Le paradoxe maghrébin

29-01 at 7:05 (Arabisme, Lectures)

Je ne résisite plus à l’envie de vous faire partager quelques bouts du fruit de mes recherches qui m’occupent la plus grande partie de mon temps depuis des semaines, concernant les origines des peuples méditerrannéens.

“On ne peut faire subir une telle dichotomie à la réalité humaine du Maghreb. Les Nomades ne sont pas tous arabisés : il subsiste de vastes régions parcourues par des nomades berbéro­phones. Tout le Sahara central et méridional, dans trois États (Algérie, Mali, Niger), est contrôlé par eux. Dans le Sud marocain, l’importante confédération des Aït Atta, centrée sur le Jbel Sarho, maintient un semi-nomadisme berbère entre les groupes arabes du Tafïlalet, d’où est issue la dynastie chérifienne, et les nomades Regueibat du Sahara occidental qui se disent descendre des tribus arabes Ma’qil. Il faut égale­ment tenir compte des petits nomades du groupe Braber du Moyen Atlas : Zaïan, Béni M’Guild, Aït Seghouchen…

Le berbère n’est donc pas exclusivement un parler de sédentaire, ce n’est pas non plus une langue exclusivement montagnarde. Une île aussi plate que Jerba, les villes de la Pentapole mzabite, les oasis du Touat et du Gourara, les immenses plai­nes sahéliennes fréquentées par les Touareg Kel Grès, Kel Dinnik, Oullimiden, sont des zones berbérophones au même titre que les massifs marocains ou la montagne kabyle.

Il ne faut pas non plus imaginer que tous les Arabes, au Maghreb, sont exclusi­vement nomades ; bien avant la période française qui favorisa, ne serait-ce que par le rétablissement de la sécurité, l’agriculture et la vie sédentaire, des groupes arabo­phones menaient, depuis des siècles, une vie sédentaire autour des villes et dans les campagnes les plus reculées. C’était, en particulier, le cas des habitants de Petite Kabylie et de l’ensemble des massifs et moyennes montagnes littorales de l’Algérie orientale et du Nord de la Tunisie. Tous ces montagnards et habitants des collines sont arabisés de longue date ; cependant, vivant de la forêt, d’une agriculture proche du jardinage et de l’arboriculture, ils ont toujours mené une vie sédentaire appuyée sur l’élevage de bovins. Bien d’autres cas semblables, dans le Rif oriental, l’Ouarsenis occidental, pourraient être cités.

Mais il n’empêche qu’aujourd’hui, dans le Maghreb sinon au Sahara, les zones berbérophones sont toutes des régions montagneuses, comme si celles-ci avaient servi de bastions et de refuges aux populations qui abandonnaient progressivement le plat pays aux nomades et semi-nomades éleveurs de petit bétail, arabes ou arabi­sés. C’est la raison pour laquelle, au XIXe siècle, l’Afrique du Nord présentait de curieuses inversions de peuplement : montagnes et collines au sol pauvre, occupées par des agriculteurs, avaient des densités de population bien plus grandes que les plaines et grandes vallées au sol riche parcourues par de petits groupes d’éleveurs.

Certains groupes montagnards sont si peu adaptés à la vie en montagne que leur origine semble devoir être recherchée ailleurs. Des détails vestimentaires, et surtout l’ignorance de pratiques agricoles telles que la culture en terrasse dans l’Atlas tellien, amènent à penser que les montagnes ont été non seulement des bastions qui résistèrent à l’arabisation, mais qu’elles furent aussi de véritables refuges dans lesquels se rassemblèrent les agriculteurs fuyant les plaines abandonnées aux dépré­dations des pasteurs nomades. Si la culture en terrasse est inconnue chez les agricul­teurs des montagnes telliennes (alors qu’elle est si répandue dans les autres pays et îles méditerranéens), elle est, en revanche, parfaitement maîtrisée, et certainement de toute antiquité, chez les Berbères de l’Atlas saharien et des chaînes voisines.

