référence à se passage de l’Evangile de Saint Matthieu, qui était celui de ce premier dimanche de Carême, d’ailleurs ; un de mes textes préférés, d’une profondeur exalatante (voir ce qu’en a fait Dostoïevsky dans Les Frères Karamazov, avec la légende du Grand Inquisiteur). Du haut de cette colline, on ne voit pas tous les royaumes du monde dans leur gloire, mais on aperçoit Barcelone, la capitale de cette province du nord de l’Espagne, dans toute sa splendeur et sa décadence.
Depuis quelques années, l’Espagne en général, et la Catalogne en particulier s’est faite championne de la révolution des moeurs, de l’européisme et du cosmopolitisme effréné, si bien, que du haut du Tibidabo, on ne voit plus guère trace de ce qui fut jadis la grandeur de cette cité, fief chrétien et territoire civilisé depuis de nombreux siècles.
La Catalogne, c’est la terre de la résistance armée à Franco, à son ordre moral de 1936 à 1939, puis de résistance lascive jusqu’en 1975, année de la mort du Caudillo. Ce que l’on connaît de la politique de la Catalogne semble commencer ici, dans n’importe quel écrit, à la portée de n’importe quel idiot. Ensuite, c’est la demande de reconnaissance de l’autonomie de la région, acceptée par le roi Juan Cralos, et ratifiée par référendum.
J’ai déjà eu l’occasion de dire tout ce que je pensais du régionalisme et d’un certain nationalisme qui semble avoir pris la main chez les idéologues dits de droite en commentant les quelques pages d’Alexis Arette, intitulées “Le malentendu national”. Le régionalisme est un équilibre qui doit servir la nation, ce qui n’est évidemment pas le cas du déchaînement hystérique de la part des rouges de catalogne pour faire reconnaître leur pseudo droit de recouvrir une indépendance abandonnée au profit de la couronne unifiée d’Espagne en 1492. Une chose est la revendication légitime de pouvoir parler sa langue dans son terroir, autre chose est de vouloir expulser tout ce qui se rapporte à la nation dans son unité jusque des moindres détails de la vie quotidienne. La perversion de cet idéal qui m’importe par les manoeuvres de la gauche triomphante est écoeurante, et c’est à peine si on peut se consoler de ce que les catalans n’aient pas succombé à la tentation terrorriste comme c’est le cas des basques, aux moeurs moins latines. A noter aussi que la langue catalane n’a jamais été interdite sous Franco de fait, j’en veux pour témoins les franquistes catalans qui n’ont jamais céssé de parler la langue de leurs ancêtres entre eux. Ce que voulait Franco était bien extirper la racine séparatiste et socialiste qui fermentait sous la terre catalane, rien de plus. Une illustration de cette tentative est l’interdiction de l’hymne Els Segadors qui en plus de rappeler une révolte contre la couronne unifiée, seravit de chant des républicains de la guerre civile.
On sait aussi de la Catalogne que cette région est devenue une capitale de la pédérastie depuis que l’Espagne a décidé une nouvelle fois de bafouer les droits de Dieu en accordant des droits qui n’en sont pas aux homosexuels, à savoir le droit au mariage et le droit à l’adoption. Ainsi, en descendant du tibidabo, en avançant dans les rues de la vieille ville, dans les quartiers alentours ou dans n’importe quel métro, votre regard pourra se porter sur des homosexuels décompléxés s’affichant avec complaisance avec leur compagnon ou seul, se maniucurant les ongles en attendant d’être servi par la pisseuse dont le travail consiste à vendre les tickets dudit métro.
Le cosmopolitisme, corrolaire du mondialisme, a pénétré la cité, et la région toute entière. Latinos, Indiens, Arabes, Maghrébins, Noirs Africains déambulent au milieu des quelques catalans pure souche. De quoi rire lorsqu’on vous explique que la France est envahie d’immigrés : ce n’ets pas grand chose en comparaison de ce qu’est la Barcelone de 2008.
