Pro-Vie

25-09 at 6:04 (Hispanophilie)

Comme vous le savez, le vert est la couleur de l’espérance

  (Comme vous le savez, le vert est la couleur de l’esperance)

Une pensée émue pour les pays d’Amérique Latine qui envers et contre tout continuent de maintenir une législation anti-avortement. Seuls Cuba et le District Federal de la ville de Méjico ont autorisé cette pratique (cette dernière depuis avril 2007 seulement).

Dans un certain nombre de pays de cette région du monde, l’avortement est toléré pour les cas de viol uniquement, mais beaucoup refusent cette dérogation, ayant à l’esprit cette phrase de Nicolas Gomez Davila : “Les concessions sont les marches de l’échafaud.”

Hier, Benoit XVI a reçu le président du Nicaragua au Vatican, et a exprimé sa satisfaction face au maintien de la politique pro-vie de ce petit pays d’Amérique Centrale. (Voir cet article du Salon Beige ici : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2007/09/pro-vie-le-pape.html)

Emu disais-je, car lorsque l’on songe aux différences de train de vie entre le Nicaragua et la France, l’émotion à l’encontre du Nicaragua est intensivement comparable à l’indignation ressentie face au remboursement de l’avortement par la Sécurité Sociale dans notre pays.

A titre d’information, le Nicaragua est un des pays les plus pauvres du monde ; il y a beaucoup de misère, de gens sans toit ni possibilité d’accès aux soins médicaux de base. C’est donc de l’admiration que les catholiques du monde entier doivent ressentir face à ces femmes vivant dans la rue qui conservent leur enfant, accouchant dans des conditions déplorables, ou ces autres plus riches, qui n’ont pas encore avalé ni le jargon social-démocrate de “droits de la femme” ni tout ce qui s’ensuit.

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Mysterium fidei (2)

24-09 at 7:04 (Apologétique)

Foi et crédulité -  Le premier terme s’emploie pour désigner une qualité, une force ; le second pour dénoncer un défaut, une faiblesse. Crédule : “qui croit trop facilement” (Littré). Qu’est-ce à dire ? Est crédule celui qui croit où l’on doit vérifier. -Est croyant celui qui adhère intérieurement à des réalités mystérieuses qui, par nature, ne peuvent être saisies que par la foi. La crédulité se situe donc en deçà de la vérification, la foi au-delà. Ce qui signifie que la vraie foi présupose une large zone d’incrédulité exercée et dépassée. C’est le sens de la phrase de Chateaubriand : “Il n’y a pas chrétien plus croyant ni d’homme plus incrédule que moi.”

Ceci pour objet de la foi ou de la crédulité. -Du côté du sujet, la crédulité implique la passivité, la paresse de l’esprit tandis que la foi procède de la ferveur et de l’engagement de l’âme. La crédulité pourrait se définir comme une faiblesse de l’esprit, et la foi comme une force de l’âme. -Il faut noter aussi qu’une certaine de incrédulité procède de la même carence intellectuelle, mais alliée à l’orgueil de l’esprit et à l’atrophie de l’âme… “Il n’est pas de pire disgrâce pour un esprit faible que de devenir un esprit fort.” (Victor Hugo)”

De la plume de Gustave Thibon ; pensées inédites. (Désormais éditées aux éditions du rocher sous le titre “Aux ailes de la lettre”)

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Après-demain…

21-09 at 2:22 (France actuelle)

En transit à Paris, j’apprécie une fois de plus de voir que notre cher pays est de plus en plus bariolé. Oh ce n’est pas que je sois un adepte du multiculturalisme, ni même des mélanges en général, mais beaucoup d’étrangers résidant en France et de Français d’origine Africaine ont le mérite d’être musulmans.

Au vu du désarroi spirituel dont font preuve une bonne partie de nos contemporains, je suis enthousiaste lorsque la Providence me donne de croiser un homme qui croit en Dieu, et essaie de vivre selon Sa loi selon ce qu’en disent ses croyances.