Quelles que soient leurs origines, les Berbères qui occupent les montagnes du Tell sont si nombreux sur un sol pauvre et restreint qu’ils sont contraints de s’ex­patrier. Ce phénomène, si important en Kabylie, n’est pas récent. Comme les Savoyards des XVIIIe et XIXe siècles, les Kabyles se firent colporteurs ou se spéciali­sèrent, en ville, dans certains métiers. L’essor démographique consécutif à la coloni­sation provoqua l’arrivée massive des montagnards berbérophones dans les plaines mises en culture et dans les villes. Ce mouvement aurait pu entraîner une sorte de reconquête linguistique et culturelle aux dépens de l’arabe, or il n’en fut rien. Bien au contraire, le Berbère arrivant en pays arabe, qu’il soit Kabyle, Rifain, Chleuh ou Chaoui (aurasien), abandonne sa langue et souvent ses coutumes, tout en les retrou­vant aisément lorsqu’il retourne au pays.

Cette disponibilité des masses berbères est d’autant plus remarquable qu’elles constituent la quasi totalité du peuplement, qu’elles soient arabisées ou non. Par leur venue dans le plat pays et dans les villes, les montagnards des zones berbérophones, qui demeurent les grands réservoirs démographiques du Maghreb, contribuent à développer ce phénomène paradoxal qu’est l’arabisation de l’Afrique du Nord. Les pays du Maghreb ne cessent de voir la part de sang arabe, déjà infime, se réduire à mesure qu’ils s’arabisent culturellement et linguistiquement.”

Gabriel Camps

Revue de l’Occident musulman et de la Méditerranée, n°35, Aix-en-Provence, 1983, pp. 7-24.

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La dame d’Elche

28-01 at 8:08 (Beauté, Hispanophilie)

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et son bijou :

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Ruego de Publicacion

28-01 at 5:35 (Hispanophilie)

Buenos Aires, 28 de enero de 2008 ES COPIA

A Su Santidad el Papa Benedicto XVI
Señor Secretario de Estado
S.E.R.Cardenal Tarciso Bertone
Palazzo Apostolico Vaticano
00120 Ciudad del Vaticano

Su Excelencia Reverendísima:

En mi país –la Argentina- se ha instruído una acción judicial contra el sacerdote Von Wernich quien fue acusado de haber participado en siete homicidios y 41 casos de privaciones ilegales de la libertad y tortura física y psicológica. El Reverendo Padre von Wernich, fue capellán de la Policía Bonaerense y casi todos sabemos que quienes incriminaron al sacerdote, mienten descaradamente, tales son las condiciones morales y profesionales de estos sujetos que militaron en el terrorismo subversivo que asoló la República, en años desgraciados para los argentinos.
Infinidad de despropósitos fueron y son cometidos hoy por la Policía y la Justicia de la Pcia. de Buenos Aires, rodeados de mentiras, engaños e impunidad total.
Esto no es justicia, sino la mediocridad que avanza en el país a paso de invasión destruyéndolo todo ¿Con estos antecedentes de los juzgadores, que están a la vista de todos los que quieran ver ¿puede alguien creer “a pie juntillas”? las acusaciones a este servidor de la Iglesia, que es von Wernich?
¡Seguramente no!
Por eso le escribo al Santo Padre, para que la Santa Sede se expida al respecto y trate de evitar esta ignominia.
Dios guarde a usted,

LUIS JOSÉ VINCENT de URQUIZA
Miembro Titular Vitalicio de la
Sociedad Argentina de Historiadores

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Licencia para rezar en Cataluña

26-01 at 7:08 (Non classé)

El proyecto de ley llegará al Parlamento catalán la próxima semana. Es un verdadero atentado a la libertad de expresion, culto y religion : prohibe celebrar Misa y reunirse para hablar de religión sin una licencia municipal. La diputada Glòria Renom hace un llamamiento a la defensa de los derechos de los cristianos y de las demás religiones.

