De la liberté (à méditer en temps de grèves)

30-11 at 6:35 (France actuelle)

 Quand j’étais plus jeune, je lisais les quelques sentences morales moyen-âgeuses que l’on tentait de me faire entrer dans la tête. Par exemple, il y avait celle-ci : “A servir bon être, d’esclave on devient maître”. Et j’avais créé une extension qui donnait : “Qui refuse de servir sera contraint à l’esclavage”. Plus tard j’ai été content de retrouver une pensée similaire dans Diagnostics de Gustave Thibon :

“Il y aurait autant d’horreur à détruire la liberté où Dieu l’a mise, que de l’introduire où elle n’est pas, a dit Pascal. Cette formule ramasse et stigmatise les deux attentats dont les tyrans (avoués ou masqués) menacent la vraie liberté des peuples : l’oppression et la corruption, la destruction par atrophie et la destruction par boursouflure.

En France, depuis plus d’un siècle, on introduit la liberté là où elle n’est pas. On arrache le peuple à la nécessité nourricière, à l’humble et nécessaire alvéole d’institutions, de coutumes et de devoirs à l’intérieur de laquelle sa liberté peut se déployer sainement, pour faire jouer celle-ci hors de son lieu, dans un domaine adapté à sa nature et où elle se réfute elle-même : dogme de la souveraineté du peuple, avec son corrolaire pratique, le suffrage universel… Autant vaudrait demander à un aveugle de choisir librement entre les couleurs ! A l’idéal de la liberté, on immole les cadres de la nature. On dit à l’agneau : tu es libre d’être ou de n’être pas herbivore. Car c’est à cela que se ramène en définitive des institutions qui entretiennent dans la cervelle de tous les hommes, l’impression d’être souverains, égaux à quiconque et de trancher, par leur bulletin de vote, les problèmes les plus étrangers à leur compétence.

Mais étirer, dilater ainsi la liberté, c’est encore la façon la plus sûre (et la plus perfide) de la supprimer. D’un bien dont on mésuse, on perd même l’usage. Qui veut trop courrir aujourd’hui ne pourra plus marcher demain… Après avoir promené son désir et son choix parmi les aliments carnés, l’herbivore corrompu ne sait plus choisir sainement entre les plantes qui l’entourent ; -l’homme du peuple farci “d’idées générales” et d’ambitions saugrenues perd la sagesse spécifique de son milieu social et professionnel. Il  n’est pas libre hors de son ordre : là, il n’a que l’illusion de la liberté ;  en réalité, il est mû par des mots creux ou des apssions malsaines et sa souveraineté universelle se résout en fuméé et en comédie. Mais ce qui est plus grave, ce qui est plus terrible, c’est que dans son ordre même, il n’est plus libre. Rien plus qu’un certain mythe de la liberté n’a contribué à détruire, dans l’âme des masses, la vraie liberté, la vraie sagesse.

On peut modifier ainsi le mot de Pascal : en voulant mettre la liberté où elle n’est pas, on l’a détruit où Dieu l’a mise. L’homme qui n’accepte pas d’être relativement libre sera absolument esclave”

Ces mots de la plume de Gustave Thibon, publiés dans Diagnostics dans les années 40 restent vrais dans notre France soumise à l’arbitraire du droit de grève (entres autres droits injustes).

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Temps de l’Avent – Pénitence avant Noël

30-11 at 6:02 (Année liturgique, Crise de l'Eglise)

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Cuba d’aujourd’hui

30-11 at 5:27 (Hispanophilie)

Je trouve cet article sur Radio Cristiandad, sur le Cuba que ne voient pas les touristes, mais que peuvent voir certains voyageurs :

“Considerada en el pasado una de las ciudades más hermosa y bella del Mundo, La Habana es hoy una urbe en ruinas que tal parece haber sido bombardeada inmisericordemente durante meses. Trágico legado de aquella Revolución bolchevique y atea importada de la lejana y gélida Rusia Soviética y que triunfó en nuestras verdes campiñas tropicales el aciago 1 de Enero de 1.959.

Esta es La Habana que los turistas no ven, porque se lo impide la criminal tiranía marxista-leninista del sátrapa genocida, ladrón y narcotraficante del Caribe : Fidel Castro.

Los turistas que visitan el Gulag de América se alojan en lujosísimos Hoteles donde los cubanos cautivos que viven en la Isla-Prisión no se les permite entrar. ¡ Apartheid comunista !

Y con La Habana, toda Cuba — otrora Perla de las Antillas — está completamente destruida, derrumbada, en escombros, sumida en la más atroz miseria y en la dolorosa amargura del hambre. Pero eso sí: cubierta de enormes carteles y murales que por doquier gritan la atroz consigna del régimen terrorista y totalitario de la hoz y el martillo: “¡ Socialismo o Muerte !”