Les destructeurs de l’identité française se réjouissent de ces vagues d’immigrations, voyant ainsi se réaliser leurs projets pour l’Europe, et les conservateurs se plaignent de l’invasion musulmane. Chez ces derniers, certains poussent même le vice jusqu’à essayer d’alerter les bonnes âmes sur le danger que représente l’Islam pour la république laïque démocratique. Mais du fond du coeur, comment pouvons nous ne pas nous réjouir de ce danger, s’il est réel (ce que je crois) ? Qui se soucie du sort de notre république corrompue, assise sur la Révolution, qui de nous pleurera la démocratie imbécile que nous subissons ? Et je ne parle pas de la laïcité, tant il doit être évident que rien ne saurait être pire que cet affront au Christ-roi, de la part de la Fille Aînée de l’Eglise. Les béats croient au futur radieux, les pessimistes nous parlent de guerre civile imminente, d’état musulman, de voile pour nos filles, et tentent de faire cesser le mouvement de toutes leurs maigres forces (on raconte même que certains ont la faiblesse de croire en un résultat positif).

Une fois de plus, je me sens plutôt pessimiste…

Ceci dit, il m’est impossible de pleurer sur ces malheurs qui nous attendent. Je préfère un musulman, qu’un de ces déchets que produit notre “dissociété” à la chaîne, ô combien ! Si nos contemporains n’ont rien su conserver de l’héritage des siècles catholiques, je crois que l’on ne peut rien pour eux, en revanche, il me semble plus simple de parler de christianisme avec un musulman. Il y a entre le musulman et le catholique un socle commun : tout ce qui fait qu’ils se sentent comme des chiens dans un jeu de quille dans notre pays décadent, et mine de rien, c’est déjà pas si mal comme point de départ pour une conversation.Et ma foi, si vraiment c’est le martyre qui attend les chrétiens et l’extermination les païens modernes, tant mieux. On ne regrettera pas nos décadents-faits-maisons, et le martyre est une semence de chrétien, alors tout est combiné pour que l’on se réjouisse, surtout si l’on commence à spéculer sur d’éventuels desseins de Dieu : peut-être aurons nous le privilège d’assister à une action divine nette pour convertir les musulmans ?…

Il s’agit, tout compte fait, de dépasser la vision classique du futur. Ce n’est pas de demain, c’est d’après-demain qu’il faut se soucier. Une fois qu’on a adopté cette longue vue, on peut alors parler d’Espérance de voir un jour la civilisation chrétienne refleurir en France, sur les ruines de la France d’aujourd’hui.

Et tant pis si en pensant de la sorte, on se met à dos pas mal de braves gens conservateurs à leur façon, qui croient bien faire à se lamenter en famille sur les méfaits de l’Islam en France et à souhaiter de tout leur cœur que le mouvement s’arrête et que l’on puisse rebâtir la civilisation chrétienne en se basant sur la situation actuelle. Tant pis si certains croient encore que l’on doit mettre le vin nouveau dans des outres anciennes.

Pour ma part, lorsque je vois un voile, un fidèle qui prie tourné vers l’est, ou n’importe quel signe donnant une idée grandiose du futur, je me réjouis.

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Georges Fêche et Israël

17-09 at 6:17 (France actuelle)

Une déclaration, ou plutôt plusieurs déclarations scandaleuses du maire de Montpellier, dans un discours que vous pouvez entendre à l’adresse suivante :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/discours+sur+isra%C3%ABl/video/x2gjjy_georges-freche-discours-sur-israel_news 

A noter à ce sujet, que l’on peut rencontrer Israël Adam Shamir à l’occasion de la publication de son nouveau livre : “Le pin et l’olivier, ou les charmes discrets de la Terre Sainte”, le 26 septembre, à l’Hotel de l’industrie, 4 place saint Germain des Prés, Paris…

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Sainte Croix

14-09 at 2:54 (Non classé)

Il y a deux ans, mourrait Vladimir Volkoff, et un an plus tard jour pour jour, une de ses ferventes admiratrices.

Requiesquant in pace.

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Casse-Noisette

12-09 at 4:32 (Beauté, Musique)

Tant qu’on y est à se bercer de musique, autant en profiter pour mettre cet extrait connu de Casse-Noisette, la joyeuse pièce de Tchaïkovsky.

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“Le lac des cygnes” à Paris

11-09 at 8:12 (Beauté, France actuelle, Musique)

Un peu de la Russie Eternelle en France décadente.