La nueva “Ley de regulación de centros de culto y de reunión con finalidades religiosas” entrará en el Parlamento catalán la semana próxima, presentada por el vicepresidente del gobierno autonómico, José Luis Carod Rovira. Según la parlamentaria catalana, se trata de una “ley muy intervencionista que afecta de lleno a la Iglesia Católica y que tiene carácter retroactivo, ya que no se podrá celebrar misa ni reunirse para hablar de religión sin una licencia municipal, ni en la ermita más pequeña ni en la mayor catedral”.

El anteproyecto de Ley establece que para reunirse en un local ‘con fines religiosos’, el local necesitará una licencia. Y la licencia, la dará (o quitará) el ayuntamiento. Y esta licencia el ayuntamiento puede retirarla cuando quiera y a quien quiera.

Una vez aprobada esta ley cualquier alcalde puede cerrar cualquier parroquia por no disponer de licencia para realizar actividades religiosas. En Cataluña no se podrá abrir ninguna otra parroquia si el poder político no lo quiere. Más aún el poder político puede cerrar todas las parroquias que quiera no dándoles o no renovándoles la licencia. Pero las implicaciones no acaban aquí. Si una parroquia quiere tener licencia o quiere mantenerla o quiere renovarla el párroco no tendrá más remedio que someterse a las directrices ideológicas y morales señaladas por el poder político.

Pero aún más hay más, esta ley implica que la simple reunión en la calle, en un parque o en el campo para cantar canciones religiosas o para rezar o para realizar romerías o procesiones es un delito si no se dispone de la pertinente licencia para realizar esa actividad religiosa.

El anteproyecto de ley establece que para que un ayuntamiento permita una actividad religiosa el ayuntamiento tendrá en cuenta el criterio de ‘proporcionalidad con la población del termino municipal’.

¿Qué significa esto? Que no se darán licencias o que se quitarán licencias en municipios que no tengan un segmento significativo de fieles con respecto a la población de ese municipio que justifique el desempeño de dicha actividad. Por este criterio muchísimas parroquias pueden ser cerradas en cuanto se publique la ley en el Boletín de la Generalidad. Incluso grandes centros de culto como el Monasterio de Montserrat y el Monasterio de Poblet podrían ser cerrados.

¿Qué significa todo esto? Que en Cataluña la persecución abierta contra el cristianismo y los cristianos está apunto de empezar otra vez.

Este anteproyecto de Ley ha sido elaborado por la Dirección de Asuntos Religiosos de la Generalidad de Cataluña, que en última instancia depende de la vicepresidencia de Josep Lluís Carod-Rovira (de ERC).

Por ello, añade la diputada Renom, le gustaría contar con la opinión de asociaciones y grupos que puedan aportar argumentos a su intervención parlamentaria en defensa de la libertad de culto y de religión, y para “poder lograr justicia para nuestra Iglesia”.

[http://www.hazteoir.org/node/10182  apoye la resistencia !]

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Communiqué du Docteur Dickès :

26-01 at 6:50 (Non classé)

“Exception faite de la venue du Christ sur terre, les deux plus importants évènements de l’histoire de l’humanité viennent d’intervenir dans une indifférence générale.

Une équipe américaine de Californie (travaux publiés par Stem Cell) vient de réussir le clonage humain dans la foulée de celle des singes macaques et de Dolly le premier mammifère cloné. Ainsi la reproduction de l’espèce humaine peut être assurée en laboratoire en dehors des moyens de reproduction de la nature : la sexualité se trouvant ainsi disjointe de la reproduction.

L’Institut de biotechnologie américain Venter annonce avoir en raboutant des molécules d’ADN synthétisé une bactérie. En clair d’avoir réussi à passer du monde inanimé au monde animé. C’est un véritable saut qualitatif dans l’histoire de la Création.

Vers quoi vont vers ces découvertes fantastiques ? Vers la création d’une humanité en laboratoire à partir des molécules de la terre comme Dieu tira l’homme du limon de la terre ?

Le Prologue de Saint- Jean nous dit qu’au commencement était le Verbe et le Verbe était Dieu… Il était la vie. Ainsi les biologistes veulent prendre la place de Dieu en créant la vie.

