Après-demain…

21-09 at 2:22 (France actuelle)

En transit à Paris, j’apprécie une fois de plus de voir que notre cher pays est de plus en plus bariolé. Oh ce n’est pas que je sois un adepte du multiculturalisme, ni même des mélanges en général, mais beaucoup d’étrangers résidant en France et de Français d’origine Africaine ont le mérite d’être musulmans.

Au vu du désarroi spirituel dont font preuve une bonne partie de nos contemporains, je suis enthousiaste lorsque la Providence me donne de croiser un homme qui croit en Dieu, et essaie de vivre selon Sa loi selon ce qu’en disent ses croyances.

Les destructeurs de l’identité française se réjouissent de ces vagues d’immigrations, voyant ainsi se réaliser leurs projets pour l’Europe, et les conservateurs se plaignent de l’invasion musulmane. Chez ces derniers, certains poussent même le vice jusqu’à essayer d’alerter les bonnes âmes sur le danger que représente l’Islam pour la république laïque démocratique. Mais du fond du coeur, comment pouvons nous ne pas nous réjouir de ce danger, s’il est réel (ce que je crois) ? Qui se soucie du sort de notre république corrompue, assise sur la Révolution, qui de nous pleurera la démocratie imbécile que nous subissons ? Et je ne parle pas de la laïcité, tant il doit être évident que rien ne saurait être pire que cet affront au Christ-roi, de la part de la Fille Aînée de l’Eglise. Les béats croient au futur radieux, les pessimistes nous parlent de guerre civile imminente, d’état musulman, de voile pour nos filles, et tentent de faire cesser le mouvement de toutes leurs maigres forces (on raconte même que certains ont la faiblesse de croire en un résultat positif).

Une fois de plus, je me sens plutôt pessimiste…

Ceci dit, il m’est impossible de pleurer sur ces malheurs qui nous attendent. Je préfère un musulman, qu’un de ces déchets que produit notre “dissociété” à la chaîne, ô combien ! Si nos contemporains n’ont rien su conserver de l’héritage des siècles catholiques, je crois que l’on ne peut rien pour eux, en revanche, il me semble plus simple de parler de christianisme avec un musulman. Il y a entre le musulman et le catholique un socle commun : tout ce qui fait qu’ils se sentent comme des chiens dans un jeu de quille dans notre pays décadent, et mine de rien, c’est déjà pas si mal comme point de départ pour une conversation.Et ma foi, si vraiment c’est le martyre qui attend les chrétiens et l’extermination les païens modernes, tant mieux. On ne regrettera pas nos décadents-faits-maisons, et le martyre est une semence de chrétien, alors tout est combiné pour que l’on se réjouisse, surtout si l’on commence à spéculer sur d’éventuels desseins de Dieu : peut-être aurons nous le privilège d’assister à une action divine nette pour convertir les musulmans ?…

Il s’agit, tout compte fait, de dépasser la vision classique du futur. Ce n’est pas de demain, c’est d’après-demain qu’il faut se soucier. Une fois qu’on a adopté cette longue vue, on peut alors parler d’Espérance de voir un jour la civilisation chrétienne refleurir en France, sur les ruines de la France d’aujourd’hui.

Et tant pis si en pensant de la sorte, on se met à dos pas mal de braves gens conservateurs à leur façon, qui croient bien faire à se lamenter en famille sur les méfaits de l’Islam en France et à souhaiter de tout leur cœur que le mouvement s’arrête et que l’on puisse rebâtir la civilisation chrétienne en se basant sur la situation actuelle. Tant pis si certains croient encore que l’on doit mettre le vin nouveau dans des outres anciennes.

Pour ma part, lorsque je vois un voile, un fidèle qui prie tourné vers l’est, ou n’importe quel signe donnant une idée grandiose du futur, je me réjouis.

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