Anacleto Gonzales Flores
Plaçons cette rubrique sous le visage du martyr mexicain (hispanophile), que fut Anacleto Gonzales Flores.
Plaçons cette rubrique sous le visage du martyr mexicain (hispanophile), que fut Anacleto Gonzales Flores.
Il est un mot qui revient très souvent dans nos périodiques, quel que soit leur orientation politique, et même s’il n’en ont aucune officielle du moins : j’ai nommé celui qui intitule cet article.
Les sémites sont des descendants de Sem, selon la tradition biblique, (partagée par les Juifs, les Mahométans, les Catholiques, les Orthodoxes et les Protestants), c’est à dire les Arabes, et les Juifs, fils d’Abraham. Il existe aussi des sémites aux origines moins connues, qui descendent de Sem sans descendre d’Abraham.
L’antisémitisme, premier péché mortel dans notre merveilleuse société, répond à une définition plus étroite. Avec cette nouvelle façon de penser, les Arabes ne sont plus des sémites, et l’antisémitisme ne désigne plus que les racistes (des simples porteurs de préjugés quotidiens, aux doctrinaires universels) qui focalisent leur aversion sur les Juifs.
Israël Adam Shamir nous propose cette définition dans “L’Autre Visage d’Israël”: un antisémite est “une personne qui s’oppose à la politique d’Israël”. Cela suffit pour expliquer pourquoi des Arabes et des Juifs mêmes, sont officiellement taxés d’antisémites. Je ne résiste pas à l’envie de vous raconter ici comment Steven Spielberg, Juif et peu suspect “d’anti-israélisme primaire” a pu se faire traiter d’antisémitisme par des quotidiens israélites (”Haaretz“, je crois, mais je ne suis pas sûr).
Dans la France contemporaine, traiter son voisin, son interlocuteur dans un débat télévisé, tel homme politique d’antisémite est un argument ad hominem doublé du statut d’ultima ratio. Voir ce qui est arrivé à quelques uns ces dernières années. Dieudonné a été mis en justice pour avoir dit qu’on pleurait plus sur les Juifs que sur les autres peuples, alors qu’ils ne détenaient pas le monopole de la souffrance. Le livre d’Israël Adam Shamir “L’autre visage d’Israël” a été interdit à la vente en France comme raciste…
Miniver distille la bienpensée, la novlangue la communique. Il ne fait pas bon aujourd’hui de vouloir sortir du lot et d’avoir une opinion moins préfabriquée. Si vous préféreriez que l’on parle moins du génocide nazi contre les Juifs entre autres, et plus de celui commis par les Turcs à l’encontre des Arméniens. Si vous pensez que les Palestiniens sont davantage chez eux en Terre Sainte que les Juifs, surtout quand sont derniers ne le sont qu’à 1/8ème par filiation maternelle, si vous préféreriez voir l’armée Américaine chez elle au lieu de faire la loi au proche Orient, si vous pensez que les Libanais n’ont pas besoin des USA et d’Israël pour prendre leur destin en main, si vous trouvez que saler des puits dans un désert et mettre du stérilisant dans les rivières palestiniennes sont des méthodes indignes, si vous voulez que ceux du même sang ne soient pas séparés par un mur qui atteint 8 mètres de haut, payé par de riches américains vivant dans des maisons préfabriquées en Floride… la liste est longue… si vous êtes dans cette optique-là, disais-je, alors attendez vous à être vaporisé.
La mairie d’Argenteuil a décidé d’acheter du répulsif destiné à chasser les SDF d’endroits où ils sont indésirables.Ici on est obligé de se poser une question.
Quelle peut être le degré de vilénie que celui du conseil municipal de la Mairie d’Argenteuil, pour prévoir de traiter les mendiants comme on traite un animal, un chien ou un chat?
Immédiatement, des réactions ont suivi cette information. Les employés municipaux ont décidé de désobéir, et Le Figaro nous annonce que : “Dimanche, un élu PCF, un membre des Verts et un responsable du MRC ont annoncé qu’ils saisiront lundi la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) estimant qu’”il y a discrimination, dans la mesure où tout le monde ne peut pas circuler librement dans la ville”.