Et à terme l’homme lui-même en éprouvette puis en couveuse.

Tels sont les prémices d’une humanité future, artificielle et sans âme, vouée au néant.”

Dr Jean-Pierre Dickès

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Aaron Russo

19-01 at 7:57 (Non classé)

Au sujet du 11 septembre.

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Un grand classique

19-01 at 7:48 (Hispanophilie, Lectures)

Se trata de escoger entre la dictadura que viene de abajo, y la dictadura que viene de arriba: yo escojo la que viene de arriba, porque viene de regiones más limpias y serenas; se trata de escoger, por último, entre la dictadura del puñal y la dictadura del sable: yo escojo la dictadura del sable, porque es más noble.

Juan Donoso Cortes

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Bègles en rougit

19-01 at 7:45 (France actuelle)

C’est la dernière de Georges Frêche, après les Harkis sous-hommes et les discours joyeux saluant l’élection d’un juif à la tête de la France (il pensait à Sarkozy). L’ancien memebre du PS veut installer une statue Lénine dans la ville où il exerce son mandat de maire : Montpellier.

Libération Libé nous retranscrit les propos de Noël Mamère (faut-il encore présenter l’homophile socialiste ?), maire de Bègles, la seule ville de France, précise le torchon, qui compte une avenue et une place Lénine.

Mamère va jusqu’à dire que le cas Georges Fêche “relève du psychiatrique” !

Tout royaume divisé contre lui-même…

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Il y a 215 ans :

19-01 at 6:01 (France actuelle)

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“Au nom de la très Sainte Trinité, du Père, du fils et du Saint Esprit. Aujourd’hui vingt-cinquième de décembre mil sept cent quatre vingt douze.
Moi, Louis, XVI ème du nom, Roi de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille.
De plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l’issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune loi existante, n’ayant que Dieu pour témoin de mes pensées, et auquel je puisse m’adresser.
Je déclare ici en sa présence, mes dernières volontés et mes sentiments.

“Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, et je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d’après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ qui s’est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.

“Je meurs dans l’union de notre sainte Mère l’Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l’Église, les Sacrements et les Mystères tels que l’Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés. Je n’ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d’expliquer les dogmes qui déchirent l’Église de Jésus-Christ, mais je m’en suis rapporté et rapporterai toujours, si Dieu m’accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Sainte Église Catholique, donnent et donneront conformément à la discipline de l’Église suivie depuis Jésus-Christ.
Je plains de tout mon cœur nos frères qui peuvent être dans l’erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l’enseigne.

“Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés, j’ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m’humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d’un Prêtre Catholique.
Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j’ai d’avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l’Église Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de cœur.
Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s’il m’accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d’un Prêtre Catholique, pour m’accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.

“Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d’avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j’aurais pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu’ils croient que je peux leur avoir fait.

“Je prie tous ceux qui ont de la Charité d’unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

“Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m’ont fait beaucoup de mal.

“Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma Sœur, mes Tantes, mes Frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être.
Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma sœur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s’ils viennent à me perdre, et tant qu’ils resteront dans ce monde périssable.

“Je recommande mes enfants à ma femme, je n’ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux ; je lui recommande surtout d’en faire de bons Chrétiens et d’honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde ci (s’ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l’Éternité.
Je prie ma sœur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s’ils avaient le malheur de perdre la leur.

“Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.

“Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu’ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu’elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. Je les prie de regarder ma sœur comme une seconde mère.

” Je recommande à mon fils, s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve.
Qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement, étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile.

“Je recommande à mon fils d’avoir soin de toutes les personnes qui m’étaient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c’est une dette sacrée que j’ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu’il y a plusieurs personnes de celles qui m’étaient attachées, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l’ingratitude, mais je leur pardonne, (souvent, dans les moment de troubles et d’effervescence, on n’est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s’il en trouve l’occasion, de ne songer qu’à leur malheur.

“Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m’ont montré un véritable attachement et désintéressé. D’un côté si j’étais sensiblement touché de l’ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n’avais jamais témoigné que des bontés, à eux et à leurs parents ou amis, de l’autre, j’ai eu de la consolation à voir l’attachement et l’intérêt gratuit que beaucoup de personnes m’ont montrés. Je les prie d’en recevoir tous mes remerciements ; dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

“Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation, si je ne recommandais ouvertement à mon fils MM de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avait portés à s’enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes.
Je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j’ai eu tout lieu de me louer depuis qu’il est avec moi. Comme c’est lui qui est resté avec moi jusqu’à la fin, je prie MM de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.

“Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi.
J’ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur cœur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

“Je prie MM de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l’expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu’ils se sont donnés pour moi.

“Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi.

Fait double à la Tour du Temple le 25 décembre 1792.

Louis

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Un peu d’humour (2)

16-01 at 5:12 (France actuelle, Futilités divertissantes, Heurs et malheurs)

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… sur la situâtion au Prôche et Moâyen Orient.

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Un peu d’humour

12-01 at 5:59 (France actuelle)

 

Parce qu’ “un bon dessin vaut mieux qu’un long discours” (konk lui-même)

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Anticommunisme colombien

9-01 at 3:10 (France actuelle, Hispanophilie)

Lu de Présent, via Le Salon Beige : “On ne comprendrait rien à la politique – et à la détermination – d’Alvaro Uribe face aux FARC si l’on oubliait qu’en 1983 son père a été assassiné par ces sanglants guérilleros communistes. Et que lui-même n’a échappé que de justesse à un attentat des FARC en 2002. […]

Elu magistralement en 2002, réélu triomphalement en 2006, il rappelle qu’il n’a pas été porté au pouvoir pour négocier avec les FARC mais pour les réduire à néant. […] Inutile de dire qu’une telle détermination anticommuniste lui vaut les critiques acerbes des médias européens qui, pour la plupart, ont pour Chavez – et certains pour les FARC – les yeux de Chimène. […] Ajoutons – ce qui aggrave son cas – que cet anticommuniste primaire, secondaire, hercynien, est un catholique fervent.

Depuis son arrivée au pouvoir, les résultats […] sont là : les enlèvements ont baissé de plus de 80% et les FARC sont aux abois. Et c’est la raison pour laquelle il sait que les FARC ne libéreront jamais (sinon au compte-goutte) le millier d’otages qu’ils détiennent : sans ces derniers, et notamment la très surmédiatisée Ingrid Betancourt, on ne parlerait plus d’eux. […]

Laminés, les guérilleros jouent leur va-tout. Leur chef, le vieux dinosaure marxiste (il a 77 ans) Manuel Marulanda, a appelé ses troupes à une « offensive générale ». Une offensive qui, pour l’heure, est surtout restée verbale…” 

Evitons tout de même d’être trop optimiste. Je ne crois pas que la situation soit prête de se résoudre en Colombie, et il n’est pas vrai de dire qu’Uribe a été élu magistralement et triomphalement (peut être Sanders –c’est l’auteur de l’article de Présent-  pense t’il que la légitimité d’un chef d’état vient de l’assentiment populaire, et écrit il cela pour dorer l’image du président colombien aux yeux de ses lecteurs - pour moi, justement, c’est le point négatif de l’histoire, ce démocratisme), puisque les résultats du scrutin ne comptent pas le taux d’abstention qui tourne autour de 60 % je crois.

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لبنانيون الحقيقة

5-01 at 4:55 (France actuelle)

Beyrouth, le 3 janvier 2008, 8 h - . Pénible journée que la nôtre hier 2 janvier. Réveillés par un orage et des pluies torrentielles que des semaines d’ensoleillement avaient fait oublier - alors qu’ils sont bien de saison - et qui ont causé des kilomètres de bouchons et des centaines d’interventions de pompiers pour dégager des voitures noyées dans des crevasses rendues invisibles par le niveau de l’eau, nousavons eu droit successivement à la conférence de presse du ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem et au retour médiatique de Hassan Nasrallah pour le Hezbollah et de Walid Joumblatt pour le collectif du 14 Mars.