Miles de cubanos asesinados en las cámaras de torturas y en los paredones de fusilamientos. Cientos de cubanos prisioneros, en condiciones infrahumanas, en tétricas ergástulas y en campos de trabajos forzados. Escalofriante cifra de cubanos — entre ellos mujeres, niños y
ancianos — ahogados o devorados por los tiburones en las aguas del Estrecho de La Florida en busca desesperada de la anhelada Libertad. Dos millones de cubanos en el destierro, en exilio forzoso, lejos de la Patria que nos vió nacer. Cuarenta y seis largos años de terror, opresión y esclavitud.

¡ Hermano español !
¡ Hermano hispanoamericano !

Tú, que como nosotros luchas por la Patria contra el comunismo internacional y sus cómplices,
¡ ayúdanos a que el Mundo conozca la terrible realidad de Cuba Roja !”

Suivent quelques photos qui doivent etre replacées dans leur contexte (beaucoup pourraient avoir été prises dans n’importe quel pays d’Amérique Centrale par exemple). En fait, ces photos pourraient surtout servir à montrer à tous les rêveurs latinoaméricains que la vie à Cuba n’est pas meilleure que dans leur propre pays : http://radiocristiandad.wordpress.com/2007/11/30/la-verdadera-cuba-de-fidel-castro/

 

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Uribisme

29-11 at 6:43 (Hispanophilie)

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Voilà quelques lignes d’un inconnu qui devraient suffir à répondre au programme d’Hugo Chavez en ce qui concerne les FARC de Colombie (celui-ci qualifiant de merveilleuse l’idée que les FARC se reconvertissent en un parti politique dans la Colombie démocratique) :

“On se souvient des 12 députés colombiens que les FARC avait enlevés un mois après Ingrid Betancourt. On se souvient que les cadavres de onze de ces députés avaient été remis en septembre par la guérilla à la Croix-Rouge internationale et que le groupe rebelle affirmait que leurs otages avaient été tués lors d’affrontements entre leurs troupes et les forces militaires colombiennes.

Les corps avaient été remis par la Croix-Rouge à une Commission internationale qui devait déterminer les causes exactes de leurs morts. Aujourd’hui, cette Commission a remis son rapport : tout porte à croire que les otages ont été froidement abattus par leurs kidnappeurs.

Tout d’abord, on a découvert dans les corps des traces de munitions différentes de celles utilisées par les troupes colombiennes.

La Commission qui s’est rendue sur les lieux des prétendus combats peut affirmer que les otages ne sont pas morts à cet endroit-là et que, de plus, il n’y a jamais eu de combat dans cette zone puisqu’on n’y a trouvé ni douilles, ni impact de balles sur les arbres.

La grande majorité des victimes a été abattue dans le dos à moins de trois mètres de distance.

Ainsi, les FARC aurait abattu de sang-froid leurs otages sans défense, sans aucune raison et d’une manière tout à fait barbare. Encore une fois, les FARC ont menti en prétendant que les otages avaient été victimes de tirs croisés alors qu’ils étaient les seuls responsables de ce massacre. On se demande comment il est encore possible de leur faire confiance, alors qu’ils s’ingénient à manipuler la communauté internationale avec leur prétendu échange humanitaire.

Les FARC ont beau prétendre ne pas être des terroristes, tous leurs actes prouvent le contraire.”

 

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Pour en finir avec Che Guevara

10-11 at 2:21 (Crise de l'Eglise, Hispanophilie)

Apres avoir ecoute l’article de lumiere 101, qui m’avait laisse sur ma faim, je suis content de pouvoir vous presenter ce reportage :

C’est en espagnol. 

Lumiere 101 : http://lumiere101.com/2007/10/15/les-impostures-du-mythe-du-che-denoncees-par-les-ecrits-de-guevara/

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Mysterium fidei (3)

6-11 at 11:09 (Apologétique, Lectures, Philosophie, Théologie)

1 “Foi – le mot clef du christiannisme intérieur, de la dialectique de l’ame et non de l’esprit. Tout est si clair, si merveilleusement enchainé dans le monde des essences et des espérances – et si confus, si chaotique dans le monde des existences et des faits. Il faut cette purification par la nuit (credo quia absurdum) ; il faut que l’écart soit irréductible entre ces deux univers, pour que le foi devienne surnaturelle, c’est à dire réfractaire à toute assimilation rationaliste. Il faut que je ne comprenne rien à ce qui existe pour m’abandonner sans recours à ce qui est…”

2 “Il faut choisir entre la preuve et le signe. Le signe ne prouve rien, et la preuve ne signifie rien.”

Gustave Thibon, “Aux ailes de la lettre”, ed du Rocher.

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