Le Figaro pèse les choses :”Pratiqué sur les sorties de secours du centre, il s’agissait, selon Richard Durbiano, d’éviter que les sans-abri ne viennent s’y loger et entraver pas le passage. Cela a été fait uniquement pour des “raisons de sécurité”, précise le directeur-adjoint de cabinet. “Jamais aucune consigne n’a été donnée à un agent pour l’emploi (de ce produit, ndlr) à l’encontre des SDF ou de qui que ce soit”, ajoute-t-il évoquant un cas de “diffamation”.
Il a toutefois reconnu que la mairie envisageait l’utilisation de ce produit pour assurer la “sécurité” et la “tranquillité des habitants”. Mais le répulsif n’est envisagé que comme une “alternative” parmi d’autres, ajoute-t-il. “On nous reproche d’avoir une politique anti-SDF: c’est n’importe quoi!”, s’est insurgé Richard Durbiano. “
Admettons que la mairie d’Argenteuil ne veuille gêner les mendiants que pour les empêcher de se mettre en danger. (Aaaaah, le protectionnisme démocratique, quel bienfait !).
Dans les deux cas, l’affaire est détestable. Dans le cas où la mairie ne voudrait que protéger les ”SDF” malgré eux, on est face à une aberration du système, qui considère les mendiants comme des enfants. Dans le cas, où elle voudrait s’en débarrasser pour la “tranquillité des habitants” (voir un mendiant est donc si dérangeant ? C’est vrai qu’il met face à un cas de conscience, et qu’il rappelle que la situation n’est pas bonne dans notre cher pays), on est face à une monstruosité qui traite les mendiants comme des animaux…
Somme toute, ce n’est qu’une information, parmi tant d’autres, une goutte d’eau dans la mer. Ce qui est davantage scandaleux, c’est que tout cela arrive dans une société qui parle en long en large et en travers de Solidarité (S majuscule s’il vous plait)…
Il me plairait que l’on revienne à de vrais vertus, comme la Charité et la Justice.
El Pueblo de Dios es una nueva denominación para designar la Iglesia. Esta denominación muy de moda y ampliamente generalizada corresponde realmente a una redefinición de la misma Iglesia, se trata de una nueva concepción de la Iglesia. El mismo Juan Pablo II lo afirma y dice en su libro: “Signo de Contradicción” BAC pág. 24. La iglesia de nuestro tiempo se ha hecho particularmente consciente de esta verdad y, por ello, a su luz ha logrado redefinir en el Concilio Vaticano II su propia naturaleza.
Se trata de una nueva concepción de la Iglesia aunque esto no siempre sea explícito para la mayoría de los fieles. Se pretende falsamente hacer del concepto Pueblo de Dios algo muy antiguo que nos viene de las Sagradas Escrituras. La expresión como tal se encuentra en las Sagradas Escrituras, pero el concepto bajo el cual hoy se le invoca es totalmente otro. Se utiliza el mismo término pero con un significado diferente.
A continuación veremos cómo esta denominación del Pueblo de Dios corresponde a una concepción de la Iglesia distinta de la noción tradicional de la Iglesia como cuerpo místico de Cristo, la cual es superada y reabsorbida dentro de un contexto más amplio y abierto como el ecumenismo.
Es importante que se analice cuál es el significado que tiene el Pueblo de Dios con el cual se redefinió a la Iglesia. Es muy expresivo lo que el nuevo Derecho Canónico dice, y más aún cuando la finalidad fue justamente la de poner en lenguaje canónico el espíritu del Concilio Vaticano II, especialmente lo relacionado con lo que constituyó su novedad y que el nuevo Código de derecho quiso expresar en lenguaje canónico, esto es, lo referente a la doctrina sobre la Iglesia o eclesiología.
La expresión Pueblo de Dios corresponde a una nueva doctrina sobre la Iglesia, es la expresión de la nueva eclesiología ecuménica que destruye y disgrega a la Iglesia.
Esta concepción de la Iglesia según la nueva eclesiología ecumenista, está vertida en el nuevo Código de Derecho Canónico, en el canon 204, el cual dice que la Iglesia de Dios subsiste en la Iglesia Católica. Ya no se dice como siempre se ha dicho, que la Iglesia de Dios es la Iglesia Católica. Ahora esto se relativiza con el verbo subsiste, dejando entender que además (hay o puede haber) Iglesia mas allá de la Iglesia Católica, o sea, fuera de la Iglesia Católica. Esto es precisamente lo que designa actualmente la expresión Pueblo de Dios, la cual abarca mucho más que la Iglesia Católica, a la cual comprende y supera.