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Seigneurs d’Espagne

10-09 at 8:23 (Hispanophilie)

“Notre mouvement ne serait pas entièrement compris si l’on croyait qu’il n’est seulement qu’une façon de penser; ce n’est pas une manière de penser, mais une façon de vivre. Nous ne devons pas seulement nous proposer l’édification d’une politique, nous devons adopter dans toutes les manifestations de notre existence, dans chacun de nos gestes, une attitude profondément et entièrement humaine. Cette attitude, c’est l’esprit de sacrifice et de service, le sentiment spirituel et militaire de la vie. Ainsi donc que personne ne croit que nous venons faire des recrues afin de nous permettre d’offrir des prébendes; que personne ne croit que nous nous groupons pour défendre des privilèges. Je voudrais que ce microphone devant moi portât mes paroles jusqu’au dernier coin des foyers ouvriers pour leur dire : oui nous portons des cravates; oui, vous pouvez dire de nous que nous sommes des « hidalgos ». Mais justement nous apportons un esprit de lutte précisément, pour ce qui ne nous intéresse pas en tant qu’ « hidalgos »; nous entrons dans la lutte pour que beaucoup de notre classe s’imposent des sacrifices durs et pénibles, et, nous entrons dans la lutte pour qu’un Etat autoritaire puisse répandre ses bienfaits aussi bien sur les puissants que sur les humbles. Tels, nous sommes, ainsi que furent toujours les « hidalgos », d’Espagne. Ils parvinrent à la hiérarchie des seigneurs véritables parce que dans les terres lointaines comme sur le sol de notre Patrie, ils surent faire face à la mort, s’adonner aux tâches les plus rudes pour ce qui, du seul fait qu’ils étaient « hidalgos », aurait pu ne pas leur importer.”

José Antonio Primo de Rivera

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Un “penseur” moderne

7-09 at 4:37 (France actuelle)

On peut découvrir dans des interviews d’André Comte-Sponville, son humilité… : 

“Je ne parlerais pas de vulgarisation, car je ne fais pas d’efforts de traduction pour rendre la philosophie accessible. Descartes ou Pascal n’ont pas vulgarisé la philosophie ; ils ont juste écrit clairement. J’appartiens à cette tradition de philosophes qui écrivent le plus simplement qu’ils peuvent. Ce n’est pas de la vulgarisation ; c’est de l’honnêteté intellectuelle.” 

… et sa Tolérance (majuscule de rigueur) : 

“Mon livre [”L’esprit de l’athéisme”], […] est un livre de combat, mais pas contre la religion : contre l’obscurantisme, le fanatisme et la superstition. Et un livre de paix, à l’égard de tous les esprits ouverts et tolérants” 

Mais le plus beau reste ses “idées” exposées dans ses multiples torchons ouvrages, résumées dans les dites interviews :  

”Pour l’athée, tout est immanence. La religion est elle-même une forme d’immanence, qui se prend illusoirement pour une révélation transcendante. Au fond, être “immanentiste”, c’est penser qu’il n’y a rien d’autre que Tout. Dieu, étant transcendant, c’est-à-dire “autre que Tout”, n’est rien. L’esprit n’existe qu’à l’intérieur de cette immanence au monde. L’esprit, pour le matérialiste que je suis, c’est un cerveau humain en état de marche, ou, dans un sens un peu hégélien, l’ensemble de ce que les cerveaux humains en état de marche ont produit à travers les siècles.”

Qu’est-ce que le Tout pour vous, cher monsieur ? 

“Mon livre porte sur la spiritualité, guère sur la morale. J’ai montré, dans des livres précédents, qu’il n’y a pas de morale absolue sans libre arbitre, qu’il n’y a pas de libre arbitre, et que toute morale prétendument absolue est donc illusoire.  Mais qu’il n’y ait pas de morale absolue, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de morale du tout !” 

Mais à quoi est donc relative la morale? Sur quoi va t’il asseoir la morale relative? Puisqu’il n’y a pas de libre arbitre ?

“Etre relatif, ce n’est pas n’être rien ! Comme Spinoza, comme Marx et Freud, je pense que la morale est une illusion nécessaire, qu’il est vital de la transmettre à nos enfants.”