Une vision sombre donc. Pourtant il n’en a pas toujours été ainsi. Alors puisque l’Espagne et sa Catalogne ne nous offre plus à contempler que de la crasse démocratique et décadente, il ne nous reste plus qu’à nous recueillir sur ce que l’histoire nous a laissé de son passé glorieux. Constatations et solutions valables pour l’ensemble de l’Europe d’ailleurs.
Habitée d’Ibères plusieurs siècles avant notre ère, la péninsule Ibérique est le plus vieux foyer de peuplement de toute l’Europe Occcidentale. La civilisation Tratessienne, au sud de l’Andalousie, sous influence d’une émigration Egyptienne est la plus brillante lorsque les romains arrivent au IIème siècle avant Jésus Christ. L’influence grecque et phénicienne avait contribuer sur les côtes à faire avancer les peuples autochtones à divers niveaux, de sorte que si l’on a pu dire des régions celtisées de la péninsule qu’elles étaient sauvages, guerrières, pour tout dire barbares, il serait absurde de considérer que les catalans, les valenciens, les habitants des baléares et les andalous étaient dans un état de barbarie aussi fort que dans quelque autre endroit d’Europe à la même époque, hormis bien sûr la Grèce dèjà décadente, et l’Italie à son apogée vertueuse.
La lutte contre Carthage sur le sol ibérique acquis la péninsule à l’Empire Romain, achevant de civiliser les zones plus avancées, et commencant les grandes oeuvres ailleurs. Les invasions barbares ne jettent pas à bas les structures romaines, et l’on trouve les plus belles pièces architecturales wisighotes en Catalogne. Lorsque les musulmans arrivent à leur tour sur les terres où coulent le lait et le miel ils n’apportent avec l’Islam dévastateur que leurs apports culturels non négligeables. Oui, car le palais de l’Alhambra est tout de même plus beau à mon sens que la plus belle église wisigothe, et d’autre part, la construction politique de l’Espagne du siècle d’or, celle dont l’Espagne d’aujourd’hui est l’indigne héritière, s’est faite au Nord, partagée entre le royaume des Asturies et le royaume d’Aragon, né de l’union de la princesse d’Aragon avec le compte de Catalogne. Autant dire que le royaume d’Aragon, est la grande Catalogne qui en 1492, au moment de l’unification donc, compte la Catalogne, l’Aragon, l’Andorre, les îles Baléares, Valence et Murcie, communautées autonomes actuelles. Pays communéments appelés pays catalans, ce qui prouve aussi que dans ce cas précis les revendications de séparatismes ne sont pas dénuées de fondements historiques, puisque les séparatistes veulent revenir aux frontières de l’année de la découverte de l’Amérique. (Là aussi, une différence avec le séparatisme basque)
L’art chrétien catalan est particulièrement florissant, depuis des temps reculés, comme on peut le constater du haut du tibidabo, dans le museu de l’art de catalunya. Ah, la peinture catalane ! Même un tableau romantique n’y est pas aussi niais qu’ailleurs.
La Catalogne n’a pas été en reste pour fournir des exemples au monde chrétien, d’abord par sa résistance au monde musulman, ensuite par les saints qui ont jalllonné son histoire : sainte Eulalie, troisième martyre d’Espagne, saint Pierre Nolasque, Saint Antoine-Marie Claret, saint Raymond de Penafort, le fondateur de l’ordre de la Merced voué à la libération des prisoniers des musulmans (les religieux prenaient les chaînes à la palce des prisonniers), et plus proche de nous, le père Vallet, grand convertisseur. Enfin, il ne faut pas oublier non plus que c’est dans la grotte de Manrèse, en plein coeur de la Catalogne, que la très Sainte Vierge révela à Saint Ignace les exercices spirituels.
L’occasion de méditer la phrase de Valéry : “Nous autres civilisation savons que nous sommes mortelles”, tout en conservant l’espérance véritable apportée par le Christ de la Résurrection.