Uno de los pseudo-teólogos de mayor influencia y renombre en el Concilio Vaticano II, el sacerdote modernista Karl Rahner, es quien va a darnos la pauta sobre la significación del Pueblo de Dios. Este teólogo progresista manifiesta que hay una unión real y ontológica entre Dios y cada hombre por el hecho de la Encarnación. Pues, el Verbo al tomar la carne para hacerse hombre se une con todos y cada uno de los hombres, sacramentalizándose así la humanidad y el mundo.
Esta unión de Dios con la humanidad, con cada hombre, por el hecho de la Encarnación constituye el pueblo de los hijos de Dios o más abreviadamente el Pueblo de Dios. Dentro de la nueva eclesiología el término pueblo de Dios significa la humanidad entera (todos los hombres sin excepción) sacramentalizada por el hecho de la Encarnación. Luego abarca mucho más que lo que abarca la noción de Iglesia Católica, pues todos los hombres sin dogmas que dividan ni credos que se pongan pertenecen al Pueblo de Dios.
Entonces con anterioridad a la Gracia y a la Fe, queda formando así el Pueblo de Dios, cuya extensión es la misma que tiene la humanidad toda por el hecho de la Encarnación que ha realizado la unión de Dios con cada hombre, Iglesia y Humanidad quedan identificados. Mundo e Iglesia quedan compenetrados.
Todo esto queda muy bien expresado en el siguiente comentario del Padre Meinvielle: «Karl Rahner S.J. ha sistematizado, quizás con excesiva fuerza, lo que él llama un cristianismo invisible, que sería efecto de una “consagración de la humanidad por la Encarnación del verbo”. “Al hacerse hombre el verbo de Dios, la Humanidad ha quedado convertida real-ontológicamente en el pueblo de los hijos de Dios, aún antecedentemente a la santificación efectiva de cada uno por la gracia”. “Este pueblo de Dios que se extiende tanto como la Humanidad”… “antecede a la organización jurídica y social de lo que llamamos Iglesia”. “Por otra parte, esta realidad verdadera e histórica del pueblo de Dios, que antecede a la Iglesia en cuanto magnitud social y jurídica… puede adoptar una ulterior concretización en eso que llamamos Iglesia”. “Así, pues, donde y en la medida que haya pueblo de Dios, hay también ya, radicalmente Iglesia, y, por cierto, independientemente de la voluntad del individuo”. De aquí se sigue que todo hombre, por el hecho de ser hombre, ya pertenece, radicalmente, a la Iglesia». (La Iglesia y el Mundo Moderno, ed. Theoría, Buenos Aires 1996, pp. 143- 144).
La noción de Iglesia como Pueblo de Dios, comprende radicalmente toda la humanidad, todo el mundo. De otra parte se explica así, por qué la Iglesia de Dios subsiste en la Iglesia Católica, como lo expresa el nuevo Código ateniéndose a la novedad eclesiológica del Concilio.
El nuevo Código no dice que la Iglesia de Dios es la Iglesia Católica, pues así quedarían excluidos todos los que no pertenecen al cuerpo de la Iglesia, mientras que como Pueblo de Dios, abarca la humanidad entera, o sea, al mundo y abarca a todos y cada uno de los hombres, pues pertenecen al Pueblo de Dios por estar unidos con Dios gracias a la Encarnación del Verbo.
Hay una profunda ignorancia y peor aún, una grave tergiversación concerniente a la pertenencia de los miembros de la Iglesia y a la justificación o salvación de los hombres, íntimamente ligada a la cuestión: “Extra Ecclesiam nulla salus”, fuera de la Iglesia no hay salvación pues fuera de la Cruz, fuera de Nuestro Señor Jesucristo, no hay, ni puede haber salvación.
La expresión Pueblo de Dios designa la pertenencia radical de todos los hombres, de la humanidad , a la Iglesia; pertenencia radical quiere decir pertenencia en la raíz (in radice), por el hecho de ser hombre, de pertenecer al género humano, del cual el Verbo Divino tomó la carne y se hizo hombre, de modo que Iglesia y Mundo quedan identificados y la humanidad sacramentalizada junto con el Mundo.