Il faudra un jour que l’on m’explique comment ces matérialistes pourtant acharnés en arrivent là : “une illusion nécessaire”! Ca me fait penser aussi à la phrase de Simone de Beauvoir : “qui suis-je : une absurdité responsable d’elle-même.” Ici ces deux penseurs modernes tentent de séparer l’inséparable : Sponville, la vérité du devoir, de Beauvoir, la raison, l’ordre de la responsabilité. Deux incohérences.

“En l’occurrence, la morale judéo-chrétienne me paraît l’une des plus belles. C’est l’erreur fondamentale de Nietzsche, comme d’Onfray aujourd’hui, que d’avoir voulu la renverser. Pas besoin de croire en Dieu pour être plus sensible au Christ des Evangiles qu’aux fadaises nietzschéennes sur le surhomme, l’éternel retour ou la “superbe brute blonde” !

La “petite sensibilité” fait son apparition ! Je suis moi catholique, plus sensible à la philosophie Nietzschéenne que lui, visiblement

“On a aimé bien avant Moïse ou Jésus ! Quel rapport avec la religion ? On ne pas va attendre de savoir si Dieu existe pour se demander si on aime ses enfants.”

Que l’on ait aimé avant Moïse ne veut pas dire qu’aimer ses enfants et savoir si Dieu existe soient deux choses sans lien.

“L’amour que j’ai pour mes enfants est aussi réel que l’érection que j’ai lorsque je désire une femme.”

La comparaison est charmante. Je doute qu’il n’y ait pas de vulgarisation dans sa prose, quant à la vulgarité dans son langage, j’en suis bien certain.

“L’illusion consiste à croire que je désire une femme parce qu’elle est belle. Ce que m’apprend Spinoza, c’est que ce n’est pas parce qu’elle est belle que je la désire, mais parce que je la désire que je la trouve belle.”

Cela dépend des cas, tout simplement. Et que dirait il du cas d’un homme désirant une femme qu’il ne trouve pas belle? 

“Je pense que Pascal, Kant et Kierkegaard ont raison de dire qu’un athée lucide et cohérent ne peut pas échapper au désespoir. Tout espoir, pour l’athée, vient buter sur ce qu’André Gide appelait “le fond très obscur de la mort”. Toutes nos espérances viennent buter contre un fond de désespoir, qui fait partie de la condition humaine. En revanche, je crois qu’ils se trompent lorsqu’ils considèrent que le désespoir est forcément le malheur. Car l’espérance n’est pas le bonheur, bien au contraire !”

Que l’espérance (veut il dire l’espoir?), ne soit pas le bonheur, ne prouve pas que le désespoir soit “heureux”.

“La fidélité c’est ce qui reste de la foi quand on l’a perdue.”

Décidément, Sponville n’aime pas les ensemble, il n’aime que séparer : comme si la Fidélité n’existait pas chez un homme de Foi !

 “On peut faire un parallèle entre la spiritualité évoquée dans ce livre [L’Esprit de l’athéisme], et les trois vertus théologales de la tradition chrétienne : la foi, l’espérance et la charité. La spiritualité sans Dieu que je propose relève de la fidélité plus que de la foi, et de l’amour plus que de l’espérance.” 

Pas d’équivalent pour la Charité…

 “[La spiritualité sans Dieu] n’est pas une croyance en un Etre transcendant, mais un attachement à certaines valeurs que nous avons reçues et que nous avons à charge de transmettre.”

J’appelle cela du conservatisme mécanique : On ne croit pas, mais on transmet une fidélité absurde, une foi illusoire, une morale relative. Je me suis fait déjà cette réflexion qu’il n’y a rien de pire que cette morale sans fondement véritable, c’est à dire qui ne s’appuie pas sur la raison et le coeur unis : le merveilleux profanée de la façon la plus hypocrite. Ici, Sponville présente une fidélité basée sur la simple raison, qui lui a dit “la morale est nécessaire”, mais il a un peu de sentimentalisme aussi : voir son approche des évangiles, ou certaines phrases dans l’interview. Mais on est loin du système catholique, où la morale est un acte d’amour nécessaire. C’est par Amour de Dieu et du prochain que la catholique respecte la morale, pas seulement parce qu’elle est nécessaire pour la société et pour l’homme. Somme toute, la conception de la morale que répète Sponville est assez kantienne. Ce dernier forge une morale sans Dieu, et partant sans religion, quand notre « penseur » ne fait que la répéter.

