Ils s’en vont…

6-11 at 10:08 (France actuelle)

Apres Philippe Ploncard d’Assac qui est allé jusqu’à demander à ses lecteurs de ne plus voter Jean-Marie, et Bernard Anthony qui n’est pas allé jusque là, c’est au tour des Baeckeroot, de se retirer du Front National.

Je vous livre ici ces propos de l’interessé, lus via le Salon Beige :

1972-2002 : 30 ans globalement positifs, 30 ans que je suis heureux d’avoir passé derrière Jean-Marie Le Pen. 2002-2007 : 5 ans globalement négatifs, 5 ans pendant lesquels on a brouillé notre message pour devenir politiquement correct et médiatiquement compatible.”

“J’ai exprimé mes critiques à de nombreuses reprises au sein du bureau politique et les ai rassemblées dans une note de 16 pages adressée aux membres du comité central en mars 2006 soit plus d’un an avant l¹élection présidentielle. Je les ai renouvelées devant le bureau politique du 23 avril 2007 au lendemain du 1er tour des présidentielles, mais les élections législatives puis les difficultés financières m¹avaient conduit à retarder jusqu’à aujourd¹hui cette mise au point.”

“La volonté d¹être moderne et de nous adapter aux modes d’aujourd’hui n¹est sans doute pas ce qu’attendent du Front national les Français nationaux qui nous font confiance depuis 15 ans ni l’ensemble des électeurs qui ont voté Jean-Marie Le Pen en 2002. Je pense que ces évolutions sont mortelles pour l¹avenir du Front national. Pour retrouver la confiance des Français, c¹est toute l¹évolution depuis 2002 qui doit être corrigée et le remplacement aux postes de commande de tous ceux qui ont prôné ces abandons sous prétexte de modernisme. On choisissait Valmy, en oubliant Domrémy et Reims pourtant si proches. Au nom du laïcisme républicain qui prétend ignorer les facteurs religieux, on abandonnait la lutte contre l1islamisation.”

A titre de rappel, Bernard Anthony ecrivait il y a peu sur son blog :

“En fait, je crois surtout qu’il est très difficile d’être avec Jean-Marie Le Pen dans la vérité du moment. C’est un peu comme jadis au parti communiste où il était très difficile d’être à l’heure du parti et où l’on excluait ceux qui étaient « en retard »comme ceux qui étaient « en avance ». Sur le second point, l’entretien dans Famille Chrétienne, je comprends fort bien certaines réflexions de Jean-Marie Le Pen par rapport à l’Eglise Catholique et j’y reviendrai à l’occasion.
Nul mieux que moi n’est mieux placé pour savoir la difficulté qu’il y a eu trop souvent à défendre des positions chrétiennes en rencontrant l’hostilité de trop d’ évêques.
Mais quitte à choquer, je dirai ici, pour faire court, que le respect de la vie innocente, la lutte contre la banalisation de l’avortement, n’est pas une affaire de morale catholique. Il n’est pas nécessaire d’être chrétien pour refuser l’atteinte à la vie.


En revanche je suis très perplexe encore sur ses réflexions quant à l’euthanasie et sa position « non définitive pour l’instant ». Je lis en effet :

« Moralement et philosophiquement, je suis partisan du respect de la vie du début jusqu’à la fin. Mais l’évolution de la société m’interroge. Demain, il y aura des pressions très fortes du fait de millions de très grands vieillards dont beaucoup seront en situation de dépendance, avec de grandes souffrances et des coûts médicaux vertigineux. Savez-vous que la moitié des dépenses de santé pour un individu concerne les derniers mois de la vie? Savez-vous combien il y a de centenaires en France aujourd’hui? Trente mille et bientôt trois cent mille… Comment allons nous faire? Je m’accroche à la position chrétienne, mais comme homme politique responsable, je me pose la question de l’euthanasie. Je n’ai pas de position définitive pour l’instant ».


On n’est plus là du tout dans le débat sur la licéité de l’abréviation de la vie en phase terminale pour abréger des souffrances. Ce que prône, je le rappelle, la morale chrétienne, c’est le refus de l’acharnement thérapeutique.
Non, Jean-Marie Le Pen s’interroge sur la question économique et sociale du nombre des centenaires qui augmente. On est là dans le débat initié par Jacques Attali.

En terminant ces lignes, je pèse la chance que m’a donnée finalement Jean-Marie Le Pen en me laissant exclure du Front National sans d’ailleurs quelque protestation que ce soit de quelques bons amis à qui, compréhensif, je n’en veux nullement.


Je suis en effet désormais strictement libéré de tout devoir de réserve que m’eût encore, ces jours-ci, imposé le fait de parler à côté de Le Pen pour le soutenir « quand même ».


Mais maintenant il m’est bien difficile de le soutenir « malgré tout »! Cela n’aura certes pas, je le sais bien, de grandes conséquences électorales. Du moins mes enfants et mes onze petits enfants sauront que jamais je n’aurais accepté, de qui que ce soit, sans réagir, la perspective d’islamisation de nos banlieues et de cassure libanaise ou kossovarde de notre peuple.”

Quand donc Bruno Gollnish quittera-t’il le FN ?