El Pueblo de Dios cubre así una realidad más amplia que la concepción misma de Iglesia Tradicional. El Pueblo de Dios comprende la Iglesia Católica pero no la agota, por eso se dice que la Iglesia de Dios subsiste en la Iglesia Católica en vez de decir que la Iglesia de Dios es la Iglesia Católica como consta en el nuevo Código cuya finalidad es verter en Ley el espíritu ecuménico y liberal del Concilio Vaticano II, cuya preocupación fue asimilar dos siglos de cultura liberal a partir de la Revolución Francesa de 1789.
La redefinición de la Iglesia como Pueblo de Dios se hace en base a una nueva concepción de la Encarnación. La Iglesia, al ser la prolongación de la Encarnación, es lógico que, teniéndose otra visión o concepción de la Encarnación (como la de Vaticano II y Juan Pablo II), se suscite la necesidad de redefinir la Iglesia para que esté de acuerdo con la nueva concepción de la Encarnación de la cual es su prolongación.
A modo de conclusión diremos que la Iglesia del Pueblo de Dios, es la iglesia de la Humanidad, de la ciudad del hombre, de la civilización universal y sincretista construida bajo un nuevo orden secular en contraposición a la Iglesia Católica, y a la civilización Católica o Ciudad de Dios.
La Iglesia del Pueblo de Dios es la Iglesia del sincretismo religioso de carácter gnóstico que aúna a todos los hombres sin dogmas que dividan, bajo una falsa paz universal, donde el único pecado será seguir siendo un verdadero católico fiel a la Tradición de la Iglesia y a Jesucristo Nuestro Señor.
BASILIO MÉRAMO, Pbro.
Demi tour à gauche… droite !
Le XIX ème et le XX ème siècles ont vécu sur l’hypothèse gauche-droite. Pendant un siècle et demi en tout cas, on a cru savoir ce qu’on disait quand on utilisait ces termes, et pas seulement en France. En Angleterre, les Thories étaient à droite et les Whigs à gauche, jusqu’au moment où ils se sont laissés débordre par les Travaillistes.
Pour simplifier : la droite était conservatrice : le sabre et le goupillon ; la gauche, révolutionnaire : paix aux chaumières, guerre aux palais.
Dans ce sens, le slogan de la III ème république française ” Toujours plus à gauche, mais jamais au delà” avait un sens : la gauche voulait modifier les choses, mais pas trop. En fait elle voulait discréditer la droite pour prendre sa place : Ote-toi de là pour que je m’y mette. Elle a réussi. Dès qu’on a des palais, on se garde de leur faire la guerre.
D’où un glissement perpétuel, qui fait que les véritables partis de droite sont des espèces disparues et que ce qui passe pour à droite maintenant aurait été stigmatisé comme une dangereuse faction d’extrême-gauche il y a cinquante ans.
Cet aperçu de la situation se complique, du moins en France, du fait que la gauche au pouvoir gouverne un tant soit peu à droite, et que la droite au pouvoir gouverne à bride abattue à gauche, et, partout dans le monde, du fait que, par un merveilleux tour de passe-passe, la désinformation comuniste a réussi à faire passer le monstrueux national-socialisme pour un parti de droite, ce que la droite elle-même a gobé. Détails.
Au point où nous en sommes arrivés maintenant, j’entends au début des années 90, les mots “gauche” et “droite” ont perdu toute signification. La surenchère sur la notion de “gauche” a triomphé lorsque Boris Elstine, partisan d’une économie de marché, donc de la constitution d’une bourgeoisie, au demeurant nationaliste russe, et favorable à l’Eglise orthodoxe, a dénoncé le putsch communiste d’août 1991 comme une manoeuvre… de droite ! Le Monde, d’ailleurs a sanctionné cette terminologie. Elstine est donc à gauche avec Mitterrand, les putchistes d’août 1991 à droite, sans doute avec Reagan. On se demande où est le communisme réformateur de Gorbatchev dans ce musée Grévin de la politique ?
Pour ajouter à la confusion, il ne faut pas oublier que le mot “libéral” en français est maintenant l’antonyme absolu du mot “libéral” en américain, puisque les “libéraux” français sont, plus ou moins, à droite, tandis que les “liberals” américains sont résolument à gauche.