“C’est une spiritualité de l’amour plutôt que de l’espérance, puisque, s’il n’y a rien après la mort, apparaît ce fond de désespoir, qui n’est pas une raison pour cesser d’aimer.”

A mon avis, il n’y a pas de raison de cesser d’aimer, mais pas non plus pour continuer. Le choix ici est fonction des sentiments. Il y a les esprits cohérents qui cherchant l’unité, ont tendance à vivre selon le principe “tout ou rien”, et ceux qui ont la mentalité plus pondérée, et qui enlevant un tube à l’échafaudage, tente de lui maintenir un aspect d’échafaudage 

[C’est une] spiritualité de l’immanence ou “sentiment océanique”, comme le dit Freud, qui n’est pas la rencontre avec un “Tout autre” mais l’immersion dans le “Tout même”. Ce n’est pas un saut au-delà de l’Etre mais une manière d’être un avec tout. C’est une expérience de plénitude, de simplicité, d’unité, d’éternité…” 

Mais quel verbiage ! Mon Dieu que c’est beau !

“L’énoncé le plus juste, en Occident, en reste le livre V de ‘L’Ethique’ de Spinoza : “Nous sentons et expérimentons que nous sommes éternels”… C’est à cette expérience que le troisième chapitre de mon livre est consacré. Nous sommes déjà dans le Royaume : l’éternité, c’est maintenant.” 

Voilà du sentiment pur. Et que se passe-t’il si tout à coup, on ne ressent plus cette éternité ? Le désespoir reste, mais la gaîté sereine se retire. Peut être Sponville confond-il espoir et espérance. L’espoir est humain, l’espérance est en Dieu. Le proverbe “l’espoir fait vivre” n’est pas faux, en ce sens que l’espoir est une, énergie pour la plupart des hommes, mais la vérité est plus : “L’espérance fait vivre”. L’espoir passe, l’espérance demeure. C’est l’espérance qui permet d’agir, pas l’espoir, ni le “gai désespoir”.

Au moins, il y a un avantage attaché aux écrits d’André Comte Sponville, c’est qu’ils me confortent dans ma fidelité à la Foi. 

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Portrait d’un pangermaniste par lui même

5-09 at 1:40 (Non classé)

“J’étais moi-même la loi vivante de morale, j’étais impeccable, j’étais la pureté incarnée; les Madeleines les plus compromises furent purifiées par les flammes de mes ardeurs et redevinrent vierges entre mes bras : ces restaurations de virginité faillirent parfois, il est vrai, épuiser mes saintes forces. J’étais tout amour et tout exempt de haine; je ne me vengeais plus de mes ennemis, car je n’admettais pas d’ennemis vis à vis de ma divine personne, mais seulement des mécréants, et le tort qu’ils me faisaient était un sacrilège, comme les injures qu’ils me disaient étaient autant de blasphèmes. Il fallait de temps en temps punir de telles impiétés, mais c’était un châtiment divin qui frappait le pécheur et non une vengeance par rancune humaine. Je ne connaissais pas non plus à mon égard des amis, mais des fidèles, des croyants, et je leur faisais beaucoup de bien. Les frais de représentation d’un dieu qui ne pouvait être chiche et qui ne ménage ni sa bourse ni son corps sont énormes. Pour faire ce métier superbe il faut avant tout être doté de beaucoup d’argent et de beaucoup de santé; or, un beua matin, c’était à la fin du mois de février 1848, ces deux choses me firent défaut. Ma divinité en fut tellemnt ébranlée qu’elle s’écroula misérablement”

“Ils disent que la gloire réchauffe notre tombe. Folies et sottises que tout cela ! Mieux valent pour nous réchauffer les lourdes caresses d’une vachère amoureuse. Mieux vaut aussi pour nous réchauffer les entrailles, mieux vaut boire largement du vin épicé, du punch et du grog, même au fond des plus ignobles tavernes, au milieu de voleurs et de vagabonds échappés à la potence, mais qui vivent, qui respirent, qui ronflent et qui sont plus dignes d’envie que le glorieux enfant de Thésis.”