2 commentaires

  1. rastanarko a dit,

    28-03 à 2:25

    Jusqu’ici tout allait bien … mais là non, je ne peux plus cautionner. Gauchiste que je suis ( on le sauras) je ne peux cautionner la politique du FN, de ‘lextrême droite en général. Et même pire, je la combat et je la hais.
    Oublie pas ces quelques derniers éléments :
    - unis dans la diversité était un slogan des anti fasciste avant d’être récupéré par Le Pen

    - les flux d’immigration sont constant depuis 30a ans, légale ou illégale, même en fermant les frontières, on en saurait l’empêcher ( 600 000 entrées par an ).

    - l’immigration est une nécessité. Car non les immigrés ne volent pas les travails des bons français puisqu’il y a du sous emploi dans de nombreux secteurs : BTP, restauration etc. parce que ces travaux sont trop pénible pour que les français même les plus pauvres acceptent de s’y engager. Ainsi les employeurs exploitent cette main-d’oeuvre, souvent au noir.

    - il est scientifiquement prouvé que les races n’existent pas et que notre ancêtre commun était noir. Et que les couleur de peau sont issues d’une adaptation climatique ( blanc étant pour les milieux tempéré le plus adapté).

    - non nos banlieues ne sont pas islamisées. Simplement, une fraction ultra minoritaire se radicalise parce que la situation économique et sociale empire gravement.
    50% de chômage chez les jeunes etc

    et n’oublie pas que ce qui s’est passé en 2005 était certes extrêmement maladroit, mais était un appel à la reconnaissance. una ppel à l’unoté, à être reconnue comme français. Attirer l’attention pour montrer qu’one xiste. Oui les conséquences ont été désastreuses. Mais ils sont comme nous et pourtant on les ytraites differemment.
    Tu devrais un jour de teindre la peau en noir, tu verrais comment ça se passe
    ( la personne qui te aprle est blanche, issue d’un milieu aisé, ayant réussi socialement, simplement je suis réaliste sur le monde qui m’entoure)
    parce que la grande majorité de ces jeunes ne sont pas issus de l’immigration mais sont fils et filles d’issus de l’immigration. ils sont français que tu le veuille ou non( ou alors tu souhaite abolir le droit du sol, mais dans ce cas là, même notre président ne pourrais être français :p )

    Et tu sais, sur le radicalisme, il y en a bien parmi les chrétiens qui portent des croix au cou sans que ce soit un processus de catholicisation. Ouvre donc tes yeux.
    Et si tu es d’accord avec moi, ouvre ceux de tes “amis” d’extrême droite

    J’ai terminé mon tour. Incroyable comment quelqu’un d’extrême droite a réussi a citer un blog d’extrême gauche pour dénoncer la pourriturisation de la musique actuelle :D
    Et comment la personne d’extrême gauche s’enferme dans son sectarisme traditionnel injuriant toute personne qui n’est pas d’accord avec lui
    SI t’as aimé mon cynisme ou entendu mes arguments, bah j’attends tes réponses sur mon blog ^^ sinon tant pis.

  2. La voix dans le desert a dit,

    28-03 à 4:15

    Comme quoi, tout peut arriver dans notre joli monde, je “cautionne la politique du FN”. Je ne suis membre d’aucun parti, je ne vote pas, je vois mal comment dans les actes je puis cautionner le FN. Pour les amis en revanche, je ne dis pas le contraire, j’en ai un bon paquet, et des connaissances aussi. Tiens, il y a même Bruno Gollnish et Huguette Fatna ! Par contre, je ne me souviens pas avoir croisé beaucoup de racistes ou de xénophobes (à part ce vieux parachutiste qui finissait par se demander si la délinquance était un atavisme typiquement maghrébin, sur quoi je l’avais rassuré, disant que la barbarie était aussi largement répandu chez les gaulois), soit dit en passant.
    L’immigration n’est pas essentiellement un problème matériel. J’avoue ne pas connaître les chiffres du chômage, et même, m’en foutre. Le problème est culturel (pour parler moderne). Je m’inquiète de notre culture (et de celle des déracinés qui viennent en masse chez nous, par la même occasion), point à la ligne. Les histoires de chomage et d’économie, c’est secondaire dans le gouvernement d’un pays. Gouverner, en principe, ce n’est pas gérer une épicerie.
    Français, c’est une culture, et aujourd’hui, il n’y a pas beaucoup de français, quelque soit la couleur de leur peau.
    Mes ancêtres n’étaient pas noirs, et je pourrais même raconter leur histoire depuis Abraham pour certains d’entres eux. Trêve de plaisanteries, la science est encore dans ses langes, et rien n’est prouvé. J’en parle là : http://lavoixdansledesert.wordpress.com/2008/03/26/quelques-considerations-sur-la-genetique-des-populations/
    Il n’y a pas de race, mais il y a des peuples, sur lesquels s’assoient des civilisations. Ainsi va la vie.
    L’islamisation des banlieues, je n’y suis pas allé voir récemment, la dernière fois que je suis passé par là j’étais trop jeune. Si au moins les maghrébins étaient musulmans comme Ahmadinejad, ou Abdallah de Saoudie, je n’aimerais pas mieux l’islam, mais j’estimerais davantage leurs personnes.

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