Faut-il, pour clarifier les idées, parler d’une “sensibilité de gauche”, ou “de droite”, la première étant plus portée aux réformes, la seconde à la défense de l’ordre établi ? Je l’ai longtemps cru, et je pensais que la distinction se cristallisait heureusement autour de ces deux citations : “Je préfère une injustice à un désordre” (Goethe) - “Tu ne supportes pas l’injustice : pour toi, c’est le seul désordre” (Eluard). Mais lorsqu’on sait qu’Eluard parlait aussi du “coeur d’amour” de Staline, on s’aperçoit qu’appliquée à la politique, la notion même de sensibilité ne signifie pas grand chose. D’ailleurs il suffit qu’un régime “de gauche” s’instaure où que ce soit pour qu’il devienne ennemi de toute réforme, les siennes une fois faites, si bien qu’on en arrive à cette définition ubuesque : tout parti au pouvoir est de droite, tout parti de l’opposition est de gauche. Le caméléonisme politique va peut-être jusque là, mais ca ne clarifie en rien le vocabulaire.
Peut-être ce carroussel de la gauche et de la droite, l’une venant à chaque instant remplacer l’autre, signifie t’il simplement qu’il est temps de renoncer à ces notions transitoires, qui ont pu avoir leur utilité dans le monde de la révolution industrielle, mais qui ne correspondent plus à rien, à une époque où il n’y a plus, politiquement, ni d’aristocratie féodale, ni de prolétariat révolutionnaire, mais, en Occident, tout un camaïeu de bourgeois nantis-appauvris, et, à l’échelle du monde, deux catégories qui s’appellent en jargon moderne les “have” et les “have nots”.
Dans cette perspective, y aurait-il quelque utilité à revenir sur une autre distinction, peut-être plus ontologiquement juste - je ne fais ici que jeter cette idée en l’air- les Blancs et les Rouges ?
Les Blancs sont du côté de l’Etre, les Rouges du côté de l’existence.
Les Blancs sont pour ce qui précède le choix, les Rouges pour le choix.
Les Blancs sont pour le Dieu-Homme, les Rouges pour l’homme-dieu.
Les Blancs croient en un Ordre et une Justice, d’ailleurs inséparables, les rouges veulent imposer leur ordre et leur justice.
Les Blancs sont des constructeurs, les Rouges des destructeurs.
Les Blancs sont pour l’éternité, les rouges pour l’occasion.
Le Blancs cèdent leur place dans le métro, les Rouges le couvrent de graffiti…
On pourrait continuer.
J’ai toujours récusé l’étiquette “homme de droite” : je sentais qu’une veste qui la porterait me gênerait aux entournures.
Je ne récuserais pas la griffe ” Blanc”.
Vladimir Volkoff.
En naviguant sur la plus grande toile du monde, il arrive souvent que l’on trouve matière à dégainer la plume pour tenter de calmer sa colère. Aujourd’hui, la raison de mon ire est le site de l’association “Voltaire intégral”. Sur la page de présentation on peut lire les phrases suivantes (à condition au préalable, de s’être assis, de préférence confortablement- c’est mon cas):
“Voltaire, non édité en France depuis plus d’un siècle, notre auteur symbole du combat pour la tolérance, la justice et contre tous les fanatismes, reste inaccessible aux Français. Il est relégué dans les bibliothèques universitaires. Les spécialistes distillent avec modération pour le public quelques Extraits ou Morceaux choisis par eux.”
Certes, on peut dire que le français moyen ne connaît pas Voltaire. Il a vaguement lu Zadig ou Candide, souvent l’un des deux, plus rarement les deux, et l’essentiel de l’Oeuvre de Voltaire lui échappe. Il y a aussi le problème de son immense correspondance, qui n’est pas facile à trouver. Ceci est à la décharge de l’analyse de l’association.
Ceci dit, on peut se demander si l’ignorance des Français n’est pas due au système éducatif en général qui sévit en France, plus qu’à une volonté floue de faire disparaître Voltaire des consciences. Et je ne veux pas seulement incriminer l’Education Nationale. Cette dernière est peut être la principale responsable, mais certainement pas l’unique, bien évidemment. Le paradoxe de la situation, c’est que le Français moyen respire Voltaire sans réellement le connaître.