“Quand nous aurons réalisé le grand oeuvre de la Révolution: la Démocratie universelle ! Quand nous aurons poursuivi la pensée de la Révolution dans toutes ses conséquences, quand nous aurons détruit le servilisme jusque dans son dernier refuge -le ciel ! - Quand nous aurons chassé la misère de la surface de la terre, quand nous aurons rendu sa dignité au peuple déshérité, au génie raillé, à la beauté profanée, comme nos grands maîtres, les penseurs et les poètes l’ont dit et l’ont chanté, et comme nous, leurs disciples, le voulont : -alors ce n’est pas seulement l’Alsace et la Lorraine, mais la France toute entière, mais l’Europe et le monde sauvé tout entier qui seront à nous ! Oui, le monde entier sera allemand !”

Vous pourrez retrouver ces extraits de la plume d’Heinrich Heine, ami de Marx, révolutionnaire comme lui, poète romantique (que le dictionnaire Hachette présente comme “un intermédiaire culturel entre la France et l’Allemagne”) dans “Les Odeurs de Paris” de Louis Veuillot.

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Mozart et Saint Thomas D’Aquin

4-09 at 3:23 (Beauté, Crise de l'Eglise, Musique)


Mozart en plein coeur de l’Amérique …

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Encore une citation…

3-09 at 3:09 (Non classé)

Puisqu’on en est à répondre à des phrases choisies reprenons une phrase du tristement célèbre Che Guevara :

” Que importa la vida de un hombre cuando es en juicio el futuro de la humanidad?”, ce qui donne en français “Qu’importe la vie d’un homme, lorsque le futur de l’humanité est en jeu?”

Impossible de résister à l’envie de faire répondre Berdiaev. Les lignes qui suivent sont de sa main, issues de “L’esprit de Dostoïevsky”, à propos de “Crime et Châtiment”:

“La liberté dégénérant en arbitraire, ne reconnaît nulle chose sacrée, n’accepte aucune limite. Si Dieu n’existe pas, l’homme est lui même Dieu, tout lui est permis. [...] Celui qui dans son arbitraire méconnaît les limites de la liberté, voit cette liberté disparaître et tombe au pouvoir d’idées qui l’asservissent. [...]

En effet, le “prochain” est plus précieux que le “lointain”, toute vie humaine, toute âme humaine vaut davantage que l’amélioration d’une humanité en devenir, qu’une idée abstraite [...]

Il est aisé de tuer un homme mais [...] il ne trouve dans cet acte aucune force pratique et [...] y perd ses forces spirituelles [...]

Les grands et authentiques génies, bienfaiteurs de l’humanité n’avaient pas agi de la sorte : ils ne se considéraient pas comme des surhommes à qui tout est permis, mais, se sacrifiant à ce qu’ils mettaient au dessus de l’humanité, ils purent accomplir de grandes choses pour l’humanité [...]

Le cas de Raskolnikov marque déjà la crise de l’humanisme, le terme de la morale humaniste, la perte de l’homme par son auto-affirmation. L’apparition même du rêve du surhomme, et de la surhumanité, de la morale supérieure humaine, indique que l’humanisme s’est usé et a pris fin. [...]

A ce point, l’empire de la compassion vient finir, il n’y a plus de merci pour l’homme [...]L’arbitraire humain se donne le droit d’estimer lui-même la valeur d’une vie humaine et d’en disposer. Ce n’est pas à Dieu qu’appartiennent la vie humaine et le jugement suprême des êtres [...] Et son jugement à lui [l'homme] est impitoyable, à la fois impie et inhumain [...] Dieu est l’unique “idée” supérieure, et celui qui, ici, ne s’incline pas devant sa volonté supérieure détruit son prochain et se détruit lui-même. Tel est le sens de “Crime et châtiment”

Le temps de parole égalitaire n’a pas été respecté, mais votre serviteur administrateur de ce blog n’est pas égalitariste d’une part, et n’accorde pas la même valeur aux deux interlocuteurs en présence malgré eux dans cet article, d’autre part. N’en déplaise aux jeunes gens qui s’habillent de frusques à son effigie, Che Guevara est un Raskolnikov, c’est à dire un assassin.