« Nous avons accueilli avec surprise les déclarations du Président français lors d’une conférence de presse au Caire dans laquelle il rendait la Syrie et l’opposition libanaise responsables de l’échecmalgré les efforts déployés par la Syrie… et la souplesse dont a fait preuve l’opposition pour faciliter un règlement consensuel » avec son timbre de voix et ce ton  « bonhomme » qui lui est propre, WalidMouallem a accusé Paris de vouloir faire endosser à Damas l’échec de la médiation.

Fantastique numéro de passe-passe, Mouallem battait les cartes, les redistribuait, en sortait de sa manche ou du coeur du paquet pour apporter la preuve de ses propos. Face à lui un parterre dejournalistes des plus divers dont la claque locale avec en prime un ou deux Libanais qui servaient au ministre les questions qui lui permettaient de rebondir ou de revenir sur un point ou l’autre.

Selon le ministre syrien des Affaires étrangères c’est Paris qui a soumis à Damas un plan de sortie de crise pour le Liban, un plan qu’avec « souplesse » l’opposition libanaise a accepté mais que lamajorité a refusé en bloc.

Le plan français ? Mouallem nous en a donné lecture. Ce n’est - ni plus ni moins - que l’ensemble des exigences de « l’opposition » libanaise pour autoriser l’élection d’un président de la république.
En d’autres termes, et malgré les assertions de Damas, les exigences de Damas.

Nous savons - vous et moi - que nous pouvons imputer à l’improvisation impudente de Kouchner et Sarkozy et à leur légitime et nécessaire souci de la sécurité de la FINUL, presque tous les échecs de la politique étrangère française au Liban mais pas cela. Il est quasi impossible de croire un instant que Paris ait pu proposer - ou même accepter - de tuer le Liban souverain. Du moins je veux continuer à le
croire.

« La Syrie a décidé de cesser sa coopération avec la France sur la crise libanaise », a déclaré Walid Mouallem avant d’ajouter : « Il semble que les Français veulent imputer à la Syrie leur incapacité
(…) à trouver une solution à la crise. (…) D’une part, on demande à la Syrie de ne pas intervenir au Liban, et d’une autre, on lui demande d’utiliser son influence sur ses alliés libanais.»  En réponse à une question, Mouallem dira - je cite en substance - : quand on frappe à la porte de la Syrie on doit s’attendre à une réponse.

La réponse de Damas a été claire : nous débloquons la situation mais à notre prix. C’est à prendre ou à laisser. Pour ceux qui n’ont pas saisi ce que cela voulait exactement dire, le  secrétaire général du Hezbollah l’a redit quelques heures plus tard avec ses mots à lui qui ont le « mérite » d’être « clairs » : « La médiation française n’est pas encore finie bien que le président Nicolas Sarkozy ait haussé le ton de manière inappropriée (…) tant que de telles médiations se poursuivent, nous ne nous dirigerons pas vers la confrontation. (…) Mais si cette médiation échoue, il n’y en aura pas d’autres, et l’opposition lancera une mobilisation qui recourra à tous les moyens pacifiques possibles mais il ne faut pas non plus la pousser à bout car même le Hezbollah ne pourra pas contrôler totalement la base et il n’est pas le seul sur le terrain. »

Une fois de plus, la Syrie démontre le très large spectre de son jeu de cartes et sa maîtrise totale de la situation. Exemple supplémentaire : à la demande expresse de Nabih Berry, président de la
Chambre, la visite annoncée à Beyrouth de l’envoyé spécial du secrétaire général de la Ligue arabe, Hicham Youssef, a été annulée car, dit Berry, « avant toute chose l’important est que les pays
arabes se réconcilient entre eux ».

En langage clair cela veut simplement dire : aucune médiation arabe n’est possible avant la réconciliation de la Syrie et de l’Arabie Saoudite, avant que Riyad n’accepte le retour de Damas dans le giron de la communauté internationale. Pour l’instant c’est non.

Maroun CHARBEL 

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