Mais apparemment, les membres de l’association “Voltaire intégral” s’ils ont vraisemblablement lu davantage leur ironiste favori que beaucoup, ne le connaissent guère mieux : l’auteur “symbole du combat pour la tolérance, la justice et contre tous les fanatismes” a trop souvent des saillies racistes. (Voir sa haine du peuple Juif qui est exprimée dans de nombreuses pages, en des termes franchement grossiers, par exemple) Si les spécialistes ” distillent avec modération pour le public quelques Extraits ou Morceaux choisis par eux”, c’est d’une part que le public n’a rien à fiche des oeuvres intégrales de Voltaire, à l’époque de l’Education Nationale, de la Télévision, du Football, et peut être aussi parce que certaines phrases pourraient choquer le dit public.
D’ailleurs, il n’y a pas que des extraits qui soient proposés au public. Il n’est pas vrai non plus de dire que Voltaire n’est pas réédité. Même de Maistre a été récemment réédité. Alors dans un pays déchristianisé, il serait bien improbable que Voltaire ne le soit pas. En parlant d’édition, Marc Dem remarque avec à propos que ce qui a favorisé l’essor du mouvement des Lumières, c’est l’impossibilité pour les auteurs qui allaient à l’encontre de ce courant de pensée, de se faire éditer, de percer dans les milieux mondains, etc. De Fréron, il ne reste plus dans l’inconscient collectif que le souvenir de la méchante épitaphe que lui composât Voltaire. ( Faut-il rappeler d’ailleurs que le mot composer est ici mal placé, puisque le patriarche de Ferney n’a fait que recopier en la modifiant quelque peu ce quatrain de l’Anthologie grecque ?)
On ne peut pas dire non plus que Voltaire est ” relégué dans les bibliothèques universitaires”. Qui se souvient un peu de la bibliothèque de son lycée laïque, a vu que l’on avait le plus souvent accès à une bonne dizaine de titres de cet auteur : les contes philosophiques, les lettres philosophiques, le dictionnaire philosophique sont à la portée du moindre décervelé de seize ans environ. En revanche, qui se souvient avoir vu Bossuet, ou Cortes, ou de Maistre ? Un peu d’honnêteté ne fait pas de mal de temps en temps, même et surtout si l’on est un disciple de Voltaire.
Pour terminer, pourquoi pas profiter de l’occasion pour faire un peu de publicité à Xavier Martin, auteur du remarquable ” Voltaire méconnu” ? Le sous titre de l’ouvrage est : « aspect caché de l’humanisme des Lumières ». Tout un programme.
Dans « Diagnostics », Gustave Thibon se lance dans ce qu’on appelle désormais la Sociologie. Plusieurs points sont abordés, qui font l’objet chacun d’un article, tous écrits entre 1936 et 1939.
Parmi ceux-ci, il en est un qui retient mon attention en ce moment ; il s’agit de « Travail et loisirs ».
Après avoir dénoncé le « travail inorganique, inhumain » du prolétaire, le philosophe paysan se lance à l’assaut du matérialisme désolant des socialistes de tout poil (des rouges vifs aux plus décolorés), qui n’ont rien d’autre qu’une solution financière à proposer pour combler la souffrance des ouvriers :
« Les socialistes proposent, comme remède à la crise ouvrière, une plus juste répartition des gains, de plus hauts salaires… Comme si le problème ouvrier s’arrêtait là ! Il s’agit plutôt d’une refonte totale des conditions premières du travail industriel, il s’agit de supprimer le travail inhumain, le travail sans forme et sans âme : la « grande usine », le travail « à la chaîne », la spécialisation outrée, etc., toutes choses que l’étatisme socialiste ne peut que porter à leur suprême et mortelle expression. »
Comme toujours, un exemple suit, qui précise la pensée de l’auteur :
« L’artisan de village qui fabrique des objets complets et traite avec une clientèle vivante est infiniment plus heureux et satisfait que l’ouvrier d’usine, avec un standard de vie bien inférieur à celui de ce dernier. »
Puis, partant du principe suivant : « Travail et loisir sont les deux phases d’un même rythme : la perturbation d’une de ces phases entraîne fatalement chez l’autre une perturbation correspondante. », il est normal d’en arriver à des déductions comme celles-ci :