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Mysterium fidei

3-09 at 2:00 (Apologétique)

Il me semble que tout sophisme athée commence par un postulat orgueilleux : le refus du mystère (cela tient peut-être plus de psychologie que de philosophie d’ailleurs)

J’en veux pour preuve deux citations d’auteurs français bien connus :

“Il m’était plus facile d’imaginer un monde sans créateur qu’un créateur chargé de toutes les contradictions du monde” Simone de Beauvoir

“Le catholicisme est inadmissible, le protestantisme intolérable” André Gide

Simone de Beauvoir préfère un monde absurde (c’est vrai que c’est une habitude chez les existentialistes), une contradiction évidente: un monde contingent sans cause extérieure, pour reprendre la formule de Saint Thomas d’Aquin, plutôt que de reconnaître qu’il y a des choses que l’esprit humain ne pourra jamais comprendre. Les choses de Dieu, les attributs de Dieu ne peuvent pas être saisis par la nature humaine, parce que la nature divine la dépasse en perfection. Si Dieu est, il est évident qu’Il est un mystère.

Quant à André Gide, sa phrase est plus spécifique, mais pas dénuée d’intérêt non plus. “Le protestantisme est intolérable” : je ne nie pas. “Le catholicisme est inadmissible” : à ses yeux peut être, mais dans l’absolu non.  Le catholicisme est précisément la religion qui va le plus s’appuyer sur le postulat de faiblesse de la raison humaine. La théologie du mystère est poussée à son comble, et Pascal y voit une preuve de l’essence divine du christianisme. Une religion inventée par un homme ne peut être vraie, en revanche le catholicisme se base sur la Révélation divine, donc, il est évident qu’il y a des mystères, à priori incompréhensible pour la raison humaine, mais il faut y voir un signe de véracité. Cohérent.

Ce comportement orgueilleux est répandu dans notre société, on s’entend souvent répliquer que l’existence de Dieu, ou tel dogme de l’Eglise est illogique.

Alors face à l’homme autoproclamé Dieu, l’homme qui se croit capable de tout, face à l’orgueil à l’origine de l’athéisme, la saine philosophie commence par un postulat humble : le postulat socratique, thomiste, de la raison humaine limitée, exprimé magnifiquement par l’abbé Aubry dans son étude sur la Foi : ”tout nous crie et la raison plus fort que tout le reste, que la raison ne suffit pas”.

Il me paraît judicieux de remarquer ici que les religions autres que le catholicisme (et l’orthodoxie orientale) ne se basent pas sur ce postulat humble. L’existence de Dieu est le seul mystère que le protestantisme s’autorise (voir la négation des dogmes catholiques, dont l’Immaculée Conception par exemple, qui font l’objet d’un refus pathologique), tandis que les autres religions sont tissées de crédulité plutôt que de raison humble. L’esprit crédule croit sans raison; l’esprit véritablement raisonnable “se rend aux raisons de croire”.

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Le pèlerin magazine, et les limbes…

1-09 at 4:27 (Apologétique, Crise de l'Eglise, France actuelle)

Le très progressiste périodique “Le pèlerin”,que reçoivent chez elles les croyantes-tolérantes de plus de soixante ans, nous informait la semaine passée que les limbes étaient “une théorie dépassée”:

“Voici donc la fin des limbes. L’Eglise, par le biais d’un document de la commission théologique internationale, vient de remettre en cause leur existence. Ce lieu réservé aux enfants décédés sans baptême était tombé dans les oubliettes de la foi. Après des siècles d’angoisse en Occident, l’Eglise catholique fait place à plus d’espérance et de miséricorde.”

Décidément, on n’arrête pas le progrès ! Une fois de plus depuis 1962, l’Eglise déborde de miséricorde ! Les pages sombres de doctrine rigoureuse sont définitivement tournées, et gageons que le flot de solidarité qui se déverse des commissions pontificales, des documents pontificaux, des nouveaux cathéchisme, n’est pas près de se tarir !

L’auteur de l’article compense ses manques de connaissance en doctrine par des citations poétiques : Victor Hugo dans Dieu, tome II, le seuil du gouffre : “Masques crispés d’enfants sanglotant dans les limbes”. Je propose ici une refonte du journal. Au lieu de parler de religion, et de nous donner le programme télévision de la semaine, il nous proposerait des vers choisis pour égailler les soirées, quand les lecteurs du dit périodique n’ont plus la possibilité de regarder la Télévision.

Vous remarquerez que les adversaires de la doctrine, n’ont finalement pas d’autre issue, que de prendre les auditeurs/lecteurs par de la petite sentimentalité. L’article du pélerin donne le ton dès le début, et ne dément pas la règle au fil des lignes :

“Et aujourd’hui ? Y a t’il quelqu’un pour regretter les limbes à l’heure où la théologie semble, une bonne fois pour toutes, les mettre à l’écart. Certainement pas le père Alphonse Lesage, 78 ans, que la question renvoie a un douloureux souvenir. Lorsqu’il était séminariste, ce prêtre breton a assisté à l’enterrement d’un bébé décédé trois heures après sa naissance, sans avoir reçu le baptême : “il fut enterré comme un petit animal… Accablés de douleur, ses parents ont cessé toute pratique religieuse.”

Passons sur la référence au baptême de désir, qui suit. Le journaliste, s’appuyant sur des propos de Mgr Jean Claude Boulanger, évêque de Sées, dans l’Orme: “En se montrant à ce point strict dans l’application de la doctrine, ces prêtres ne tiennent pas compte de l’intention des parents qui, le plus souvent, envisageaient le baptême”, en arrive à cette conclusion : “cette porte de sortie, qui fait place à plus d’espérance, c’est ce que l’Eglise appelle le baptême de désir.”

A noter que le baptême de désir existe depuis longtemps dans la théologie catholique, et que sa définition n’a jamais contrarié en rien celle des limbes. Mais le Pèlerin, n’est pas à une confusion près…

Afin que chacun soit bien d’accord sur ce qu’il faut penser de cette nouveauté théologique, l’article s’appuie sur les commentaires de Marie-Thérèse de Rosalie et d’Ange, dames de plus de 70 ans, dont on ne sait rien de plus, d’ailleurs… Ange en arrive même à dire : “il est inconcevable que Dieu n’accorde pas sa grâce aux petits enfants non baptisés.” Ici pas de doute, l’ignorance religieuse est à son comble. Pour qu’une telle phrase puisse être proférée, il faut que la définition que se fait cette personne ne soit pas conforme à celle que fait l’Eglise. Qu’est-ce que la grâce? Qu’est-ce qu’un sacrement pour Ange ?

Ajoutons pour faire bon poids le rapprochement de la conception protestante du salut, l’oecuménisme latent derrière cette nouvelle décision anti-traditionnelle, et vous aurez une idée du ton de l’article qui ma foi est bien dans l’air du temps. Il y a cet orthodoxe aussi, qui intervient sans compétence, confondant limbes et damnation, et ce protestant qui oppose le salut par la grâce au salut par les oeuvres… On est très loin de Saint Thomas d’Aquin dans les colonnes des magazines catholiques, chrétiens, croyants.

La conclusion est imperturbable, du genre à faire dresser les cheveux sur la tête : “Le Vatican a ainsi décidé de reconnaître à la grâce la priorité sur le péché. Et c’est ainsi qu’ont disparu les limbes.”

Il n’est pas lieu ici de faire un cours de catéchisme à l’usage des catholiques délavés, mais il est bon de préciser que la Grâce n’agit qu’en respectant le libre arbitre, que seul le baptême seul efface le péché originel, et surtout que les limbes ne sont qu’un paradis terrestre, où les êtres humains ne sont pas malheureux, même s’ils ne jouissent pas de la contemplation directe de Dieu, essence du Paradis.

La Grâce n’agit pas en salut universel comme voudraient le croire ceux qui aujourd’hui s’attaquent aux limbes comme hier à l’enfer. N’en déplaise à Luther et à ses disciples de toutes confessions “chrétiennes”, la Grâce est condition des bonnes oeuvres qui nous méritent le ciel. Les enfants non baptisés ne se damnent pas, car ils n’ont pas péché, et ne se sauvent pas car ils n’ont pas mérité. C’est de Justice Divine qu’il s’agit, on retrouve ce syllogisme chez les pères de l’Eglise, chez St Thomas et chez Saint Augustin, et c’est une vérité de foi.

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