« L’homme voué à un travail malsain, est voué aussi au loisir malsain. […] On ne remédie pas aux mots issus d’un travail inhumain en augmentant le bien être économique du travailleur, on risque au contraire d’aggraver son ennui et sa déchéance. […] Un travail sans âme : ce mélange abrutissant de tension et de monotonie qui le caractérise rejaillit sur le loisir, -il prédispose à la débauche, c’est-à-dire à des plaisirs inhumains et artificiels comme lui. Les joies qui peuplent le repos des travailleurs deviennent ainsi quelque chose de tendu et de factice- une sorte de travail de seconde zone qui, loin de détendre l’âme et le corps, augmente leur fatigue et leur intoxication. […]
Suit un remarquable aphorisme, un de ces aphorismes que Gabriel Marcel appréciait tant chez Gustave Thibon :
« Celui qui, en effet, ne trouve pas de joie dans son travail, trouvera du travail dans sa joie. Le travail forcé à pour corollaire le plaisir forcé. »
Bref, il s’agit donc comme remède à l’infirmité dénoncée, « d’humaniser le travail », mais pas de n’importe quelle façon :
« Quand je dis humaniser le travail, je ne veux pas dire le rendre nécessairement plus facile et mieux rémunéré, je veux dire avant tout le rendre plus sain. Il y a une vie dure et difficile qui est humaine : celle du paysan, du pasteur, du soldat, de l’ancien artisan villageois… ; il y a aussi une vie molle et facile, qui est inhumaine et qui engendre la corruption, la tristesse et l’éternelle révolte de l’être qui ne joue aucun rôle vivant dans la cité : celle par exemple de l’ouvrier standard au temps des hauts salaires, du bureaucrate amorphe et bien payé, etc.
Voilà, me semble-t’il, un article qui à lui seul suffit à justifier ces phrases élogieuses de Marcel De Corte à propos de la sociologie de Gustave Thibon (qui bien sur ne se résume pas à cet article, ni même au livre dont il est extrait) :
« Il est difficile de ramasser en quelques pages la pensée sociale de Gustave Thibon. Ce n’est pas un chèque qui se révèle sans provision, comme chez tant d’utopistes. Ce n’est pas non plus un billet commode et maniable, établi sur une certaine encaisse-or, mais qui résiste mal au souffle orageux de l’inflation, comme chez tant de penseurs” abstraits” . Ce n’est pas même un trésor immobile et lourd. C’est la terre et le ciel, la nature et le surnaturel, les réalités humaines et divines de la vie quotidienne, l’impalpable présence de l’air que nous respirons, la communion directe avec l’univers et avec Dieu, la jouissance immédiate de biens réels, qui symboliseraient le mieux, cette pensée.Gustave Thibon n’est pas un sociologue qui pense par éléments interposés: livres, calculs, statistiques, idéologies, doctrines, spéculations, etc… Il vit une expérience sociale jusqu’à sa racine même ; et il en fait éclore, avec un prodigieux talent de psychologue et de poète, les fleurs capables de se nouer en fruits. Quiconque a lu Gustave Thibon éprouve un sentiment profond de délivrance et de nourriture substantielle. Enfin, voilà un auteur qui nous met en relation avec des hommes vivants, en chair et en os - pour autant qu’il en subsiste encore –, et non avec des créatures désincarnées, surgies du rêve ou de «l’idéal » Voilà un sociologue d’une espèce rarissime et peut-être unique qui, par son seul rayonnement, réveille en nous une authentique expérience sociale engourdie et capable à son tour de donner ses fruits. »
Voici quatre quatrains issus de la “sublime épitaphe” de Louis Veuillot, ceci afin que le souvenir du brillant polémiste n’efface pas en nous celui de l’artiste, du poète.
” Placez à mes côtés ma plume
Sur mon front le Christ, mon orgueil ;
Sous mes pieds, mettez ce volume,
Et clouez en paix le cercueil.
Après la dernière prière,
Sur ma fosse plantez la croix ;
Et si l’on me donne une pierre
Gravez dessus : J’ai cru, je vois.
Ceux qui font de viles morsures
A mon nom sont ils attachés :
Laissez-les faire ; ces blessures
Peut-être couvrent mes péchés
J’espère en Jésus. Sur la Terre
Je n’ai pas rougi de sa loi ;
Au dernier jour, devant son père,
Il ne rougira pas de moi.”
Louis Veuillot, en grand chrétien, essayait de faire en sorte que ses amis meurent en état de grâce, dans de bons sentiments à l’égard de l’Eglise. On lui doit -j’en suis pour ma part persuadé- la bonne mort de Baudelaire (qui a reçu les derniers sacrements sur sa demande, avant de s’éteindre), poète qui a d’avantage survécu à l’épreuve du temps (et des idéologies, fruits de notre temps).
Anacleto Gonzalez Flores
Les combattants Cristeros sont peu connus de nos manuels d’Histoire, et par tant, de nos conversations. Ces paysans qui se battirent pour le Christ Roi, contre le laïcisme anticlérical du gouvernement mexicain, méritent bien que l’on se souvienne d’eux comme des exemples de Foi, de Force et de courage. Une série de photos vous donnera un aperçu, au sens propre.

Combattants Cristeros, dans la campagne du Jalisco probablement
Les Catholiques, dans la Cathédrale de Guadalajara, (Jalisco, Méjico)
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La mort du cardinal Lustiger survenue le 5 août de l’an du Seigneur 2007, va permettre à la presse en général, à la presse dite chrétienne en particulier, ainsi qu’à de nombreuses “personnalités”, de s’émouvoir sur la vie et les oeuvres de cet “apôtre de l’oecuménisme”.
Sans doute ne devrons nous pas faire face à la même hystérie de sentimentalisme dévoyé, comme celle qui suivit la mort de l’abbé Pierre, néanmoins, il est nécessaire de ne pas se laisser intoxiquer par ce concert de louanges imméritées.
A ce dessein, nous reproduisons ici un extrait du chapitre VII - “L’oecuménisme et la Judaïsation”- des “Voies étranges de l’Oecuménisme”, un dossier paru dans “Lecture et Tradition”, de la plume du regretté Daniel Raffard de Brienne :
“L’étrange religion du cardinal Lustiger pose un problème beaucoup plus grave en raison des fonctions de ce prince de l’Eglise, que l’on dit volontiers papabile. […] Pour lui [Le cardinal Lustiger], la Nouvelle Alliance n’a pas remplacé l’Ancienne : “Les Alliances ne se périment pas l’une l’autre”. Donc : ” Le peuple juif a été et il est aujourd’hui héritier des promesses de Dieu et de la foi d’Abraham”. En conséquence, “il n’y a pas de séparation, entre Jésus et Israël”; “Israël doit demeurer jusqu’à l’accomplissement des temps le témoin de la promesse de Dieu, avec sa vocation propre de fils aîné”. Il n’y a donc pas lieu de convertir les juifs, “car cela n’a pas de sens, ce serait une infidélité. Aussi bien la foi juive que la foi chrétienne est un appel de Dieu”. Le cardinal qui se déclare “disciple du christ, à ma façon” (sic), va jusqu’à dire : “Je suis juif. Pour moi, les deux religions n’en font qu’une et je n’ai pas trahi celle de mes ancêtres”. Le cardinal précise : “Pour moi, la vocation d’Israël est que la lumière soit apportée aux Goyim (non juifs). C’est mon espérance, et je crois que le christianisme est une manière d’y parvenir”. En résumé : ” Le christianisme est le judaïsme pour les païens”. Ce n’est donc qu’un judaïsme de deuxième choix !”
Somme toute, le Cardinal ne fait que prêcher le noachisme. Bel exemple d’amour du Corps Mystique du Christ !
Il serait trop aisé de chercher des sentences contraires dans la bouche d’ardents défenseurs de l’Eglise, et de les retranscrire ici, c’est pourquoi, en guise de contrepoids, nous préférons vous livrer quelques phrases du Grand Rabbin Kaplan, qui nous ont paru intéressantes :
“Pour nous, on ne peut être à la fois juif et chrétien. Il faut choisir. Serais-je catholique romain, que je serais intégriste [entendez : Traditionaliste]. Si le judaïsme est vivant et authentique de nos jours, c’est qu’il n’a jamais été remis en cause par ses ministres. Notre différence avec les catholiques [entendez : les catholiques qui suivent le concile Vatican II], la seule, mais elle est capitale, c’est qu’ils s’efforcent d’adapter la religion à l’homme, tandis que nous travaillons à l’adaptation de l’homme à la religion.”
Prions pour le cardinal Lustiger.